‹ Œuvres complètes. tome dixièmeChapitre 107 sur 198 · EXTRAITS · texte numérisé non relu

EXTRAITS

d'après M. Albert de Broglie.

Constance n’avait pas d’enfants... ; la famille flavienne était décimée par de nombreux meurtres ; seuls les deux fils de Jules Constance... avaient été sauvés comme par miracle dans le massacre de Constantinople, grâce aux soins de l’évêque Marc d’Aréthuse, qui les avait cachés dans ces jours d’horreur... Ces deux jeunes princes étaient demi-frères... Ils furent élevés dans un château de Cappadoce, comme prisonniers mais avec des honneurs princiers... Gallus était grand, bien bâti, avait des cheveux blonds (comme la plupart des membres de sa famille) tombant sur ses épaules ; son beau visage régulier était animé par l’expression de passions ardentes et de sensualité ; son naturel était violent et prompt à la colère. Il avait peu étudié, et malgré de bons maîtres, il resta fruste d’allure. Toute la personne de Julien était étrange et irrégulière. Son nez était droit, mais sa bouche trop grande ; sa lèvre inférieure s’avançait en une grimace ; ses larges épaules contrastaient avec sa petite taille... De même que la contrainte avait plus révolté que soumis l’âme impétueuse de Gallus, elle avait donné à Julien une réserve réticente et un air de dissimulation. Son vieux maître d’enfance... lui avait enseigné à garder dans tout son extérieur l’apparence de la gravité et de la modestie, et à faire effort pour conserver un complet empire sur soi-même. Il avait des yeux brillants et une physionomie originale qui trahissait un feu

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