‹ Œuvres complètes, réunies et publChapitre 38 sur 293 · Arbres, sous-enl · texte numérisé non relu

Arbres, sous-enl

3. Gel, ponr gelée, fort rare même alors ; ne se trouve pas dans le Thresor de Nicot.

4. On écrivait aussi lerrouer, de même que mirouer et «iroir.

tout le reste des félicitez de la terre, pour perdre le moindre poinet de leur franchise * . Qui aura veu, dis je, ces personnages Ik, et au partir de Ik s'en ira aux terres de celuy que nous appelions le grand seigneur, voyant Ik des gens qui ne peuvent estre nais que pour le servir, et qui pour le maintenir abandonnent leur vie , penseroit il (|ue les autres et ceux Ik eussent mesme naturel? ou plus tost s'il n'estimeroit pas que , sortant d'une cité d'hommes , il est entré dans un parc de bestes ? Lycurgue le policeur de Sparte, ayant nourry (ce dit on^) deux chiens tous deux frères, tous deux allaictez de mesme laict, l'un enj^^raissé k la cuisine , l'autre accoustumé par les champs au son de la trompe et du huchet*, voulant monsti^er au peuple lacedemonien que les hommes sont tels que leur nourriture les fait, meit les deux chiens en plein marché, et entre (uix une soupe et un lièvre ] l'un courut au plat, (^t l'autre au lièvre : Toutesfois (ce dit il) si sont

i. De cet éloge des Vénitiens, dont la constitution et la fortune attiraient alors les regards de toute l'Europe, Montaigne a pu conclure que La Boëtie ce eust mieux nymé estre nay à Venise qu'à Sarlat.» Eis., I, 27, à la fin. On peut voir au sujet de la prospérité de Venise et de Tadmiration dont elle était l'objet, les Traités de Gianottietde Contarini sur cette république (In Thesaur, anliq. Italiœ Grœvii) ; Ginguené, Hist. litlâr, de l^llalie, t. VIII, p. 186 ; Uallam, Litlér. de l'Europe, 1. 1, p. 412.

2. Plutarque, de l'Éducation des Enfants, c.2; cf. Nicolas de Damas , fragment hist., dans le recueil de Constantin Porpbyrogenète : Polybii, Diodori..,. Excerpta, Parisiis, 1634, in-4*', p. 449.

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