UN TROISIÈME
Crachons-lui dans les yeux !
UN QUATRIÈME, au forgeron.
Vas-tu flancher?
LE FORGERON, jetant sa veste.
J'abattrai cette rosse !
LA MÈRE DE SOLVEJG, à sa fille.
Tu vois comment on traite ce toqué.
AASE, entre^ une baguette à la main.
Mon fils est là? Je vais le fouetter !
Oh, quel plaisir j'aurai à l'étriller !
LE FORGERON, retrousse ses manches de chemise. Pour un tel corps, c'est cravache trop souple.
PLUSIEURS Aslak va le cingler !
D'AUTRES L'écharper !
PEER GYNT, ACTE I
LE FORGERON, crache dans ses mains et dit à A ase en clignant des yeux.
Le pendre !
AASE
Pendre mon Peer? Essaye, si tu oses... ;
Aase et moi, nous avons dents et griffes!...
Où est-il?
(Elle crie à travers la cour.)
Peer !
LE MARIÉ, arrive en courant.
Oh, misère de Dieu !
Venez, père et mère, et... !
LE PÈRE
Qu’est-ce qui cloche?
LE MARIÉ Songez, Peer Gjmt...
AASE, criant.
Est-ce qu'ils l'ont tué?
LE MARIÉ
Non, Peer Gynt... 1 Regardez... sur la colline... ! LA FOULE
Avec la mariée !
AASE, laisse tomber sa baguette,
La brute !
LE FORGERON, tout ébahi.
Il grimpe
les rocs abrupts, parbleu, comme une chèvre !
ŒUVRES d'iTALIE
LE MARIÉ, pleurant.
Il la tient, mère, ainsi qu’on tient un porc !
AASE, avec un geste de menace.
Oh, puisses-tu tomber, et...?
CElle crie avec angoisse.)
Attention,
sur le versant !
LE PROPRIÉTAIRE DE HÆGSTAD, arrive tête nue et blanc de colère.
Je le tue pour ce rapt !
AASE
Non, Dieu me damne si je vous laisse faire !