‹ Œuvres complètes. tome dixièmeChapitre 191 sur 198 · L. 7“9. — (A. M., XVI, 12, fin · texte numérisé non relu

L. 7“9. — (A. M., XVI, 12, fin

L. 23-24. — Heureuse intuition d'Ibsen, qui n'avait pas rencontré, je crois, la citation de ce passage de la lettre au Sénat et au peuple d’Athènes : « J’étais résolu... de rejeter loin de moi tout le luxe et l’appareil impérial, et de vivre dans le repos, sans m’occuper des affaires » (Œuvres complètes de l’empereur Julien , trad. Talbot, p. 243).

P. J 34 , 1- 22-24. — Encore le pont Milvius.

P. 137, 1. 39- — Avec l'arrivée de Decentius (janvier 360) commence la seconde partie du quatrième acte, qui mène à la proclamation de Julien par les troupes (mars 360). Il s'est donc écoulé deux ans entre la première et la seconde partie de cet acte. Ibsen, pour arriver à cette condensation, n'a eu qu’à considérer la disgrâce de Julien comme la conséquence immédiate de la victoire de Strasbourg. Cet artifice dramatique ne faussait pas « l'esprit de l'histoire ». Mais Ibsen suppose que Decentius était chrétien, sans que rien l’indique.

P. !39, 1. 9-16. — Ces cadeaux sont une invention d’Ibsen.

L. 18. — « Il réunit les chefs dans un dîner d’adieux » (A. M., XX, 4).

P. 140, 1. 2. — Les ordres de l’empereur devaient être transmis directement à ceux qui étaient chargés de les exécuter (A. M., XX, 4).

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ŒUVRES DE DRESDE

L. 14-16. — Le neveu de Knodomar avait vécu en Gaule et s’appelait Serapio, et Knodomar lui-même savait sûrement la différence entre Auguste et César. Mais la confusion entre kejser (« empereur » en norvégien) et César est comique.

L. 23. — P. 141, 1. 2. — « Chnodomaire fut conduit à la cour de l’empereur, puis envoyé à Rome par ce dernier, qui lui assigna pour demeure le quartier des étrangers, sur le mont Cælius. Il y mourut de langueur » (A. M., XVI, 12).

P. 1 41 -149. — La scène où Julien veut que les ordres de l’empereur soient révélés en présence des chefs de l’armée est une invention d’Ibsen. Elle a pu lui être suggérée par une scène analogue qui eut lieu quelques mois plus tard (A. M., XX, 9). — Severus était mort en 358, et avait été remplacé par Lupicin, qui était alors en Angleterre, et Florentius était à Vienne. Celui-ci, d’ailleurs, était préfet du prétoire, ce qui n’était plus, depuis Constantin, qu’une fonction civile.

P. 142, 1. 12-13. — Le projet de triomphe de Julien est une invention d’Ibsen.

P. 144 . — Cologne fut reprise à la fin de sa première campagne. Très Taberaæ (Saveme) : Julien était en train d’en faire une forte place de guerre, lorsqu’il dut vaincre la coalition que dirigeait Knodomar. L’une des dernières opérations de la campagne de 347-348 fut de rebâtir le fort de Trajan dans la vallée du Rhin et d’y mettre garnison.

P. 14s , 1. 19. — P. 146, 1. xi. — Constance « décrivit dans un édit tous les incidents de la journée, y compris la soumission de Chnodomaire, qui était venu, dit-il, se mettre à genoux devant lui. Tout était vrai, à cela près que le nom de Julien était partout remplacé par celui de Constance » (A. M., XVI, 12).

P. 147 y 1. 6-7. — Invention d’Ibsen. Constance n'a visité Rome qu’une fois, et l’a quittée avant la campagne d’Argentoratum. Le triomphe de Constance avait eu lieu quelques mois plus tôt (A. M., XVI, 10).

L. 11. — « hors des murs » est singulier. Ibsen savait bien qu’il n’y en avait pas. Le camp avoisinait le palais construit par Constance Chlore, grand-père de Julien. Ibsen était sans doute fort mal renseigné lorsqu’il a visité Paris en 1869, mais il savait que Lutèce était une île.

P. 148, 1. 2-3. — Sur le Danube Constance avait obtenu quelque succès, mais la dernière campagne des Perses justifiait le renforcement de ses

NOTES 6ll

armées orientales (A. M., XVII). Aussi n’est-ce pas tant le fait de retirer des troupes de la Gaule que la forme insultante des ordres donnés qui donne à la mission de Decentius son caractère choquant.

L. io-ii, — Ibsen semble ici atténuer l’insolence voulue de Constance, qui donne directement ses ordres aux généraux de Julien. Il la met en évidence sous une autre forme, au contraire, deux pages plus loin, p. 149, 1. 21.

P. 149 , 1. 28. — P. i52y 1. 25. — La scène entre Julien et Sintula provient évidemment des deux attitudes qu’on lui voit dans A. M., XX» 4 et 5. Tout d'abord a le tribun, sans avoir égard aux remontrances de Julien, exécuta strictement les ordres de Constance,... tout joyeux de s'être acquis par là de nouveaux titres à la faveur de la cour ». Mais, à la nouvelle de la proclamation de Julien comme empereur, « le corps qui avait pris les devants sous la conduite de Sintula s’arrêta court dans sa marche, et revint tranquillement sur ses pas ».

P. 150, 1. 18-27. — Julien a ne put cependant s’empêcher de protester contre tout emploi de contrainte à l'égard des soldats natifs d'outre- Rhin, qui, venant lui offrir leur bras, avaient stipulé qu'on ne les ferait jamais servir au delà des Alpes. C’était, disait-il, une clause toujours insérée par les barbares dans leurs engagements volontaires » (A. M. ,XX, 4). On voit qu 'Ibsen transforme un fait usuel en une initiative de Julien.

P. 152, 1. 26. — P. 160, 1. 27, — Tout cela est de pure invention, et incompatible avec le peu de faits que l'on connaît sur Hélène. Elle mourut seulement près d'un an plus tard, à Vienne (A. M., XXI, 1). Mais l'invention est habilement combinée avec des souvenirs de la conduite de Constance, dans des circonstances analogues, à l'égard de Gallos, et en prêtant à Hélène des traits de sa sœur Constantina, femme de Gallos. Les amours d’Hélène sont une invention d'Ibsen. Sa mort tragique a pu être suggérée par Auer, p. 30.

P. 153, E 8. — Oribase, médecin de Julien, était l'un des deux seuls amis païens que Julien eût amenés avec lui en Gaule. Ibsen, d’après ses notes les plus anciennes, paraît avoir songé à lui attribuer un rôle plus important, ce qui eût été historiquement justifié, bien que l'on soit peu renseigné sur lui. Eunapios lui a consacré une de ses Vies des philosophes et sophistes , très courte, mais où il dit que lui et Eutherios « ont élevé Julien au trône par leurs artifices » (cité par Auer, p. 40).

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P. JÔ2) 1. 5-8. — Florentius était à Vienne. Instamment prié par Julien de venir le rejoindre, il ne bougea pas. Aussitôt Julien proclamé empereur, il s'enfuit de Gaule (A. M., XX, 4 et 8).

P. iôit 1. 9-10. — Il y a ici une condensation des faits nécessitée par la forme dramatique. En réalité Sintula est parti et revenu après la proclamation. Son rôle, concernant les légionnaires, était le plus facile. C'est après quelques semaines, lorsque les auxiliaires germains, rassemblés en divers endroits, passèrent par Lutèce, que le soulèvement eut lieu. L'argument le plus fort en faveur de la soumission de Julien aux ordres de l'empereur est que le passage par Paris a été voulu par Decentius {A. M., XX, 4).

P. 163, L. 6. — P. 171 , 1. 6. — A. M. affirme la sincère soumission de Julien aux ordres de l'empereur, et l’on n'en peut guère douter, au moins jusqu’au moment où le soulèvement commence. Mais ensuite les faits racontés par A. M. sont susceptibles d’une interprétation contraire, que suggère la vision qu'eut Julien du « génie de l’empire ». Ibsen avait de quoi choisir, en consultant les historiens chrétiens qu’il connaissait, avec Auer, p. 80, qui est nettement pour l'hypocrisie dès le début, Neander (biogr., p. 52), qui est pour une sincérité prolongée, et Br. (IV, p. 82, note), qui est intermédiaire. Ibsen, supprimant la vision et toute invocation aux dieux, qu’il réservait pour l’acte suivant, a pris un parti très net : Julien, sincère jusqu'au moment où Decentius le déclare prisonnier, provoque ensuite très volontairement sa proclamation comme empereur. Mais cette intervention de Decentius est inventée. Elle a été suggérée par l’analogie avec la situation où s'était trouvé Gallos, et peut-être aussi avec l’histoire de Sylvanus, qui s'était fait proclamer Auguste parce qu’on l’accusait d’aspirer à l’empire, alors qu'il n’y songeait pas (A. M., XV, 5).

P. 164. — Mauros est dans A. M. avec le grade et le rôle que lui donne Ibsen ; Laipso y est aussi, mais ailleurs, avec un haut grade ; Varro est inventé.

P. 165 , 1. 18-19. — Julien disposait de très peu d'argent (A. M., XVII, 9) jusqu’au moment où Ursulos intervint (ibid., XXII, 3).

L. 20-21. — Julien promit cette largesse, qui était d'usage en ce cas, non avant, mais après la proclamation, d'après A. M., XX, 4.

NOTES

P. 167 , 1. 4-8. — Ibsen met dans la bouche de Julien les plaintes exprimées dans des pamphlets qui circulèrent parmi les troupes (Ibid.),

P. 168 , 1. 12-14. — (< Se baissant, tout petit qu’il était, sous les portes les plus hautes,... » (A. M. XVI, 10). Mais ceci se passait peu de mois avant la bataille d’Argentoratum.

P. i6ç} 1. 20. — « Il adjurait tous et chacun... » (A. M., XX, 4).

P. 17°) h 3-10. — « On voulut ensuite qu’il ceignît le diadème ; et comme il déclara n’avoir jamais eu d'ornement semblable en sa possession,... un certain Maurus... détacha le collier qui le distinguait comme porte-dragon, et le mit audacieusement sur la tête de Julien » (Ibid.)

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