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Od disait alors orfaveriser, orfavriser, et déjà ce

iOS £A HESNAGERIE

penterie, qu'en dis tu? Il me semble bien qu'ouy * , dit Critobule. Et sçaurions nous point dire quel est le fait de la mesnagerie*, dit Socrates , comme nous dirions bien si nous voo- J lions quel est celuy de chaseun de ces autres arts? Je pense pour vray, dit Critobule, que le fait d'un bon mesnager, c'est de bien gouverner la maison. Et quoy, la maison d'autruy, éà Socrates, si quelqu'un la lui donnoit en chai^t ne la sçauroit il pas bien gouverner, s'il le voo^ loil faire, tout ainsi que la sienne? Car de vnf, un charpentier entendu en son art , aussi bien pourra il besongner^ en son art pour un autres

pendAni orfèvre. Fevre était le nom commun de toutot' ^ vrier qui travaillait les métaux. V. la traduction de PUh '% tarque par Amyot, Vie de Numa, c. 23. À

1. Notre particule affirmative oui n'est autre chose (plt i le participe de Tancien verbe ouïr, et le synonyme et • c'est entendu. Y. un curieux morceau sur les diverses ouk j nières de prononcer oui en France, PreeeHence,p. 191 ^^

2. Cf. Plutarque , Banquet des sept sages, c. 34, t»* j duction d'Amyot : Diodes , qui raconte ce qui s'y eil ^S passé, après les propos sur le gouvernement de la ehOM \ publique: «c Je les priay qu'ils voulussent aussi nous ei' ' seigner du mesnage, comment il s'y falloit gouvenir» . pour ce qu'il y a peu d'hommes qui soient appeliez à got* '^ verner les villes ny les royaumes ; mais du gouvernenifil J de son mesnage et de sa maison, chascun en sa part.» Os 3 peut voir ensuite à ce sujettes avis des sages, qui ne MS^ * d'aiUeurs que le résumé très-bref de ce qu'on Ut dtfi ' Xénophon. V. en outre c. 35, 42, 50.

3. Dans DOS mots terminés en ogne, ogné, ogner, o»ii- '• tercalait généralement au xvi' siècle une n accessolit: | ainsi au lieu de refrogné^ renfrogné, nous lisons fraM Hêfnmgné dans Ronsard, ode à L'HôpitaL Une de sea pîk»

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oar soy, et par adventure an bon mesnager 3 mesmes. Il me le semble bien, ô Socrates. [ues, dit Socrates, qui entendra cest art de nesnager, encores qu'il n'ait de soy aucuns , si pourroit il gaigner bons gages k gou*r la maison d'autruy, aussi bien qu'il en îMHl poffir la bastir. Mais fort grands gages il, dîtCritobule, s'il sçatoit faire la mise le il appartient ^ ^ et faisant abonder le H pourroit augmenter par sa reserve ^ la B qu'il auroit prinse en main.

s, dit Socrates, qu'entendons nous par sa q'? est ce commie si nous disions un logis,

eit adressée à un yvrangne. Loysel , dans son lia des advocals, nous parle de ce fameux Ranlin, stant chancelier du duc de Bourgongne,se combla ; de biens, que son malstre fut enfin contraint de s : Cest trop,Raultn.» (r*confér.) I dKautrea termes, s'il savait gérer , administrer ablement une propriété.... Mise, c'est, d'après «la despense qu'on fait, principalement de ses ;. n

HP son ordre, son économie....

■ connaît cette méthode interrogative ( elpidiveîa ), ée par Soerate pour faire accottcher, ainsi qu'il ît, les esprits de ses interlocuteurs : lui-même la ipe dans le Théélèle; et partout, dans ses dialogues, quel piquant usage en a Hut le plus éloquent de ciples. Ici Soerate parle comme dans Platon, ou comme il a parlé déjà dans les Entretiens mémode Xénophon lui-même. Aussi a-t-on regardé efois comme un cinquième livre de cet ouvrage , té de VÉeonomique, Muret , dans le commentaire B a donné à Rome , 1577, eiprime cette opinion, ^t il la cite comme étant celle de GalUen (Galenus, .

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OU si tout le bien qu'on a , soit il dans le logi ou dehors, tout est de la maison? De ma pai je i'entens bien ainsi, dit Critobule, que cequ chascun a , et fust il hors de la ville, tout est d sa maison , puis qu'il l'a. Et n'y a il pas aucan qui ont des ennemis, dit Socrates? Pour cer tain , dit Critobule *, et tel qui en a plusieurs Quoy donc, dit Socrates, dirons nous aussi qui les ennemis sont de l'avoir de ceux qui les ont A bon escient, dit Critobule, ce seroit bien m vraie mocquerie , si celuy qui a^gmenteroit \i nombre des ennemis gaignoit encores de gages. — ^Pourtant qu'il nous sembloit naguieres que la maison de chascun fust son avoir. — Mai pour vray, dit il, c'est ce que chascun a qui lu; est bon -, et sans doubte ce qu'il a qui est man vais pour luy, cela n'est pas son avoir. Il semble dit Socrates, que ce qui est proufitable à c\m cun , tu appelles cela son avoir. Cela mesmes dit il ] et certes ce qui est nuisible, je ne pense pa que ce soit le bien de personne, mais plus tos le dommage. Eh quoy, dit Socrates, si quelqu'Qi a acheté un cheval, et n'en sçait user, ains » fait mal, tombant de dessus, à celuy Ik son che val ne sera pas compté en son bien? Non pas dit il , si le bien est bon k qui l'a. Ny la lerr

in commentatione de libris Hippocratis , nepi àpOpuiv}. - Sur VIronie de Socrate on peat voir un mémoire de Fr( guier, t. IV du Recueil de l'académie des Inscriptkmi cf» J. F. Sieyers , de Hethodo Socraliea, Slesvici»i81( p. 44 et seqq.

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les, dit Socrates, ne sera pas du bien y a qui la laboure de telle sorte, qu'a >urer il a plus de perte que de gain, certes, dit Critobule, la terre n'est pas ;i en lieu de nourrir son maistre , elle le la faim. Et n'est ce pas, dit Socrates, du tout de mesmes ? si pour en avoir Ion dommage, k faute d'en sçavoir user, le n'est pas le bien de tels gens. — Non pas, ce me semble. —A ce compte, dit Sotu estimes bien ce qui sert, et non pas ce t. Ce fay mon * , ditCritobule. Doncques, dit îs, k ceux qui se sçavent servir de chasque ces choses leur sont bien, et non pas à ui n'en sçavent user : comme pour vray tes sont le bien de celuy qui en sçait )Our en faire compte; et k celuy qui n'y rien, les flûtes entre ses mains ne sont lus que des caillous inutiles, sinon que renture il les vende. Ainsi voylk un autre jue nous arrestons, que les flûtes, k les , sont le bien de celuy qui les a, mais ;arder non , sinon qu'on en sçache user, rayement, dit Critobule, faisant ainsi, propos se conduit bien d'un fil et d'un

le fais ainsi ; en d'autres termes , c'est mon avis, observe Nicot), solemus dicere, qaod a graeco (Jiév, dem et cerle positum est; cujus exemplum est lodi... Cest mon ( c'est ainsi), n Roquefort, t. i , e son Glossaire, explique mon par donc, pour I. de la Monnoye, ajoute-t-il, le dérive de modo ,rbazan pense qail vient de num, numquid ou de :j> étymologies peu probables.

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commun accord , suivant ce que nous disions tantost , que les biens ce sont les choses proi»^ fitables. Car les flûtes, ne les vendant point,, ne sont pas de nos biens, pui» qu'il n'en vient aucun bien: à leur maistre : mais aussi les vendant, elles sont du bien de celoji qui les possède. Adoncques Socrates dit, ouy s'il les sçait vendre : mais s'il les vend de rechef k un qui n'en sçache rien, non plus que Iny, k les vendre raesmes elles ne sont pas bien, a» moins selon ton propos* . Il semble, dit il, ô Socrates, que tu vueilles dire que l'argent mesone» n'est pas des biens , si on n'en sçait user. Hxé c'est toy mesme , ce me semble , qui l'accorda» ainsi , quand tu dis que les biens sont choses dont on tire prouflt. Doncques si quoiqu'on usoM de l'argent en telle sorte, qu'il en flst wê employte * en une chose ^, et par ce moyen s'en

i. Sur cette forme captieuse et ces bizarreries apparentes du raisonnement de Socrate, que Ton appelait par ce motif in omni oralione simulalorem, on peut voir Cicéron, de Off., 1, 30 j Brulus, 85 ; Top., 10 ; Orai,, in, 1, 1«, 31 ; Hep., 1, 10> etc. Zenon, faisait allusion à ce ^enre d'argumentation, quand il donnait au philosophe le nom dt : c< scurra athenien^s. » Nat, d,, 1, 34^ cf. QuintHien,IX,l

2. Employle se disait alors concurremment avec employemenl et employ ; du premier de ces mots ,. particulièrement usité dans le midi, nous est venu emplHU. Montaigne , dans les Essais, III , 5 : « Le maniement st employU des beaux esprits donne pris à la langue, mtt pafr rinnoYant, tant comme la remplissant de plus-rigo* reui et divers services, Testirant et ployant.»

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