‹ Œuvres complètes, réunies et publChapitre 65 sur 293 · J'apprends de ceux ; j'entends (Ure à ceux · texte numérisé non relu

J'apprends de ceux ; j'entends (Ure à ceux

2. Il faut rectifier, par ce passage, celui des Ettaûr^l» i7, où Montaigne parle des «t quatre années où il lof t esté donné de jouir de la doulce compaignie et société de La Boëtie. »

3. Sans doute , d'après le goût particulier aux auteon, ses contemporains, de se couvrir du voile transparent de l'anagramme ou d'emprunter quelque antre déguisetneot, il avait signé ses vers du nom de ^trond«;comme danitei sonnets il s'adresse à sa maîtresse en l'appelant sa Dordogne. Peut-être encore, ainsi que le croyait GoUeiet, lesavait-il composés a en faveur d'une dame qu'il nommoit Gironde. »

4. Fragments.... Lopin (X66o;, bout de Toreille et dtf foie) , c'est , suivant Nicot, à qui nous devons cette étlmologie, « une pièce ou portion tirée ou couppee dt U pièce entière. »

5. Les éditions précédentes de Montaigne portent^ Bourges : voici les motifs qui m'ont fait Juger cette leçai fautive.

Il n'y a pas d'ouvrage sur les antiquitez de Bourg»* mais seulement une « histoire du Berry contenant l'ofi-' gine ^l'antiquité, le» gestes, proulisses, privilèges des Berruyersy etc., par Jean Gtaaumeau, seigneur de Lasit}, avocat au Presidial de Bourges :» Elle a été publiée in4^ )io , à Lyon , en 1566. Or quelle relation probablt< entre l'auteur et La Boëtie ? Il n'y est nullement question de celui-ci, ni même des lieux où sa vie s'en écoulée. An-

AVERTISSEMÊfïT. 83

récognois : mais je ne sçay que tout cela est devenu , non plus que ses poèmes grecs. Et à la vérité, à mesure que chaque saillie luy venoit à la teste, il s'en deschargeoit sur le premier papier qui luy tomboit en main, sans autre soing de le conserver. Asseure toy que j*y ay fait ce que j'ay peu , et que depuis fiq^ans que nous Tavons perdu. Je n*ay peu recou-^ vnr que ee que ta en vois^i sauf un discours de la «rvitude volontaire , et quelques mémoires de nos nmbles sur Tedict de Janvier l562^.Mais quant à ces

Mtrafre, il y a un discours u de Tatitiquité de Bourg » trit ptr Ëlie Vinet, compatriote de La Boëtie et dcMonaigne > ei qui s'est occupé beaucoup, comme il le dit lui- •êtti6y « de nostre Gaienne. y» On y voit que celte petite ille de Bourg est située a à Toree ( au bord) de la rivière le Dordogne, du costé qui regarde le septentrion et Foient, sur un rocber, dans la partie la pins baulte duquel ist posée la maison du seigneur de Lansac, » celui à qui iMtatgne adressera Tune des traductions de La Boëtie. ^9M ee morceau fort peu étendu qui fait suite au diêcùurs U l^aniiquiléde iavilU de Bourdeauât, du môme auteur , n qui parut in^*", en 1065, ensuite in-folio, 1574, on ne tantait trourer, UestTrai, aucunters de La Boëtie. Mais il y est question à tout moment de la Gironde , du MédoC et de tous les noms enfin qui rappellent son souvenir. 0( Montaigne témoigne seulement ici qu*J^lt> Vinel •ttfffuaif des vers de La Boëtie (sans spécifier d'ailleurs où et comment ) ; en d'autres termes, qu'il les mentioniMt, peuuétre même qu'il les citait de vive voit; mais qi^ll les eAf rapportés dans un ouvrage imprimé , c'est eifii Be pouvait être, puisque Montaigne ajoute « qu'il it liait ce qu'ils sont devenus.»

f. Cf. arec U cbap. 37 du • liv. T' des £«faii ; « C'est tait ce que j'ay peu recouvrer de ses reliques , moy qu' laissa d'une si amoureuse recommandation , la mort entre esdens, beritier de sa bibliothèque et de ses papiers.... »

S. Il est fort probable que ce dernier ouvrage a péri. Au sujet de cet edict de janvier > favorable auxEugue»-

deux dernières pièces , je leur trouve la façon ti'0| délicate et mignarde^ pour les abandonner au grossie: et pesant air d'une si mal plaisante saison^. A Dieu ]>e Paris, ce dixième d'aoust, 1570\

nols , comme le remarque Pasquier dans ses Lettres, W, 19, qui « arrestoit qu'ils pourroient faire assemblées hors les villes pour exercer leur religion.... à la condition qu'ils ne contreviendroientpas à la pare parole de Dieu, selon qu'elle est contenue au Symbole du concile de Nice et es livres canoniques du vieil et nouveau Testament, » >&•, IV, 13. Voy. mes Éludes sur La Boëlie, p. l20 et suiv.

1. Gracieuse, accomplie.... Ménage , dans- son Dtciûm* naire Étymologique, observe sur les mots mignon, mgnar d, qvie Freherus les dérive de l'alleoMind miiiM, amour; et il ajoute : «aujourd'hui encore les Ras-Bretooi disent mignoun pour ami.» D'autres, avec moins de Yriisemblance, en voient l'origine dans ce terme de caresn des Espagnols , mi nirio , mi puer,

2. G.-à-d. pour les exposer au jugement d'une époqie aveuglée , égarée par les préventions et les fureurs des partis. L'explication donnée parCoste de ce passage, est incomplète et ne s'applique évidemment qu'à la première de ces pièces : a Gela signifie en termes plut simples, observe-t-il , qu'il craignoit que la cour de France ne vit de mauvais œil un ouvrage où l'on censure si vivemest It conduite de& méchants princes , la dureté et les extorsions de leurs ministres.» (V. l'édit. in-4° des Essais, iT^f supplément, p. 7.) G'étaient là, comme dit GoUetet, «des matières un peu trop chatouilleuses. »

3. Get avertissement sert de préface aux œuvres de U Boëtie qui ne furent publiées à Paris , qu'en 1572. Toutefois le privilège accordé « à FedericMorel, imprimeur «^ libraire en l'Université de Paris, » d'imprimer et de vesdn cet ouvrage, porte aussi^ comme on l'a vu^ une date bien antérieure ; il est du 18 octobre 1570.

LES ŒGONOMIQUES FARISTOTE^

L'art et science de bien régir, une chose publique est différente^ à celle qui nous apprend à

1. « Cest-à-dire, ajoute La Boëtie , la manière de bien DNiTerner une famUle. p Cet ouvrage d'Aristote qui a tout i^im»^ , comme l'a dit Montaigne, se trouve au t. ii^ p. 492 et suiv., de l'édit. in-folio de Duval, Paris, 1619. On I beaucoup discuté sur son authenticité. Y. en particulier Cimerarius, préface de l'édition qu'il a donnée des Eco- *oiDiqne& d'Aristote et de Xénophon (Lipsise, in-12, sans date ^ et Francfort, in-4'', 1581); voici sa conclusion : «Neque ego dubito quin auctor scripti illius Aristoteles Stfgyrita sit; sed neque integrum et perquam mendosnm ^ nos pervenisse non dubium est. » Aujourd'hui la critique n'admet que le premier des deui livres , qui nous sont parvenus, pour authentique. C'est le seul que La Boëtie ait traduit : en cela mémeil a fait preuve de critique et de savoir. Le second livre est réputé apocryphe, et Ton ne sait qui l'a ajouté. Diogène de Laërte , liv. Y, p. 172, dit positivement que VÉconomique d'Aristote ne se compose que d'un livre ; ei à ce livre même il est fait alluion dans laPo(t(tgue, lY, 5, S 1> 10, S 9. Yoy. la traduction de yAPolUiqu&, par M. Barthélémy St-Hilaire^ 1. 1, p. xix (Pcéface) et t. ii, p. 33 et 64.

1 Souvent on faisait arl du féminin à cette époque ; nuis en supposant que ce substantif fût ici considéré comme masculin, et La Boëtie lui donne ailleurs ce Seore, la tournure- n'eût pas paru moins régulière. En effet, Yaugeias demandait, dans sa remarque xciii% s'il fallait dire « ce peuple a le cœur et la bouche ouverte à Yos louanges ou bien ouverts^ n et, malgré l'autorité de

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