‹ Œuvres complètes. tome dixièmeChapitre 190 sur 198 · L. 8-13. — Portrait imaginé. Cf. Br., III, p · texte numérisé non relu

L. 8-13. — Portrait imaginé. Cf. Br., III, p

L. 28. — Il n'est pas question de ce jeûne préparatoire dans les sources d’Ibsen. D'après Lamé, Julien VA postât y p. 4 7) Maximos aurait exigé un mois sans nourriture animée, et trois jours de jeûne complet. Mais il est invraisemblable qu’Ibsen ait lu Lamé.

P. 100 y 1. 17. — Curieuse intuition qui fait ici trouver à Ibsen le symbole essentiel de la conception mystique de Julien (V. Bidez, La Vie de V empereur Julien , p. 79). Mais la scène qui suit n'a aucun rapport avec l’initiation racontée soit par Grégoire de Nazianze, soit par Théodoret (Br., III, p. 282-283).

L. 26-29, et P. 102, L 13-26. — Vers du type trochaïque-dactylique, dimètres, à rimes alternées, féminines et masculines.

P. 102 , 1. 26. — Maximos dira plus tard, p. 415. 1. 20, que cette apparition est celle du « génie de l'empire », dont Julien a eu deux fois la vision (A. M., XX, 6 et XXV, 2, mais pas à Ephèse).

P. 104 y 1. 18-19. — Ces deux lignes sont tout ce qui reste du prologue qu'Ibsen avait d’abord projeté (V. p. 442). Il était inspiré par l’évangile de Luc, XVI, 26, ou peut-être plutôt par la Genèse, I, 2 et 4 : s les ténèbres étaient sur la face de l'abîme... Dieu sépara la lumièro d'avec les ténèbres. »

P. 105 3 1. 6. — L’idée qu'une ère nouvelle allait s'ouvrir était assez répandue ; certains annonçaient même que ce serait en l'an 365. (Neander, biog.y p. 54; Auer, p. 60 et p. 271.)

P. 106-110. — V. note pour la p. 12, 1. 18.

NOTES 607

P. ni , 1. 4. — Probablement empruntée aux formules de la francmaçonnerie, bien qu'Ibsen n’en fût pas membre.

P. //j, 1. 9. — A. M. ne dit pas qui fut envoyé à Julien pour l’appeler auprès de Constance, lorsque la décision fut prise de le nommer César, en septembre 355. A cette date, Gallos avait été exécuté depuis plus d’un an, Julien était à Athènes, et non à Ephèse. La scène qui suit est seulement exacte en ceci, que : « Julien s’enfonça chaque jour davantage dans une mystique moitié païenne, moitié philosophique... C'était dans cette disposition d'âme... que l’avaient surpris la mort de Gallos et l'ordre de se rendre à la cour » (Br., III, p. 283).

P. ii7J 1. 20. — C’est à Milan, et non à Rome, où il n'est jamais allé, que Julien fut proclamé César par Constance, devant les troupes, le 6 novembre.

P. ngi 1. 28-29. — « Julien apprit, à n'en pouvoir douter, qu’il marchait au trône, et non au supplice » (Br., III, p. 291). Si la réplique est prise dans Br, c’est une des rares endroits où Ibsen a traduit Br. luimême et non une citation, et il l’aurait prise dans Br. lui-même, car elle n’est pas dans Th.

P. 720, 1. 10-16. — Lors du premier séjour qu’il avait fait à Milan, quelques mois plus tôt, sans y fréquenter la cour, Julien, n’avait pu, tout au plus, qu’apercevoir quelquefois Hélène.

p, i22. — La première partie de cet acte se passe en 357, au retour de la campagne où Julien a remporté sa grande victoire d’Argentoratum. Dans la forme antérieure donnée à cette partie de son œuvre, Ibsen avait fait emmener Hélène par Julien en Alsace. Ici, elle est restée à Lutèce, où Julien n'était jamais venu encore. En fait, il semble qu’Hélène, pendant cette campagne, a vécu auprès de son frère. Elle était avec lui à Rome peu avant la bataille de Strasbourg. (A. M., XVI, 10).

P. 12 5, 1. 16. — Ibsen suppose Hélène enceinte à ce moment, ce qui est suggéré par A. M., ïbid. Elle avait accouché déjà d'un fils mort en naissant, parce que le cordon ombilical avait été mal coupé.

P. i2ôf 1. 8-9. — Eusébie n’est morte qu’en 360, et la surveillance malveillante des actes de Julien en Gaule a existé dès le premier jour (V., notamment, A. M., XVII, 9).

ŒUVRES DE DRESDE

L. 20-22. — L’histoire de Salluste venant demander à Julien un service qu’il lui refuse est une invention d’Ibsen.

L. 28. — Par un lapsus, Ibsen attribue à Arbetio ce qui fut la faute de Marcellus (A. M., XXII, 3).

L. 2g. — Ibsen fait tort à Severus, « rompu à l’obéissance des camps » (A. M., XVI, 11).

P. J2 7, 1. 3. — Florentius, préfet du prétoire dont Julien réforma l'administration financière (A. M., XVII, 3). C'est Julien qui est accusé par Marcellus de « se fabriquer des ailes pour prendre son vol plus haut » (A. M., XVI, 7).

L. n-13. — « Julien relisait souvent un recueil d'instructions que Constance, en qualité de beau-frère, lui avait tracé de sa main, et où l'ordinaire du jeune César était réglé avec une sorte de profusion. Julien en fit disparaître les articles faisan, vulve et tétines de truie, se contentant, comme un simple soldat, du premier aliment venu » (A. M., XVI, 5).

L. 27. — P. 129, 1. 27. — Le récit de la bataille est un résumé de A. M., XVI, 12, avec beaucoup de détails exacts, mais le plan est mal compris. Ibsen ajoute arbitrairement des noms qui ne sont pas dans le récit de A. M. : Lupicin, nommé antérieurement, Bainabaudes, chef des Bataves et non des Comutes, nommé seulement parmi les morts. Florentius était préfet du prétoire, fonction civile, et non chef des prétoriens, troupe d'élite. Les déformations principales sont les suivantes : L'attaque n’a pas eu lieu avant que Knodomar eût réuni ses embarcations (A. M. dit au contraire qu'il l'avait fait longtemps d'avance) ; rien n'indique un essai de trahison ; l'intervention de Julien eut lieu dès le commencement, et son action alors ne fut nullement décisive ; Knodomar en fuite ne fut pas signalé par ses compagnons.

P. i2gi 1. 15. — Il s'agit de la bataille du pont Milvius (312) par laquelle l'empire fut définitivement assuré à Constantin le Grand.

P. 730, 1. 8. — L'idée que l’on n’échappe pas aux conséquences des fautes commises a toujours hanté Ibsen (Cf. La Comédie de V Amour, tome VI, p. 209). Mais Julien parle ici de Némésis dans un sens assez différent, il redoute une compensation brutale à un bonheur qu'il juge excessif. C'est dans le même sens que Julien a écrit : a Les Dieux ont fait pour nous des choses éclatantes, au-dessus de toute prière et de toute espérance. Que Némésis me soit propice, comme il est vrai que per-

NOTES

sonne n'aurait osé même soutenir un si grand changement en si peu de temps a (lettre au pontife Arsace citée par Br., IV, p. 298, et par Auer, p, 198).

L. 14-20. — « Pour ajouter encore chez les soldats à l'exaltation du triomphe, il fit amener devant lui Chnodomaire » (A. M., XVI, 12). La menace d’écorcher Julien vivant est inventée par Ibsen. « Chnodomaire s’avança en s'inclinant jus'qu'à terre, et finalement se prosterna à ses pieds, implorant son pardon à la manière des barbares. Julien le rassura. » (ibid.) .

P. 131 , 1. 2-5. — Invention d’Ibsen : ce furent les troupes romaines qui, seules, acclamèrent Julien Auguste.

P. 132 , 1. 22-23. — Invention d’Ibsen qui sera expliquée au cinquième acte.

P. 133 y 1- 2-3. — Constance était généralement peu heureux dans ses -expéditions, mais à ce moment il était tranquille du côté du Danube (A. M., XIX, 11) et ne craignait que les Perses.

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