L. 24-26. — ( Genèse , XXXII
P. 268, 1. 2-19. — « La sécheresse avait été fort grande tout l’hiver, et les récoltes manquaient » (Br., IV, p. 240; Th., p. 16). Un tremblement de terre avait sévi en 358 dans une grande partie de l'Asie Mineure, et détruit surtout Nicomédie (A. M., XVII, 7).
P. 268 , 1. 28. — P. 270 , I. 12. — Récit d'après Br., IV, pp. 184-185. (Th., pp. 730-731), sauf que la décision d’informer l’empereur n’y est pas : la destruction « fut exécutée sans délai ».
P. 270, 1. 18-20. — L’intercession d'Hekebolios est conforme à Br., IV^ p. 268, mais est surtout, chez Ibsen, une préparation à sa nouvelle conversion, p. 320. Elle n'est pas dans Th.
L. 24-26. — « c’était la déesse préférée de Julien, qui aimait à se croire son favori » (Br., IV, p. 184 ; Th., p. 730).
P. 273, 1. 5-8. — « il pénétra dans le temple, renversa l’autel, brisa les statues, et jeta au vent les entrailles de la victime et les libations » (Br., IV, p. 182, d'après saint Jérome ; Th., p. 728-729). Ce fait se serait passé non à Antioche, mais à Dorostole, en Thrace, et aurait été accompli non par une foule, mais la nuit, par une jeune homme isolé, qui s’est dénoncé lui-même ensuite. Il s'appelait Emilien.
P, 276, 1. 2. — La vieille Publia dirigeait une communauté de diaconesses et chantait des psaumes quand Julien passait devant chez elle (Br., IV, 194-195 ; Th., p. 39). On ne dit pas qu'elle ait eu un fils.
P. 277, 1. 29-30. — II n'est pas aussi grand que l'empereur précédent. Br., III, p. 7, dit pourtant que Constance était « fort petit' de taille et rendu presque difforme par des jambes courtes et tortues ». Mais Ibsen n’avait sans doute pas lu complètement le chapitre antéprécédent « La jeunesse de Julien », et A. M. dit seulement : « il était plus long de buste que du reste du corps » (XXI, 16).
P. 27 g, 1. 2. — Apollos, prêtre de Corinthe dont saint Paul dit, dans sa première épître aux Corinthiens : « Moi, j 'ai planté, Apollos a arrosé, mais c'est Dieu qui a donné la croissance ». La même réminiscence se trouve dans une lettre de Grégoire à Basile, citée par Br., IV, p. 202 (Th., p. 745).
NOTES 625
P. 280 , 1. 18. — La description de la statue est dans Br., IV, p. 281.
P. 281 , 1. 4-7. — La rencontre des deux cortèges a été suggérée par lr récit de Br., IV, pp. 284-285, où toutefois le cortège chrétien n’accompagne pas des accusés, mais ramène le corps de saint Babylas. Ce récit n’est pas dans Th..
L. 14-15. — Les chants des deux cortèges, que l'on entend jusqu'à la fin de la scène, sont en distiques dactyliques tétramètres rimés, sauf un vers dimètre. — Ces vers paraissent être tous de l'invention d’Ibsen, sauf « Exquis d’être bercé dans l’éclat du soleil » (p. 284, 1. 18), qui peut être une réminiscence de l’Ecclésiaste, XI, 7.
L. 29-30. — Grégoire a dit, p. 268, que les paysans de la Cappadoce s'enfuyaient à cause de la famine ; ainsi est justifiée la présence d’Agathon à Antioche.
P. 287 , 1. 29. P. 290, 1. 19. — Maris de Chalcédoine, arien, qui avait été un persécuteur d’Athanase, fut l'un des premiers à se dresser contre Julien, non à Antioche mais à Constantinople, lors d’une grande cérémonie dans le temple de la Fortune (Th., p. 730). L’histoire de sa fuite vers sa maison de campagne (p. 288, 1. 8-16) n’est pas exacte, mais n’est pas inventée : c’est celle de Marc d’Aréthuse (Br., IV, p. 171 ; Th., 719-721).
P. 289 , 1. 13-20. — Julien « lui demanda d’un ton railleur s'il comptait sur son Dieu le Galiléen pour lui rendre la vue. Je bénis Dieu d’être aveugle, dit le vieillard, pour ne pas voir un homme entraîné comme vous par le démon de l'impiété » (Br., IV, p. 184; Th., p. 730).
P. i2çof 1. 15. — « Je te vomirai de ma bouche » ( Apocalypse , III, 16).
L. 20 27. — La destruction du temple d’Apollon ne fut pas due à un tremblement de terre, mais à un incendie {Br., IV, p. 185; A. M., XXII, 13 ; Th., p. 62).
P. 291, h 5-7. — Julien, attribuant aux chrétiens l'incendie du temple de Daphné, « ordonna que la grande église d’Antioche fût fermée, démolie, et que toutes ses richesses fissent retour au trésor public » (Br., IV, p. 187). A M. dit seulement qu’elle fut fermée.
P. 292. — Tous les détails sur le costume et la nourriture sont pris dans Br., IV, pp. 154-155 (Th., pp. 704-705).
P. 2gsf 1. 16-20. — L’histoire de la statue de Cybèle retrouvée dans du fumier semble être une invention d’Ibsen.
P. 2Q4} 1. 19-22. — V. Br., IV, p. 158. Mais n'est pas dans Th.
P. 2p5, 1. 10-17. — «Julien l’écrivit abirato, en sortant d’un entretien ridicule avec un faux sage qui l’avait entretenu des heures durant de fables de sa composition, où tous les Dieux de la mythologie jouaient des rôles impertinents » (Br., IV, p. 158 ; Th., p. 708).
L. 14-15. — « Heraklius... n’avait fait qu'imiter l'exemple d’Ovide, de Lucien... » (ibid.)
L. 19. — P. 296, 1. 18. — « Tout arrive avec le temps... : cette parole de la comédie a failli s’échapper tout à l’heure de ma bouche, en entendant ce chien aboyer non pas quelques paroles généreuses, mais de vrais contes de nourrice, et encore très sottement débités. J’aurais voulu me lever sur le champ et rompre la réunion, en voyant Hercule et Bacchus mis en scène comme sur un théâtre ; mais je me suis contenu, moins pour l'orateur que pour les assistants , si j’ose dire, et pour moi-même, de crainte de paraître fuir comme une colombe effarouchée... J’ai donc dû me dire à moi-même ce vers d’Homère : Supporte un peu, mon cœur ; tu as souffert des choses plus rudes. Supporte d’entendre un chien en délire pendant une partie du jour. Ce n’est pas la première fois que tu entends blasphémer les dieux. Non, nous ne vivons pas dans des temps si fortunés !... Nous n’avons pas le bonheur d'avoir conservé les oreilles ou du moins les yeux purs des crimes et des hontes de ce siècle de fer. » Br., IV, p. 159 ; Th., pp. 708-709). C’est le texte de Br. que je donne. J’y ai souligné le mot assistants , que la revue danoise a traduit par acteurs , et Ibsen a conservé cette traduction fautive sans se reporter à la traduction française. Et il a cru que Julien cite deux vers d’Homère, alors que le premier seul est une citation. Le sens et la disposition typographiques, dans Br. comme dans Th., expliquent cette erreur. »
P. 297 , h 5"2°* — « Les fables, suivant lui, n’ont qu’un but, c'est de nous mener, avec l’aide des Dieux, par une route agréable et facile, jusqu’aux retraites cachées où réside le Dieu suprême, l’Un, le Bien absolu, et de préparer ainsi l’union de notre âme avec lui. Voilà pourquoi les poètes primitifs les ont inventées, et les divins Platon et Jamblique les ont ou répétées ou amplifiées. Hors de là les fables ne sont
NOTES
bonnes que pour les enfants. D’où te vient donc l'audace... de me traiter comme un enfant?... Crois-tu avoir fait quelque chose de grand pour avoir pris le bâton... » (Br., IV, p. 160 ; Th., pp. 709-710).
P. 2q8} 1. 17. — P. 2çg , 1. 4. — « Je vous connais, et je vous ai donné à tous un nom, et je vais l’écrire. Les malheureux Galiléens... ont dans leurs rangs un certain nombre de gens, qu’ils appellent les renonçants . Ce sont des hommes qui renoncent à un peu de bien qu'ils possèdent, mais qui, en revanche, en acquièrent beaucoup d’autres, mettent la main, en quelque sorte, sur tout ce qu'ils rencontrent, et qui se voient entourés d'hommages, suivis d'un cortège nombreux, l’objet, en un mot, d’un véritable culte. Voilà à qui vous ressemblez, aux richesses près, et encore cette différence n’est-elle pas de votre fait, mais du mien; c’est que je ne suis pas aussi sot que ces gens-là..... et vous hantez la cour encore plus qu’eux et avec plus d'impudence... vous venez,
vous, même quand on vous chasse . Et quel bien, mes bons amis,
est-il résulté de votre venue?... En vérité, je ne crois pas que dans toute votre vie on vous ait vus aussi souvent chez les philosophes que chez les notaires de la cour... Oh, combien la philosophie est devenue par vous vile et méprisable ! O les plus ignorants des orateurs, dont le roi Mercure lui-même ne pourrait pas purifier la langue! » (Br., IV, pp. 160-161 ; Th., p. 710-711).
P. 2gçi 1. I. — P. 301, 1. 33. — Tous les détails sont pris dans Br., IV, pp. 243-244 (Th., pp. 18-19). Plusieurs répliques sont simplement traduites. Mais Libanios n’avait pas été élu maire d’Antioche. Et la jalousie de Libanios à l’égard de Priskos (ton « nouvel » ami) et surtout à l’égard de Maximos, est de l’invention d’Ibsen. Le luxe de Maximos était d’ailleurs réel (Br., IV, p. 151).
P. JO/, 1. 12-26. — « Je ne crois pas que vous m'ayez retranché du nombre de vos amis, bien que je sois le seul qui n’ait rien reçu de vous. Je comprends la raison de cette exception. Vous voulez que toutes les villes de votre empire soient riches en toutes choses, et principalement en éloquence, sachant que c’est la seule distinction qui nous préserve d’être semblables aux Barbares. Vous craignez donc que si je devenais riche j 'abandonnasse mon art, et vous avez cru qu'il fallait me conserver pauvre pour que je restasse attaché à ma profession. C’est ainsi que je veux interpréter votre conduite... C'est dans une vue d'intérêt public que vous
ŒUVRES DE DRESDE
ne me donnez rien. Vous voulez que, manquant de richesses, nous abondions de paroles » (Br., IV, pp. 153- 154 ; Th., pp. 703-704).
P. 302 , 1. 19-20. — a II tenait rigueur à l'empereur, comme une petite maîtresse peut bouder son amant » (Br., IV, p. 243).
L. 25-30. — « L’empereur... n’attendait pas au fond d’autre prix de
son voyage que de me voir et de m’entendre parler . Il ne m’appelait
pas : il m’eût paru indiscret de venir sans être appelé. Je l’aimais comme homme, mais comme prince je ne voulais pas le flatter » (Br., IV, p. 244 ; Th., p. 19).
P. 303 , 1. 12-13. — « Tant que Jamblique n'est pas près de lui, les ténèbres cimmériennes lui couvrent le front » (Br., IV, p. 148, d'après Julien; Th., p. 699).
L. 18-20. — « Maintenant je n’ai que la consolation des pauvres amoureux, c'est de répéter tristement ton nom » (ibid.)
L. 22-27. — K Mais depuis qu’il est parti, c’est aux lambris de ma chambre que je m’adresse en guise de confident, et, couché dans mon lit : Voilà l’heure, m’écrié- je, où l'empereur me faisait venir : j'entrais, je m'asseyais, car il me le permettait... » (Br., IV, pp. 347-348 ; Th., p. 71).
L. 29-30. — a Quand la réponse de son très doux frère Libanios tarde de trois jours, il a vieilli d’un siècle en attendant » (ibid.).
P. 304 , 1. 13-15. — Libanios n’occupait aucune fonction. C’est à titre privé qu’il est venu faire des représentations à l’empereur.
P. 3° 5, 1. 9-14. — « Il mit à la tête de la province de Syrie un certain Alexandre, homme de mœurs violentes et dures,... et comme on réclamait contre cette élévation inattendue : Je sais bien qu'il ne la mérite pas, dit-il ; mais c'est vous qui «méritez de l’avoir pour maître, hommes avares et indociles que vous êtes » (Br., IV, pp. 345-346 ; Th., p. 70).
P. 306 , 1. 3-10. — a Où étaient ces lâches, s’écriait-il, et que ne venaient-ils mourir pour la défense de leurs dieux? Quant aux Galiléens,... s’ils ne se hâtent de rétablir ce qu’ils ont détruit, ils perdront tous la vie, et la ville entière sera livrée aux flammes » (Br., IV, p. 185).
P. 307 , 1. 28. — P. 308, 1. 2. — Les bons rapports personnels, à Antioche, entre païens et chrétiens, sont mentionnés par Julien dans le Misopogon (Br., IV, p. 304; Th., p. 47).
NOTES 629
P. 308 , 1. 5-7. — Fait conté par Br., IV, p. 351, d’après Julien (Th., p. 74).
P. 308 , 1. 12-20. — (Br., IV, p. 303; Th., p. 46). — Mais l’idée de chasser les vagabonds appartient à Ibsen.
L. 77. — P. jop, 1. 6. — « Le but de la philosophie cynique, comme de toute autre, n'est-ce pas le bonheur? Et le bonheur consiste à vivre selon la nature, et non suivant l’opinion... Ni l’aigle, ni le platane, ni aucun autre animal ou végétal ne s'efforcent d'avoir soit des plumes, soit un feuillage d’or... Combien n'est-il donc pas ridicule de voir l'homme chercher son bonheur dans les choses qui lui sont étrangères, la richesse, la naissance, les amitiés puissantes et autres choses de ce genre... Celui qui veut faire profession de cynisme doit d'abord se châtier sévèrement lui-même, et ne point flatter ses penchants... Qu’il ne touche pas même du doigt la volupté avant qu’il ait pu la fouler aux pieds » (Br., IV, pp. 156-157, d’après Julien; Th., pp. 706-707).
P. 3oçy 1. 9-13. — Br., IV, p. 245, (Th., p. 20) suppose que la guerre de Perse a été retardée parce que l’imagination de Julien était k possédée d’une préoccupation plus vive ».
L. 4. — P. 3/0, 1. io-ii. — « La querelle ainsi terminée, Julien prit le meilleur moyen pour en effacer toutes les traces ; ce fut de faire composer son panégyrique par son ami... » (Br., IV, p. 244; Th., p. 20). — G. R. Sievers (Das Leben des Libanius , p. 110) dit à propos de cette scène que « Libanios, par sa vigoureuse défense de sa ville natale, grandit encore dans l’estime de l’empereur ».
P. J//, 1. 23-24. — Il s’agit de l’édit par lequel Julien a interdit aux chrétiens d’enseigner dans les écoles, et dont l’imagination populaire, est supposée ici avoir exagéré la portée.
P. 312 , 1. 1. — Apollinaris, professeur qui composait « en vers pleins de grâce et de feu » des poèmes destinés à remplacer les auteurs classiques interdits aux chrétiens. Ces hymnes « volaient de bouche en bouche, comme les chants nationaux d’une population opprimée » (Br., IV,
p. 195; Th., pp. 39-40)*