‹ Œuvres complètes, réunies et publChapitre 67 sur 293 · Cf. la Politique, 1, 1, 2 et soir · texte numérisé non relu

Cf. la Politique, 1, 1, 2 et soir

% Les Travauœ et lesJours, yer$ÂOli, p. 38 de Tédit. Didot.

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trouver métaux. Mais l'agriculture tient le premier, pour ce qu'elle est juste, et son proufit ne vient point des hommes , soit qu'ils en soient contens, comme est du mestier de tenir hostelierie, ou de se louer k autruy, soit qu'ils en soient contraints, comme est en l'art militaire. Encores est elle de celles qui sont le plus selon nature : car tout ainsi que la nourriture est donnée k tous de par la mère, ainsi est donnée a tous humains par la terre : joinct que cest art duit * beaucoup à la force, et ne rend les corps inutiles, comme font les arts mechaniques , ains les fait pouvoir ayseement coucher dehors, endurer le labeur, et se mettre en danger contre les ennemis : attendu qu'il n'y a que les biens de telles personnes qui soient hors de sauvegarde^.

Quant est de ce qui appartient aux personnes, le premier soing est de la femme , puis que la compaignie de l'homme et de la femme est le plus selon la nature. Ceci a esté autrefois par nous déduit^, que nature désire procréer beau-

1. Duire (ducere) , accoat\imer , profiter : duire qaeiqu'uD, se duire à une chose ; ces choses duisenl à la santé (Nicot).

2. Cet éloge de ragricultar» se retrouvera dans VÊcfh nomtgutfdeXénophon. Voy. en outre sur ce sujets Yarron, deRe ruslica, 1. II, init. ; Golumelle, Id,, 1. 1, PrœfaL; Cicéron, de Seneclute, XV ; Pro S, Rotcio, XVII , XVIIÏ; Virgile, Georgiq,, II, 45S et suiv.; Maxime de Tyr, Dissert. XIV p. 144 C édit. de Cambridge, 1703, in-8°); etc.

3. De Anima, 1. II. Cf. Cicéron, de Offic, l, 4 ; Quinti* tien, InsL orat., II, 9.

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seAiblables, comme aussi chaque espèce LUX; mais il est impossible que cela soit par la femelle sans le masle, ou par le ans la femelle, en sorte que de neces- 86 sont accouplez l'un l'autre. Or quant antres animaux sauvages, ceste compaiir vient par un instinct irraisonnable, et qu'ils participent de nature , et leur seule ^st de procréer leurs semblables , mais iux qui vivent de plus grande privauté* et [^, elle se déclare plus à plein, en tant e eux on cognoist plus d'aydes, amitiez, lances et façons pareilles ; et en l'homme l'k tous autres ; car le masle et femelle client seulement leur estre , mais aussi 1er l'un l'autre pour avoir leurs commo* 2aant est d'avoir lignée^ cela ne touche ent le debvoir de nature , mais aussi k leur proufit ; car de ce que les pereses- 1 leurs forces auront travaillé pour leurs qui n'en ont le moyen , ils en rapportejuroufit eu vieillesse, eux eslaus lors sans r. En telle sorte, nature par ceste résoluîutretîent, afin d'estre perpétuelle , sinon nbre particulier, pour le moins en espèce. «r la providence de Dieu , la nature d*un d tant de l'homme que de la femme, a

ts iiiie Uaison plus étroite, plus intime, fondée sur Aaut degré d'intelligence, sur une raison plus ée..** On disait alors également privanlé et prU

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esté ordonnée pour la commnnaoté. Car nature est différente en ce que leur poks n'est utile en toutes mesmes choses, ma quelques endroicts aux choses contraires, et tesfois tendantes tout k un : car elle a hit plus fort, l'autre plus foible, k fin que l'tm sa crainte soit plus espargnant et regard; ses affaires*, Tautre pour sa force, soit plos rageux et enclin k repoulser l'cmltrage ] 1 aller dehors, l'autre k garder ce qui est maison ^ et pour le travail , l'un se puisse assis et k recoy * , et soit imbecille^ aux afl foraines' , l'autre soit moins propre pour le t et se porte mieux aux exercices \ Au regar enfans , la procréation en est bien comm mais la commodité est particulière^ car k appartient la nourriture, k l'autre l'ente ment. Premièrement donc les loix enve femme soient, ne luy faire tort; car en sorte l'homme n'en recevra d'elle , et le commun nous instruit en cest endroict comme disent les pythagoriens , le moins <

1. En repos.... recoy et requoy (requies) : se teni eoy (tranquille) dans sa maison ; un lieu où Voû et ûoy, c*est nn lien paisible.

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