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T. VIII
(au moins).
ŒUVRES D ITALIE
On voit rinégalité du rendement. Qu’ii soit relativement faible pour le premier acte est un fait naturel. Bien que ce premier acte ait été commencé à Tétât de brouillon d’essai à la fin de décembre, c’est la mise en train. Ibsen tâtonne encore peut-être pour le choix de ses rythmes. Il écrit sans doute plusieurs de ces brouillons préalables qu’il a détruits plus tard. Ensuite, le travail avance plus rapidement, et lorsqu’il approche de la fin, il travaille presque aussi vite que deux ans auparavant, quand il écrivait son Br and dramatique. Mais il n’y a évidement rien de plus à tirer de ce tableau. C’est la comparaison avec le temps consacré à la rédaction du second acte qui est intéressante.
C’est le 3 mars qu’il commence ce second acte. Le 9 mars, soit six jours après, il écrit à son éditeur :
Dans mon nouveau poLme dramatique, je suis maintenant parvenu au milieu du second acte ; il sera en cinq actes, et autant que je puisse le calculer d’avance, de 250 pages environ. Si vous le désirez, je pourrai déjà vous envoyer le manuscrit en juillet
Conformément à son habitude, Ibsen prévoit l’œuvre achevée beaucoup plus tôt qu’elle ne le sera. Et — aussi conformément à son habitude — on peut croire qu’il déclare son travail un peu plus avancé qu’il ne Test. Si on le prend à la lettre, le second acte ayant 520 vers, il en aurait composé près de cinquante par jour, ce qui est d’autant plus invraisemblable que les manuscrits conservés contiennent trois états de la seconde scène. S’il se dit parvenu à la moitié de Tacte, c’est là une expression approximative et optimiste, qui signifie qu’il en est au tiers ou peut-être au quart. Mais ceci résulte sûrement de sa lettre : la rédaction du second acte a commencé sans aucune difficulté, le travail avançait même sensiblement plus vite qu’au cours de la rédaction du premier, et lorsqu’il approchait du milieu de ce second acte, Ibsen croyait que tout irait
Brevet I» PP- 149-150.