L. 6. — Kyriîlos . — V. la note pour la p
P. 3/3, 1. 29-2. — « Insistant sur les périls que faisaient courir aux chrétiens les divisions qui les livraient à la risée de leurs ennemis : C'est
ŒUVRES DE DRESDE
là ce que je crains, disait-il, et non la guerre du dehors » (Br., IV, p. 237 ; Th., p. 13).
P. 313 , 1. 28. — Récit emprunté à Br,, IV, pp. 171-173 (Th., pp. 718- 721). « Dieu le Seigneur était en lui » est la seule phrase ajoutée par Ibsen. Par contre, il a négligé de dire que Marc avait autrefois sauvé Gallos et Julien du massacre de leur famille, de mentionner la raison de l'excitation contre lui (son église était bâtie sur l'emplacement d'un temple qu'il avait fait détruire), et de dire que ses bourreaux finirent par lui rendre sa liberté sans condition. L'histoire provient de Grégoire de Nazianze.
L. 30. — P. 314 , 1- — Hilarion et Agathon sont des personnages
inventés, mais le supplice d 'Agathon provient du récit par Br., IV, pp. 286-287, d'après Sozomène, des tortures infligées à Théodore, par ordre de Julien pour lui faire avouer qu'il avait incendié le temple de Daphné. — Hilarion est ici (p. 28-29) le jeune frère dJ Agathon, ce jeune frère dont il est question dès le premier acte de la première partie (p, 55, 1- 21-22). Mais il est aussi (p. 276) le fils de la vieille Publia. C’est là une confusion bien rare chez Ibsen.
P. 314 , 1. 17. — Serapion à Doristora. Je pense quTbsen a pensé à Émilien de Dorostole, qui s'est dénoncé lui-même pour épargner ses frères, etaété jeté dans la fournaise. (Br., pp. 182-183). Le nomd'Émilien a d’ailleurs été d’abord écrit dans le brouillon (p. 586), et Ibsen l'a sans doute remplacé par un nom imaginé, parce qu'il ne se rappelait pas, ni ne retrouvait, le nom exact de l'endroit où le fait s'était produit.
L. 20. — P. 3/5, 1, 12. — Histoire contée par Br., IV, pp. 174-175, d’après Grégoire de Nazianze et la Chronique alexandrine (Th.,pp. 271- 272).
P. 375,1. 6. — Suite d'un passage de Br., utilisé p. 312 : « C’est là ce que je crains, disait-il, et non la guerre du dehors, non cet animal funeste qui s’est élevé contre l'Église, cet aide qui vient achever l’œuvre du malin. Qu’il nous menace du feu, du fer, des bêtes féroces ! Dût-il devenir plus inhumain que ceux que la démence a égarés avant lui, dût-il ajouter des plus rudes supplices à tous ceux qu'on a découverts, il n’importe. Contre tout cela, j’ai un remède : un chemin m’est ouvert vers la victoire... »
NOTES
P. 3/7, 1. 16-21. — « J'ai ordonné qu’on enlève tout Targcnt.de l'église pour le distribuer aux soldats, et que les propriétés soient réunies au domaine : afin que, réduits à une pauvreté salutaire, ils [les chrétiens] ne perdent pas la palme qu’ils espèrent » (Br., IV, p. 269). Ce passage plus librement transcrit que d’habitude n’est pas dans Th.
P. j/c?, 1. 2-.6. — (Br., IV, p. 324; Th, p. 54).
P. 318, 1. 21. — 319, 1. 31. — Tout ce dialogue est littéralement traduit, sauf les dernières lignes traduites plus librement, sur Br., IV, pp. 233 sqq (Th., p. 9-10). Cette littéralité est d’autant plus frappante que Br., ici, a lui-même eu recours à la forme dialoguée. La scène se passe à Ancyre et le chrétien s’appelle Basile. Ibsen a évidemment voulu éviter de donner ce nom à un nouveau personnage, et a pris celui de Cyrille, qu’il n'avait pas cité en contant, pp. 31 4-31 5, les événements d’Héliopolis. Il lui a d'ailleurs donné le nom de Basile dans son brouillon (p. 579). Julien chargea le comte Fromentin de faire administrer des coups à ce Basile, mais sans parler de lui faire confesser son erreur par ce moyen. L’histoire est empruntée à Sozomène.
P. 321 y 1. 6. — 322, 1. 3. — Le retour de Hekebolios au christianisme a eu lieu, — conformément à son caractère — non pas du vivant de Julien, mais aussitôt après la mort de Julien, et avec la mise en scène ici indiquée, et le mot : « Foulez-moi aux pieds, je suis un sel affadi ! » Mais l'anecdote, d’après Socrate, n'est pas dans Br. Ibsen l’avait trouvée dans Neander (Allg. Gesch.y p. 51), et dans Auer, P- 57.
P. 324y 1. 1-10. — « Il n'est pas étonnant que la viande soit si chère, quand tous les animaux passent en hécatombes » (Br., IV, p, 308, d’après Julien qui rapporte des propos entendus dans la rue ; Th., p. 50).
P. 32$y 1. 23. — P. 326, 1. 17. — Histoire contée par Br., IV, p. 282, d’après Julien. C’est au temple d'Apollon à Daphné que la scène a eu lieu. N’est pas dans Th.
P. 327, 1. 4-5. — Julien parle lui-même du Chi et du Kappa dans le Misopogon (Br., IV, p. 316; Th., p. 52).
L. 17-21. — « La vermine s’y promène à Taise, comme les bêtes fauves dans la forêt » (Br., IV, p. 309, d’après Julien; Th., pp. 50-51)- La citation que Br. fait ici de Julien est longue, mais Ibsen, cette fois, s'en est peu servi.
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P. 328, 1. 1-2. — « Contre les chiens ignorants » est le titre de l'un des deux opuscules de Julien qu'Ibsen a largement utilisés dans la première scène du troisième acte. Mais dans « L'ennemi de la barbe » ( Misopogon ) , Julien n'emploie pas cette expression contre les Antiochiens.
L. 5. — P. 32çt 1. 15. — Suite de l'histoire de Basile d'Ancyre, mais cette fois Ibsen a traduit quelques passages beaucoup plus librement. (Br., IV, pp. 234-235; Th., p. 11).
P. 329 , 1- 19-29. — P. 32çt 1. 2. — « Pendant tout le supplice, il avait vu à ses côtés, disait-il, un jeune homme assis qui lui essuyait sa sueur avec un linge blanc, et lui jetait de l'eau fraîche pour le ranimer ; et la douceur de cette vision était telle qu'elle effaçait tous ses tourments » (Br., IV, pp. 286-287). Seulement ce passage ne concerne pas Basile d'Ancyre, mais Théodore (V, note pour la p. 314).
P. 33°, b 3-7. — Traduit de Br., IV, p. 235 : on revient à Basile d'Ancyre.
P. 33 * , 1. 2-10 et 21-23. — a Leurs faux dieux sont de l'or et de l'argent, un ouvrage de main d'homme » (Psaumes , CXV, 4). Les autres vers paraissent être de l'invention d'Ibsen. — La chanteuse Publia est dans Br., IV, p. 294 (Th., p. 39).
P. 332, 1. 10 -334, 1. 22. — Jovien n'a rien eu à voir avec la reconstruction du temple de Jérusalem. Son récit résume celui de Br., IV, p. 335 (Th., p. 62), mais cinq ou six lignes seulement sont littérales.
P. 335t h 14-15. — « Voilà l'ours, disait l’un sur son passage — Non, répondait l'autre, c'est l'homme-singe qui a de grandes épaules et de petites jambes... Il va préparer le sacrifice. — Non, c'est le boucher qui va tuer la bête! » (Br., IV, pp. 307-308, d’après Julien qui rapporte des propos de la rue ; Th., p. 50).
P. 336 , 1. 5-8. — Ces deux faits cités par Julien paraissent être de l'invention d'Ibsen.
P. 33$, 1. 2-3. — Ibsen avait pu lire le résumé de la satire Les Césars dans Br., IV, pp. 317-323. Mais il n'y a rien pris. L'idée que Constantin « a rétréci les frontières de son esprit et de sa volonté » n'y est pas. Th. n'en parle pas.
P. 340 , 1. 23-24. - — Réminiscence de passages de l'Ancien Testament Genèse , XXXV, 2; Exode, XXIII, 13).
NOTES
P. 34 r , 1. 22-24. — Les propositions de paix, que Sapor n avait pas faites formellement, ont été rejetées par Julien sans hésitation, et la guerre avait été préparée depuis le commencement du règne (Br., IV, p. 338; Th., p. 64).
P. 344 , h 4. — Arsace et les Arméniens n’étaient pas là. Julien leur réservait un rôle à part (A. M., XXIII, 2).
L. 10-17. — Plan de campagne tel qu’Ibsen a été amené à le concevoir, avec la flotte remontant le Tigre (V. la notice, tome IX, p. 5°°)*
L. 26. — P. 346 , I. 2. — « La foule le suivait pourtant le jour de son départ, nombreuse, inquiète, suppliante : Revenez heureux et glorieux, disait-elle, et soyez moins irrité contre nous ». A Libanios il disait : « Non, ...c’est affaire faite. Si les Dieux me conservent, c'est à Tarse, et non ici, que je reviendrai. » (Br., IV, p. 346, d'après Libanios; Th., p. 70).
P. 345f 1. 4-14. — Ce furent des lettres de Rome qui annoncèrent que « les livres sibyllins, consultés sur l’ordre de Julien, défendaient manifestement de passer la frontière cette année ». (A. M., XXIII, 1). L'interprétation donnée par Maximos ne se trouve pas dans Ammien.
L. 20-80. — (A. M., XXIII, 2). L’idée que les soldats écrasés auraient été chrétiens appartient à Ibsen.
P. 34<5) 1. 14-17 et P. 347, 1. 2-9. — (A. M., XXIII, 5).
P. 347 , 1. 14-25. — (A. M., XXIII, 3). Mais l’histoire est modifiée par Ibsen, afin d’y faire intervenir les Galiléens. L'interprétation, p. 348, 1. 1-2, est dans Ammien.
P. 348, 1. 13-19. — En fait, les aruspices étrusques, toujours consultés, jamais écoutés, accompagnèrent l’armée jusqu'à la fin. Mais l’acte ici prêté à Julien a pu être suggéré par le serment qu'il fit plus tard de ne plus sacrifier à Mars (A. M., XXIV, 6).
P. 350, 1. 7. — P. 35?) 1. 7- — Rêve conté par Julien et résumé par Br., IV, pp. 162-163 (Th., pp. 711-712). Ibsen l’a résumé encore plus dans les six premières lignes, puis a traduit presque littéralement toute la suite. Toutefois, les lignes 27-28, p. 350, sont ajoutées.
P. 353, 1. 6. — Ce n’est pas l'empereur Antonin, mais Marc-Aurèle dit aussi Antonin, qui fut particulièrement divinisé, proclamé « dieu propice » pendant la cérémonie de ses funérailles avec une spontanéité
ŒUVRES DE DRESDE
sans exemple, et est devenu l'objet d’un culte durable. « Le nom d’Antonin désormais fut sacré » (Renan, Marc-Aurèle , p. 487). La confusion d’Ibsen provient sans doute de ce que l’on donnait — sans motif — le nom de « temple d’Antonin le pieux » à la Dogana di terra , aujourd’hui la Bourse de Rome, qui a la façade d’un temple antique.
L. 16-26. — Ce n'est pas Jovien, mais Valentinien, à qui ce fait dit-on, est arrivé (Br., IV, p. 169, d'après Sozomène ; Th., p. 717).
P. 354t 1. 7-iï* — Jovien était chrétien, ce qui ne l'empêchait pas d'être domesticorum ordinis primus (A. M., XXV, 5). Sa conversion est une invention d'Ibsen.
P. 357, 1. 15. — P. 358 , 1. 2, — Cette parabole paraît être de l'invention d’Ibsen.
P. 359> 1- 4“7» — Br. n’emploie l'épithète « le grand » ni pour Grégoire ni pour Basile. Ibsen paraît l’avoir prise dans Auer. Elle ne pouvait d’ailleurs leur être déjà donnée.
L. 10-14. — Basile était alors dans le Pont, c’est-à-dire fort loin du parcours des armées de Julien. Tout son rôle au quatrième et au cinquième acte est une invention d'Ibsen.
P. 360, 1. 1-21. — P. 358, 1. 4. — Inspiré, sans que rien soit traduit, par Br., IV, pp. 387-388, (Th., p. 76) où Maximos, à propos d'offres de Sapor, est celui qui combat le plus énergiquement toute idée de paix : « Il rappela... que jamais Alexandre n’avait admis de pareilles ouvertures, et il insinua... que la métempsycose n’était pas un système si absurde qu’on le pensait généralement,... et qu’en fin l’âme de Julien, si semblable à celle du fils de Philippe, n’avait peut-être, pour trouver le chemin de la victoire, qu’à consulter les vagues réminiscences d’une vie antérieure. »
L. 27-31. — Probablement pris dans Auer, p. 4, qui attribue à Maximos la désignation de Julien comme celui qui doit sauver le paganisme et qui est visé par cette prophétie.
P. Jô/. 1. 22. — Dieu éprouva-t-il des regrets} Idée rencontrée déjà. Mais il s’agit ici de regrets éprouvés aussitôt après la création. Ibsen pensait les voir exprimés par la Genèse, I, 31 : « Et Dieu vit tout ce qu il avait fait et trouva que c'était bien ». Dieu ne s'était donc pas senti rassuré, disait Ibsen (Souvenirs de John Paulsen).
NOTES
P. Jdd, 1. 22-24. — « Je réfléchis, dit-il, qu'on pouvait être moine par le cœur autant que par le corps » (Br., IV, p. 196, d’après Grégoire de Nazianze ; Th., p. 740).
P. 367 , 1. 23-31. — Paraît provenir de l’édit de Julien cité par Br., IV, pp. 210-213 (Th., pp. 751-753) où il y a : « Tenez-vous-en à Mathieu et Luc ». Mais ici Julien dit son vrai motif, et non l'argumentation de l’édit. De plus, il interdit aux élèves l’accès des écoles, que l'édit permet expressément.
P. 30#t 1. 2-7. — « De quel droit, s’écriait-il, cet homme, cet amant de la Grèce et de l’éloquence, prétend-il que le grec lui appartient, à lui
et à ses Dieux? . Ne sont-ce point les Égyptiens... qui ont inventé
l’usage des lettres? . Tu es revêtu de la pourpre, vas-tu la rendre aux
Tyriens, qui ont su, les premiers, la découvrir? » (Br., IV, pp. 217-218, d’après Grégoire de Nazianze ; Th., p. 757),
P. 1. 12. — Plusieurs semaines se sont écoulées entre ce tableau et le précédent, puisque Julien, dans le second tableau de l’acte, était encore sur le territoire romain, et que maintenant il a traversé les deux fleuves. A vol d'oiseau, il a parcouru près de 500 kilomètres en terre ennemie.
L. 24. — Nul ne nous a disputé le passage des fleuves. En réalité Julien avait livré maint combat, et le passage du Tigre, en particulier, avait été difficile.
P. 374, 1. 1-17. — L’épisode visé date des premiers mois du règne, à Constantinople. Julien fit installer « un autel portatif dont le feu était allumé, et un peu plus loin une petite table portant une cassolette d'encens. Ordre fut donné à tous ceux qui viendraient recevoir leur solde de commencer par verser quelques grains d’encens sur le feu » (Br., IV, p. 166, d’après Sozomène et Grégoire (Th., p. 715). Il n’est pas question des bustes de Julien, mais, « à côté de la médaille de l'empereur», on avait placé « les symboles de Mars, de Jupiter et des autres Dieux ».
P. 375 y 1. 29-31. — Br. dit au contraire expressément que « depuis plus d'un mois, aucun courrier d’Antioche n’était arrivé » (Br., IV, p. 382). Mais ce n’est pas dans Th.
P. 376 , 1. 14-17. — Grosse déformation historique. On était aux portes
ŒUVRES DE DRESDE
de Ctésiphon (V. Br., IV, p. 381). La campagne est très résumée dans Th. C'est A. M. quTbsen a suivi.
P. 377, i. 20-24. — Ce fait s'est passé pendant que Julien se rendait de Constantinople à Antioche (Br., IV, pp. 238-240; Th., p. 14).
L. 25. — P. 37 8 , 1. 24. — Ce passage est le seul où Ibsen parle autrement que par allusion rapide d’Athanase et des affaires d’Égypte, si importantes. Julien avait d'ailleurs eu connaissance à Antioche des faits mentionnés, et y était intervenu. Artemios avait même été condamné à mort par Julien, ce que Grégoire de Nazianze lui a reproché p. 264. Ibsen le fait massacrer ici une seconde fois, après le retour d'Athanase. De plus, tous les faits sont déformés. Athanase, en effet, n'est rentré dans Alexandrie qu 'après la mort de Georgios et d’ Artemios, car tous deux, ariens fanatiques, étaient ses ennemis, et cette interversion change complètement le caractère de cette histoire. Cela n'empêclie pas Ibsen, dans le détail, d'emprunter à Br. quelques lignes au sujet de l'entrée d'Athanase dans sa ville (IV, p. 255 ; Th., p. 28-29), et de la dévastation du Serapeion (IV, p. 249 ; Th., p. 23), mais la destruction d'une bibliothèque est un incident à part, singulièrement déformé (V. p. 253 ; Th., p. 24).
P. 382 , 1. 27. — Le défilé d'Ariman paraît être une invention d'Ibsen. L’histoire du transfuge persan est mal connue, Ammien présentant une lacune à cet endroit, en sort que Br., IV, pp. 388-390, se réfère ici à des historiens ultérieurs, et Ibsen ne le suit même pas. Il néglige, d’ailleurs, l'arrivée d’un messager persan officiel, qui apportait, à ce moment même, des propositions de paix très avantageuses. Il est donc arbitraire d'attribuer à Julien des décisions de joueur aux abois. D'ailleurs, toute la situation de l’armée, ainsi que la géographie, sont entièrement faussées dans un but dramatique bien déterminé (V. la notice t. IX, PP- 536-537).
P. 386 , 1. 28.* — P. 387,1. 16. — Une lettre d'Antioche est une invention d'Ibsen, contredite expressément par Br., IV, p. 382, et aucun texte n'attribue à Maximos ni aux livres sibyllins la prédiction sur le lieu où Julien devait mourir (Br., IV, p. 399; Th., p. 84 ; A. M., XXV, 3). D'après Auer, p. 205, la prédiction provenait d'un rêve que Julien avait eu à Antioche.
P. 391 , 1. 9-12. — k On les rassura en leur faisant remarquer qu’il
NOTES
n'y avait ni image, ni idole sur l’autel, et en protestant qu’il ne s’agissait que d’une étiquette insignifiante qu’on voulait remettre en vigueur... » (Br., IV, p. 167 ; Th., p. 715). Toute la page suivante est empruntée au même passage, mais sans traduction.
P. 395 y 1. n. — Ce conseil de guerre est indiqué par A. M., XXIV, 8.
P. 39^ , 1. 7 ; P. 397 , 1. 9-io et 1. 18-21. — La plaine qui brûle, les cousins et les mouches venimeuses, les prisonniers montrés à l'armée, sont dans A. M., XXIV, 7 et 8.
P. 397 y 1. 16. — Ces six semaines se réduisirent en fait à quelques jours, passés devant Ctésiphon. Ibsen veut donner l'impression que Julien ne sait plus ce qu’il fait.
P. 398 y 1. 4-5. — Les philosophes accompagnant Julien avaient été, au contraire, ardents partisans de la campagne (A. M., XXIII, 5).
P- 399, 1. 18. — Invention d’Ibsen.
P. 398 y 1. 18-21. — • Vers trochaïques libres, le premier et le troisième tétramètres, masculins et rimés, le second et le quatrième trimètres, féminins et rimés.
P. 402y 1. 9-12. — (Br., IV, pp. 168-169; Th., p. 715). Ibsen néglige le fait que la condamnation fut commuée.
P. 403y 1. 8-12. — Réminiscences de deux lettres 4e Julien citées par Br., IV, pp. 299 et 185 (Th., pp. 731 et 43). y* P. 405 y 1. 18. — Ce rêve paraît être une invention d'Ibsen.
P. 407 y 1. 2-7. — La consultation des aruspices étrusques eut lieu à la suite de l’apparition dont parlera Julien p. 415, 1. 1-12 (A. M., XXV, 2). Les Mages chaldéens et les présages pris en neuf endroits sont ajoutés par Ibsen. Les répliques suivantes, qui donnent une impression d’indécision, sont exactement contraires à ce que dit A. M., d’après qui Julien « sceptique en mainte occasion », et « devenu tout à coup réfractaire à l’art divinatoire », ne voulut même pas consentir à un retard de quelques heures, malgré les supplications des aruspices.
P. 4oçy 1. 19. — « Unus Deus nuîlus est , dit l’empereur Hadrien » (Neander, biog., p. 23, en note).
P. 4iOy 1. 6-9. — Vers trochaïques, rimés, les deux premiers dimètres, les deux autres trimètres.
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L. 23-27. — « Puis les chrétiens disaient tout bas qu'en sortant, il avait fait mettre le temple sous le scellé, parce qu'il ne voulait pas qu'on y vît les restes des victimes humaines dans les entrailles desquelles il cherchait à lire l’avenir » (Br., IV, p. 355, d'après Theodoret). Mais l'histoire n’est pas dans Th.
P. 414 , 1. 13-19. — Br. attribue cette intention à Julien d’après Grégoire (IV, p. 438). Mais ce passage n’est pas dans Th. C’est dans Auer, pp. 268-269, qu’Ibsen l’a trouvée.
¥. 4*5- — « Une nuit,... il vit, ainsi qu’il en a fait confidence à quelques amis, le génie de l’empire, mais bien différent de ce qu’il était lorsqu’il apparut à Julien César, lors de son avènement dans les Gaules. Sa contenance était morne; un voile couvrait sa tête et sa come d’abondance, et il ne fit que traverser silencieusement la tente » (A. M., XXV, 2). Cela se passe le matin de la bataille où Julien fut blessé. On peut observer qu’Ibsen néglige la corne d’abondance à laquelle on reconnaît le génie de l’empire, souvent gravé sur les médailles, et qu'il lui donne ici son nom pour la première fois.
P. 416 , 1. 14. — P. 4/7, 1. 16. — Ce rêve paraît bien être de l’invention d’Ibsen. Il a pu être suggéré par Neander, Allg. Gesch., II, p. 144, qui dit dans son chapitre sur les Ophites : « Ceci seulement leur est particulier que, lorsque le Christ supérieur est descendu par les sept cieux des sept anges, ou a parcouru les sept étoiles, afin d’atteindre la terre, il est apparu partout, dans chaque ciel, sous une forme analogue à la leur, comme un pareil ange. »
¥.418,1. 7. et 1718. - Sozomène conte qu’un jour Libanios pas¬
sait devant un prêtre qu’il connaissait : « Eh bien, lui dit-il en raillant, que fait en ce moment le fils du charpentier? — Il taille un cercueil pour mettre dans un tombeau, lui répliqua le chrétien d’un ton sévère » (Br., IV, p. 350; Th., p. 74). La même anecdote est dans Auer, p. 271.
¥. 419, 1. 15-16. — Br., IV, p. 396, d’après A. M., XXV, 2, raconte une pareille apparition, mais qui suivit immédiatement celle du Génie de l’empire.
L. 2i. — Ibsen attribue à Maximos le conseil qui, ce jour-là, fut donné avec insistance par les aruspices (A. M., XXV, 2).
NOTES
P. 420, 1. 23-25. — L’ouvrage de Kytron est une invention d'Ibsen. Il n’était pas, d’ailleurs, à la campagne de Perse, et Julien l’estimait peu (Br., p. 194 ; Th., p. 710.)
P. 423, 1. 30-31. — (Suétone, Caius Caligula , XXX).
P. 424, 1. 15. — P. 425, l. 24. — Cette hallucination de Julien se trouve être une transformation du récit de l'auteur anonyme des Actes du martyre de saint Theodoret, d'après qui l’armée qui attaqua Julien était une armée d’anges sous la figure de Perses. Mais Ibsen n’a évidemment lu ni ces Actes, ni l’abbé de la Blèterie, qui les cite comme « un excès prodigieux de crédulité » (Vie de V empereur Julien, I735j p. 483). Et Br. n’en parle pas.
P. 426, 1. 20. — Ce cri célèbre n'est pas dans A. M., et plusieurs historiens le remplacent par : « Soleil, tu m'as trompé ! » Ibsen a pris les deux, le second p. 435, 1. 31 (Br., IV, p. 398 ; Th., p. 84).
P. 427 , 1. 1-3, — Jovien n’était que chef des gardes, et son rôle dans la bataille est de l’invention d’Ibsen.
P. 42S , 1. 21-23. — Sapor n'envoya ses négociateurs que plusieurs jours plus tard (A. M., XXV, 6).