Culpa) d'où coupable ; nous en imputons la faute
liais \ y a il persouue du monde en qui tu te Ges tant de plus de choses d'importance , comme en la femme? Non vrayement , dit il. — Et y a il personne , avecques qui lu parles et raisonnes moins qu'avecques elle? — -Il n'en estguieres,dit il, et possible point*. — Et quand tu l'espousas, a'esloit elle pas jeune et encores fort enfant , et qui n'eust sceu avoir ny moins ouy ny moins veu qu'elle avoil? Certes non, dit il. Il faudroit doneques, respondit Socrates, beaucoup plus
1. De là liaison: plus généralement, toutefois, on écri- Tiit liez : ?{>.oi, dit le grec.
On lit dans l'édition primitive lais: il m'a paru qu'il y «Tiitlà faute d'impression. En effet aucun sens des anciens termes /ai, lais, ne correspond à l'expression donnée par le Srec: autrefois lais (lœsns) blessé -y lait, injure, de là laid; ki{delaier) laissé, abandonné; lais (legatus) envoyé^ et «isgi mondain ; lay et lais , homme et gens du peuple (ko;, ).aïx<5;), acception que Ton trouve dans Vigenère; 'Qfio genre de poésie. Rien de commun entre tous ces lots et celui de 91X01 : Nous n'avons autour de nous que des ompaguons, des amis. Une seule supposition, mais bien en probable , porterait à admettre lais dans le dernier ios où Ta employé Vigenère ; ce serait la pensée que La DéUe aurait lu ^O.oC; mais cette leçon, si elle s'était olrte à loi, il Teût sans doute réformée par beaucoup i raisons.
2. Pour s'expliquer cette demande et cette réponse qui KVfeiit étonner les modernes, il faut se reporter au souinir des mœurs anciennes et en particulier de celles des théniens. Chez eux, les femmes vivaient à part; elles ibitaient un appartement séparé, ne mangeant pas même > table, quand U y avait des étrangers. Les hommes ne reterchaient guère que la société des courtisanes. V. le iiscours contre Néère (dans les œuvres de Démosthène) ; W^lon, des Lois, I. VI, vers la fin ; Plutarque, traité de la Curioiiie, c. 15; cf. Barthélémy, Voyage d'Anach,, c. 20
s'esbahir si elle sçavoit ou dire , ou faire aucune chose comme il faut, que de la veoir faillir en l'une ou en l'autre. Mais ceux, ô Socrates, qui ont les bonnes femmes que tu dis, ne pourroit on point adviser en quelque sorte comment ils les ont enseignées * ? — Je te mettray devant Aspasie^, dit il, qui te fera entendre toutes ces choses beaucoup plus doctement que je ne sçaurois faire. Mais de ma part, je pense qua&d la femme est loyale compaigne^ de la maison, s'il falloit juger qui a plus de part au bien, ou le mary, ou elle, ils balanceroient fort. Car le
1. Ne pourroil, etc., sens altéré. Le grec dit simplement : ceux-là les ont donc élevées, instruites eux-mêmes?
2. Aspasie était devenue Tépouse de Périclës, après avoir été sa maîtresse; et Ton sait que, dans sa maison, s'était réunie longtemps la meilleure compagnie d'Athènes. Son éloquence , la profondeur et les agréments de son espirit ont souvent été célébrés par les Grecs : Cons. l'Introduction au Voyage d'Anacharsis, part. II, 8ect.3. Si l'on en croit Fronton (voy. ses LeUres, t. ii, p. 246 de
'édit. Gassan), Socrate môme avait été son élève. Cf. Platon, Menexène.
3. On a déjà vu que dans les mots, aujourd'hui terminés en agne, la finale aigne était alors préférée, mais seolement pour l'écriture. Ainsi Mile de Gournay, dans sa Peinclure de mœurs adressée au président d'Espaignet :
Noslro abord commencea, lorsque du grand Montaigne J'allay veoir le tombeau, la fille et la compaigne.... Par là on reconnaît que nous devrions, à Texcmple de Malebranche et de Pascal , appeler l'auteur des Essaift Montagne. Qu'au xvi' siècle, telle fut la manière de prononcer ce nom, c'est ce qui paraît évident, puisque l'on faisait rimer Espaigne avec Mariane. V. toutefois à ce sujet l'opinion de M. Ampère , nisloire de la formation de la langue française, p. 414.
plus souvent les biens entrent en la maison par le fait du mary, et communeement la mise * $e fait et se gouverne par la conduite de la femme. Et si l'un et l'autre va bien comme il faut, la maison s'augmente : si mal , elle diminue. Apres , je pense bien que je ne failliray * pas k te monstrer aussi les meilleurs maiitres, et les plus recommandables de tous autres naistres' , si tu cuides* que cela te puisse servir en quelque chose. Mais à quoy faire est il besoing, iSocrates, dit Critobule, que tu me monstres ainsi tous ces arts? car d'en recouvrer de chascoii les ouvriers tels qu'il les faut, il n'est pas aysé -, et d'estre moy mesme sçavant en tous, il est impossible. Mais les arts qu'on estime les plus beaux, et qui me sieroient le mieux,