iSur, ditNicot, est préposition locale qu^on eserit
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fault. Au regard des possessions et des biens , rhomme, d'autant qu'il est le plus excellent et le plus nécessaire et le meilleur, est celuy (pi doibt avoir superintendance sur eux , et pour ce, il faut duire les esclaves à toute vertu ; ei d'iceux y a deux espèces, celuy qui prend soing des affaires, et celuy qui travaille du corps. Et pour ce que nous voyons que les sciences rendent les jeunes gens d'autre qualité, il est nécessaire d'entretenir ceux qui ont esté enseignez , et ausquels il faut donner charges honnestes. Le debvoir du maistre envers ses serviteurs soit ne leur permettre d'estre oultrageux , et ne leur donner trop grand^licence , et monstrer plus de faveur à ceux qui sont les mieux apprins, et aux manœuvres donner force vivres * . Et puis que le vin rend, mesmés aussi ceux qui sont bien nays, enclins k faire tort, et en plusieurs nations^, mesmes ceux qui sont
aussi et prononce sus, pour autant que le françois change ayseement r en- s.i> La seconde forme s'est maintenue ém cette locution : courir sus,
1. Cf. Platon, deLegib, 1. VI; v. t. vil, p. 362 de la traduction de M. Cousin ; Symposiaq., Plutarque, I. YII, qiMlt IV ; Sénèque, Episi,, 1. 47; Columelle, de Me rutliea, 1,8. Plus tard Justinien convertit ces préceptes d'humanité èi loi : V. Lex unica, in Codice de emendatione servoruM.
2. On lit dans la préface de Tédit. que Muret a damée de r^conomigue d'Aristole (Rome, 1577) : «Plato, iniÉi suapulcherrimaRepubiica, jubet pueros ad statemlL^^ annorum a yino abstinere, ne ignis igni addatur et oleun flamni», ut Uieronymus inquit,)> p. 76. Cf. Elien, Vart9 hislor,, II , 38, p. 397 de l'édit. in-folio des frères Gesmr; Aulu-Gelle, Noct. AU., X, 23.
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lays libres s'abstieDoent de vin*, il est certain u'il ne leur en faut donner, ou bien peu. Et our caqu'il y a trois poincts en leur esgard, l'œure, le chastiment et la nourriture, ne les puir et ne les faire travailler, et les bi«n nourrir, s.rend superbes et outrecuidez *, mais les mettre 1 labeur et au chastiment , et les laisser mourde faim , c'est bien leur faire tort , et les metsà une impossibilité^. Il r^stedoncde les ire travailler et bien traicter' , veu qu'on ne peut mmander kceux qui n'attendent aucun loyers le loyer du serf, c'est la nourriture. Et comme \ toutes autres personnes, quand on ne fait VL plus gens de bien le plus de bien, et que recompense ne suit pas les mérites % on les ind pires ^, ainsi est il des serviteurs ; et pour 5^ il y faut avoir esgard, et leur despartir et reischer une chascune chose , selon qu'ils le me-
1. Le grec ajoute ici : Gomme les Carthaginois, par temple , qaand ils font la guerre....
1 Cest-à-dire, d'après le texte , les met dans rimpuisiBce de rien faire , les réduit à l'impossibilité d'agir. 3. Ce passage, que l'on peut rapprocher de la Politique, ,8, SU, justi6e suffisamment Aristote que Ton a queloefois accusé, et cela d'après le dernier ouvrage cité , I, , d'tYoir été un partisan exclusif de l'esclavage. A une foqae où, comme il l'atteste, ib., I, 2, s 16 , des philosobel protestaient déjà contre cet odieux abus^ on reconitt qu'il n'a pafe manqué lui-même à la philosophie et à tmoranité. Toy. M. Barthélemy-St-Hilaire, traduction de Polilique, 1. 1, p. 29, t. ii, p. 165. 4: On la peine les fautes, ajoute ici le grec. 5. Bonus segoior fit^ nbi neglegas. Salluste, Ju^ur/Zia ,
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ritent , c'est à sçavoir la nourriture , les vestcmens, le loisir, et chastiment, eusuivans tant de parole comme d'effect, Texperience des médecins en la composition de leurs médecines, qui ont preveu que la médecine de laquelle on use trop souvent, se tourne en nourriture * : mais les plus propres au travail sont ceux qui n'ont ny trop de crainte, ny trop de hardiesse, car ceux qui sont par trop craintifs, n'osent rien entreprendre -, et ceux qui sont trop courageux, np sont pas duits k la subjection ^ : encores faut il qu'aux uns et aux autres la fin des labeurs soit ordonnée , d'autant que c'est une chose raisonnable et utile, proposer pour leur pris liberté •, attendu qu'ils ont courage au travail , quand il y a recompense et que leur temps est limité. Il les faut aussi tenir en obéissance , gardans comme ostages leurs enfans *, et tout ainsi qu'on voit en une ville, n'en avoir beaucoup d'un mesme pays^ -, et faire les sacrifices et Jbanquett plus pour les esclaves que pour les libres: car ils en sont lors mieux traictez, et pourceste
1. Plus exactement : cesse de Fétre et n'est plas q«e nourriture.