C'est ce que cherchait aussi La Fontaine ; mais pour
me peusse accointer * . Et premièrement, pour ce qu'en ce nom le beau est accouplé avecques Je bon, le premier que je voyois beau et bien formé, je m'approchois de luy, et m'efforceois d'af^rendre, pour veoir quelque endroict où le bon se tinst au beau, mais je u'avois garde de le trouver ainsi ^^ ains me sembloit que j'apperceus plusieurs en qui je voyois bien belle la forme, et bien mauvaise Tame. Pour ceste cause, je me résolus de laisser k part ce qui paroist bel à la veuë, et d'aller tout droict cercher quelqu'un qui s'appellast Bel et Bon. Voylk pour quoy ayant ouy dire qu'entre les hommes et les femmes , les estrangers et les citoyens , on donnoit ce tiltre k Ischomache', je deliberay
rendre femme :
Que le bon soit toujours camarade du beau ; Dès demain , je chercherai femme.
[Le mal marié, VII, 2.)
1. Approcher... Montaigne, Ess. Itl, 12: «Personne ne ^t salaoit ny accointoit ( abordait ) ; » et avant lui Marot, £pûM9:
Car je scay bien que Venus jeune et cointe Du vieux Saturne en nul temps ne s* accointe.
De Ikaceainter^ entrer en liaison; accoinleur, accointable, galant, affable: «Les gentilshommes d'Angleterre, dit froUsart, sont peu accointables.m Chron., Il, 61. Le verbe aeeointer se trouve encore dans l'édit. du Diclionn, de i'iead^ie donnée par Smits,en 1798.