‹ Œuvres complètes, réunies et publChapitre 285 sur 293 · La victoire · texte numérisé non relu

La victoire

3. Cette rime semble démontrer ce qui est très-probable d'ailleurs , c'est que malgré l'orthographe de ce mot, on prononçait (reuve.De même on écrivait /îsdve et Ton disait feuve ; ainsi Ronsard se raillant de cet docteurs qui

2»0ÉSIES FRANÇAISES. 523

Enfant aveugle, nain, qui n'as autre prouesse , Sinon en trahison quelque flèche tirer, Qui n'as autre plaisir , sinon de deschirer En cent pièces les cœurs de la foie jeunesse * ;

Le corps sans honte nu si ton père te laisse , Il monstre qu'on se doibt loing de toy retirer , Qui n'as rien que les cœurs que tu peux attirer Par les traistres appas de ta main larronnesse *.

Meurtrier, larron, pipeur *, dis moy , dis hardiment, Si rien aux tiens jamais tu donnas que torment ? Ores, sans t'espargner , de toy je me veux plaindre.

yeulent qu'ion admette sans contestation tout ce qu'ils disent :

Avec eux seulement le sainct Esprit se treuve, Et du sainct Evangile ils ont trouvé lajebve.

1.0 nunquam pro me satis indignate , Cupido ! 0 in corde meo desidiose puer !

Quid me, qui miles nunquam tua signa reliqui ,

Lxdis , et in castris vulneror ipse meis ? Cur tua fax urit , figit tuus arcus amicos ?

(Ovide,^mor., 11,9, 1.) Du Bellay, 26* sonnet de V Olive, se plaint de TAmour à peu près dans les mêmes termes que La Boè'tie: Ainsi me blesse et ne me veut guarir, Ce vieil enfant, aveugle archer, et nu.

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