‹ Œuvres complètes. tome onzième, Les Drames modernesChapitre 61 sur 153 · VOIX EN SOURDINE · texte numérisé non relu

VOIX EN SOURDINE

Que dit-il? Le consul? Le consul Bernick?

Ils sont provisoirement entre mes mains. Naturellement, j'en ai fait confidence à mes collaborateurs, messieurs Rummel, Vigeland et Sandstad, et nous avons été d'accord pour...

RUMMEL

Ce n'est pas vrai! Des preuves... des preuves!...

VIGELAND

Nous n'avons été d'accord sur rien du tout !

SANDSTAD

Non, je dois dire...

LE CONSUL BERNICK

C'est très juste ; nous ne nous sommes pas encore accordés sur ce que je vais dire. Mais j'ai l'espoir certain que ces trois messieurs m'approuveront lorsque je déclare que j'ai, ce soir, été d'accord avec moi-même pour décider que

LES SOUTIENS, ACTE IV 297

ces terrains seront offerts à une souscription générale d'actions ; quiconque le voudra pourra y avoir part.

NOMBREUSES VOIX

Hourra ! Vive le consul Bernick !

RUMMEL, bas au consul Bernick .

C'est une infâme trahison!...

SANDSTAD, de même .

Alors, nous sommes joués!...

VIGELAND

Ah ! que le diable emporte !... Grand Dieu, qu’est-ce que je dis là?

LA FOULE, au dehors.

Hourra ! hourra ! hourra !

LE CONSUL BERNICK

Silence, messieurs. Je n'ai aucun droit à ces hommages ; car ce que j 'ai décidé maintenant n'était pas mon intention première. Mon intention était de tout garder moi-même, et je continue à être d'avis que le mieux, pour l'utilisation de ces terrains, est qu'ils demeurent réunis dans une seule main. Mais on peut choisir. Si on le désire, je suis disposé à les gérer de mon mieux.

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