‹ Œuvres complètes. tome huitièmeChapitre 10 sur 148 · L’ÉCRITURE DU POÈME · texte numérisé non relu

L’ÉCRITURE DU POÈME

Vers la fin de Thiver, Ibsen sortit avec sa femme et deux amis qu’il avait eus à déjeuner, et, rencontrant Knudtzon, l’adjoignit à son groupe. Il s’agissait d’aller boire du vin dans une guinguette des environs. Ibsen commençait à se mettre en dépense, comme on voit, mais lorsqu’il voulut prendre une voiture, sa femme protesta. « Monte 1 » ordonna-t-il d’une voix forte. Et Mme Ibsen monta aussitôt. Au retour, comme on avait bu six fogliettes, deux des compagnons d'Ibsen jugent bon de le tenir solidement entre eux. Mais il voit un gros chien qui aboie derrière une grille, et il va s’amuser à exciter l’animal avec sa canne. Ce jeu dure six à huit minutes, affirme Knudtzon et le chien est de plus en plus furieux. Puis Ibsen s’arrête soudain, lorsqu’il remarque deux enfants italiens en costume national venus au bruit. Sa figure prend alors une expression de bonté, et il caresse la fillette.

Cette anecdote est caractéristique de l’humeur d’Ibsen, telle qu'elle se manifeste à Rome pendant l’hiver 1866-67. Il passe par brusques accès d’une impression à une autre tout opposée. Il semble un peu manquer d’équilibre. Il peut être

î Fr. G. Knudtzon, Vngdomsdnge^ t. XlAyi-deMonoirer ogBrevet pp. 215-220.

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