BALLADE DE L'ACTEUR
Quant j'euz ouy ce présent mandement:
Qu'on scmonnoit venir, de par TActeur, Le dessusdict, j'ay pensé fermement De moy trouver, et en prins Tadventure, Comme celuy qui, de droicte nature.
Vouloit de ce faire narration , A celle fin qu'il en fust mention, A ung chascun, pour le temps advenir, Qui s attendent et ont intention Que les respeues les viendront secourir.
Mais ce secours est d'anciennement De tous repas le chief, et par droicture; Pourquoy, aulcuns, qui ont entendement.
Le treuvent bon, et aultres n*en ont cure, Et ne cerchent tant que Targent leur dure.
Mais font du leur si grant destruction, Qu'ilz en entrent en la subjection De faire aux dens l'arquemie, sans faillir, En attendant, pour toute production.
Que les repeues les viendront secourir.
J'en ay congneu, qui souvent largement Donnoyent à tous repeues outre mesure; Qui depuis ont continuellement Servy le Pont-à-Billon, par droicture, Dont la façon a esté à maint dure, En leur grant dueil et tribulation; Mais lors n'avoycnt nulle remission.
Combien que ce leur fist le cueur frémir,
ATTRIBUÉES A VILLON. t8j
Hz n'attendoyetit aultre succession, Que les repeues les viendront secourir.
ENVOI
Prince, pour ce que ne me ptiis teilir Que de telz faitz ne face mention, Puisque à mon teittps les ay vfeu avenir, J'en vueil faire quelque ilarràtioh.
Et escripre, soubz la correction Des escoutans, affin d'eh souvenir, .
La présente nouvelle invention, Que les repeues les viendront secourir.