‹ Œuvres complètes. tome dixièmeChapitre 151 sur 198 · L. 23-24. — Pas - - arrivée...] Comment ai-je mérité de · texte numérisé non relu

L. 23-24. — Pas - - arrivée...] Comment ai-je mérité de

toi que tu aies pu renoncer à ton heureuse vie à la campagne pour m’accompagner dans ces pays si rudes? A Milan, au moment de mon mariage, j’ai dû te refuser une demande...

Salluste. — Arrête-toi;... c’est oublié depuis longtemps...

César Julien. — Vraiment, tu es un noble cœur, Salluste. Loué soit celui qui règle le destin de ce que je t’ai. Je n’ai personne d’autre. Ou qui serait-ce? Chacun poursuit son but.

L. 27, — seigneur,] seigneur? Silvanus n’a rien à espérer pour lui-même.

L. 30. — tactique.] tactique. J’aimerais mieux être débarrassé

LES MANUSCRITS

de tous les deux ; mais l’empereur ne le permet pas. La volonté de l’empereur est que je mène la guerre lentement, avec avances et reculs, sans défaites ni grandes victoires éclatantes. Comprends-tu ma situation? Que t’en semble!

Salluste. — La sagesse de l’empereur est insondable.

César Julien. — C’est le mot que j’avais sur la langue. Oui, je suis solitaire parmi ces gens. N’est -ce pas?

P. 469, 1. 9. — disent] ont dit à Éphèse

L. 11-17. — Salluste. — Cela aura lieu aujourd’hui, seigneur I

César Julien. — Et que serai-je demain? Assez sur ce sujet. Regarde; Florentius les assaille. Ha-ha ; bien mené! Je le déteste, Salluste ! Je vois quel est son désir en ce moment,... la défaite de l’armée; un exploit militaire pour lui-même. Il médite ma chute...

L. 24-27. — Par celui qui règle le destin, il vise au delà de la victoire! Que veut -il? Il a des visions;... la couronne impériale au bout de son épée...

P. 470, L 17. — (il est mal à son aise.)] ...pardonne, seigneur, je suis étourdi,... je ne supporte pas d’entendre ces cris de mort...

César Julien. — Romain douillet!

Salluste (se bouche les oreilles). — Oh, que ne suis-je sourd ; jamais je ne me suis imaginé la bataille si furieuse.

(Les Cornutes passent, allant au combat, et saluent César avec de grands cris.)

P. 471, 1. 16-21. — César Julien. — Honneur à ceux qui ont péri pour l’empereur.

(La princesse Hélène entre, entourée de prêtres et d’esclaves.)

Helena. — Salut, mon héros victorieux.

César Julien. — Helene! Ici? Va-t’en! Quelle imprudence, ma chérie !

Helena. — Que m’importe le danger? Est -ce que je ne tiens pas la croix dans ma main? Ne suis-je pas auprès de César?

P. 472, 1. 1-5. — ...] du tumulte de la bataille... : il combattait à pied, seigneur...

César Julien. — Je le sais; contraint; je 1J ai vu moimême continue !

Florentius. — C’était inabordable; j'y avais veillé.

L. 17-19. — voici qu’on l'amène...] Florentius. — Il est indemne. Quelle foule. Voici qu'on l’amène.

César Julien regarde dehors. — Oui, oui, c'est Chnodomar. Non, c’est plus que Chnodomar, mes amis ; c’est la guerre même, les mains liées. (Les prétoriens se pressent autour de César et V acclament.) Non, pas moi, hommes admirables; (il prend Florentius dans ses bras.) Louez cet homme, mon ami et frère dans tous les dangers. (Bas à Festus.) Tu auras ta récompense, tribun! (Haut.) Pas d’insulte au prisonnier!

L. 26-28. — César Julien. — Non, pas cela; lève-toi; lève-toi !

Chnodomar. — Non, laisse-moi étendu là jusqu’à ce que tu me relèves avec une parole de grâce.

Page 1