Libérateur ( èXeuOeptou ) A Toccasion de laviC
toire de Platée (479 ans av. J. C), les Grecs, en dressant un autel à Jupiter sur le champ de bataille , lui avaient confirmé ce surnom sous lequel, comme nous rapprend Hérodote, III, 142, il était déjà auparavant honoré. Voy.^à ce sujet, Lysias, OraL, p. 438, éd. Taylor; les fragments deMénandre, p. 86 de Tédit. Didot; Plutarque, tn Dfmoslhene; etc.
2. Le grec dit : Occupé à faire quelque chose, et bieP rarement chômes-iM sur la place publique.
3. Plus exactement : Si je n'étais convenu d'attendre ici quelques étrangers.... quelques hôtes.... Sur ces devoirs de l'hospitalité, si sacrés chez les Grecs et chez lei Romains, voy. Aulu-Gelle, Noci. ÀU,y V, 13.
4. Plutôt : lorsque tu n'es pas.... où passes-tu ton temps.... etc.
j*ay un merveilleux désir d'entendre de toy, à qooy faire tu as recouvré le nom de Bel et Bon. Car à estre casanier ne l'as tu pas gaigné ; et aussi ton port et la disposition de ta personne semble bien n'en tenir rien. Lors Ischomache se print k rire sur ce mot que j'avois dit , comment ils'estoit fait appeler Bel et Bon ^ et tout joyeux, ce me sembla, parla ainsi : Si on me nomme de ce nom , ô Socrates, quand on parle à toy, je n'en sçay rien -, mais quand on me demande pour contribuer k l'entretien des galères*, et à la fourniture des jeux, je ne voy pas que personne demande le Bel et Bon, mais tout claire- Bent ils m'appellent et me nomment fort bien Ischomache , de mon nom , et du nom de mon pcre. Mais quant k ce que tu voulois sçavoir, si je demeure guieres dans la maison, certes non : car tout ce qui est dedans, ma femme est bien fort suffisante pour y mettre ordre.
Mais, dis je, je te demanderois volontiers
1. Un trait important des lois et des mœurs athéniennes a disparu dans la traduction de La Boëtie ; il faut dite : Mais s'agit-il d'un échange de biens (àvTC6o<7iv), au «njet de l'équipement d'une galère ou des TonctioDs de diorége.... C'est qu'en effet un Athénien avait le droit, s'il se jugeait trop imposé, de forcer celui qui Tétait Boins, ou à changer de fortune avec lui ou à se charger de sa contribution. Voy. surtout Woïî , Prolegom. ad Uplineam, p. 123, etSpalding,ad Midianam, c. 23. Il est qiestion de ces échanges dans plusieurs discours des orateurs grecs, en particulier dans celui d'Isocrate Tcept t^; àntîoosteK, dans ceux de Démosthène contre Phœnippus , eontre Polyclès ; l'* Philippique, etc.
lo6 LA MESNAGERIE
aussi, si tu as enseigné ta femme pour esire telle qu'il faut , ou si ses père et mère te la baillèrent desja bien apprinse, et sçachant pourveoir k ce qui est de sa charge. El qu'est ce, dit il, ô Socrates, qu'elle eust peu sçavoir quand je la prins d'entre leurs mains, qui n'ayani pas à grand'peine quinze ans entra chez moy; et tout le temps devant qu'elle se mariast, avoit esté nourrie en la maison paternelle avecques un extrême soing : mais c'estoit pour garder qu'elle ne veist, qu'elle n'ouïst , qu'elle ne s'enquist d'aucune chose \ que le moins qu'il seroit possible \ Je ne sçay pas comment tu penses; mais de ma part je faisois bien assez de cas, et me contentois fort qu'elle sceust , quand elle vint , de la laine faire un habillement , et qu'elle eust veu comment on despart la filasse aux chambrières. Or quant est de la bouche, dit il, ô Socrates, je la prins certes fort bien apprinse à mon gré, et nourrie en la sobriété, qui est à mon advis une des meilleures et plus singulières choses que sçauroient apprendre les hommes et
1. « La règle, dit Vaugelas , qai veut que deux verbes réunis pour gouverner un substantif aient le même régime , est très-belle et très-conforme à la pureté et à ta netteté du langage ; mais il y a fort peu que l'on commence à la pratiquer : car ni Amyot, ni même le cardinal du Perron, ni Goëffeteau ne l'ont jamais observée. Certes en parlant on ne l'observe point , mais le style doit être plus exact. » Encore à la même époque ce M. Cbapelain n'approuvoit-il point qu'on s'attacbât si exactement k^ server cette règle. « T. i des Remarques, p. 257 et suit.