Souvenir de l'antiquité : Ovide, en s'adressani à Amour
T^im quoque non paucos, si te bene novimus, ures ; Tum quoque practeriens vulnera mulla dabis.
SSâ l>oÉsiES Françaises.
XVffl.
Quand j*ose veoir ma dame, Amour guerre me livre, Et se picque à bon droict que je vay folement Le cercher en son règne ; et alors justement Je souffre d'un mutin téméraire la peine*.
Or me tiens je loing d'elle ; et ta main inhumaine, Amour, ne chôme pas : mais si aucunement, Pitié logeoit en toy , tu debvois vrayement T'ayant laissé le camp ^, me laisser prendre haleine.
N*ay je pas donc raison, o Seigneur, de me plaindre, Si estant loing du feu, ma chaleur n'est pas moindre? Quand d'elle près je suis, lors tu doibs faire preuve
De ta force sur moy j maïs or tu doibs aussi
Relascher la rigueur de mon aspre soucy :
Trop mortelle est la guerre où l'on n'a jamais trefve* !
Non possunt, licetipse velis, cessare sagittae : Fervrda vicino flamma vapore nocet...
Amor., l, 2, 43; et SéDèque le Tragique :
.... Cupido Impotens flammis simul et sagittis.
(Hipp., V. 276.)
1. Je suis puni comme un turbulent et un téméraire. Pour ces idées et les suivantes, cf. Pétrarque, Sonn, 117, H9et215.