‹ Œuvres complètes, réunies et publChapitre 82 sur 293 · Fanda), aujourd'hui fronde · texte numérisé non relu

Fanda), aujourd'hui fronde

i34 LA MESNAGERIE

quiers*, qui soient en nombre suffisant pour estre maistres du peuple de son gouveraement, et pour la garde du païs contre l'ennemy estranger -, et oultre cela, comment il faut nourrir les soldats en garnison ' dans les citadelles des villes. Or baille il la munition aux garnisons par les mains du gouverneur, à qui il en a donné la charge. Mais le roy fait tous les ans la reveuë des estrangers qui sont k sa solde, et de ceux de ses terres, à qui il a esté commandé de s'y trouver en armes 5 et les ayant assemblez tous, cela s'appelle lors la monstre', qu'il voit luy mesme, et nombre * ceux qui sont autour du lieu de sa demeure -, et aux autres qui en sont loing il envoyé pour y regarder les plus fidèles qu'il ait près de luy. Et les capitaines des villes, le couronnel^ des compaignies,

1. Picquier (picqae) ne se Iroave pas dans Nicot. Ici, du reste, il est seulement question, dans le grec, des soldats armés du bouclier persan (f e^^oçopou; , de -yé^^ov, bouclier d*osier à l'usage des Perses;.

2. Plus simplement : il entretient des soldats en garnison, des garnisons....

3. On disait alors faire la monstre d'une compagnie: la passer en revue, a C'est, dit Nicot, mettre en évidence la dite compaignie en deu equippage militaire. » Cf. à ce sujet la Cyropédie, VI, 2.

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