‹ Œuvres complètes. tome onzième, Les Drames modernesChapitre 82 sur 153 · L. 12. — Rawlinson] Tennyson. Et de même partout · texte numérisé non relu

L. 12. — Rawlinson] Tennyson. Et de même partout

P. 337, 1. 4. — Après cette ligne , le manuscrit continue ainsi :

Madame veuve Bernick. — Oui, n'est-ce pas comme des fantômes d'autrefois? Écoutez ! Les voilà qui chantent ! Comme cela remplit l’air ! Comme cela résonne dans notre ville paisible. . .

Rôrlund. — Et cela, juste à l'heure du dîner ! Le Bénédicité troublé dans toutes les maisons. Voyez, des hommes sérieux courent aux fenêtres, la serviette sous le menton...

Olaf (dans le jardin). — Maman, les Américains crient hourra à la porte de grand-papa !

Rôrlund. — Hourra? Oui, vraiment ! C’est bien le retour du fils prodigue. Non pas contrit ; non pas avec les larmes du remords, mais avec des cris effrontés, avec des chansons légères !... Mes chères amies, nous ne devons pas être témoins de cela. Rentrons à notre travail !

ÉBAUCHES ET VARIANTES

Madame Bernick. — Oui, venez, venez !

(Toutes les dames entrent dans le vestibule et prennent place autour de la table.)

Rôrlund (ferme la porte du jardin). — Voilà; une barrière entre nous et l’esprit de légèreté...

Madame Rummel. — Ne regarde pas dehors, Hilda !

Madame Holt. — Toi non plus, Netta !

Rorlund. — ... Et un voile devant l'inconvenance...

(Il baisse les rideaux en sorte que la salle est dans une demi-obscurité.)

Bernick. — Vous vous donnez trop de mal, monsieur le professeur. Nous sommes si habitués à des vacarmes de marins étrangers...

Rorlund. — Étrangers,... oui, on subit ça. Mais celui qui surgit tout à coup parmi nous, et qui signale son retour d’une manière si caractéristique... ; oui, dans une maison ordinaire, je ne m’exprimerais pas aussi brutalement; mais dans ces murs, je sais que dominent des considérations qui importent plus que le hasard d’une parenté...

Bernick. — Oui, oui, oui, soyez tranquille...; notre petite société... elle a ses soutiens, monsieur le professeur.

Rôrlund. — Soutiens qui ont fait leurs preuves, monsieur Bernick. Je le sais, je le sais. Vous avez déjà une fois mis bon ordre aux excès dans la ville...

Mademoiselle Hessel. — Non, je ne pouvais pas attendre plus longtemps. Me voici, chers amis !

Madame Bernick. — Lona !

Madame veuve Bernick. — Lona... chère enfant !

Mesdames Holt et Rummel. — Mademoiselle Hessel !

Mademoiselle Hessel. — Oh ! ne me regardez pas ; car je ne me suis lavée qu’à peu près. Aussitôt que j'ai entendu dire qui était l’Américain... ; mais on dirait que vous ne le savez pas?

Madame Bernick. — Si, malheureusement !

Mademoiselle Hessel. — Malheureusement? Est-il arrivé quelque chose de fâcheux? Vous êtes assis là dans la [Suit le texte de la fin de l'acte définitif depuis la p. 166, 1. 20, sauf les différences qui suivent ;]

P. 166, 1. 25. — L'indication scénique manque.

P. 167, 1. 2-4. — Mais - s'est vues Manque.

L. 9. Un moment de joie? Savez- vous que le fils prodigue du vieux Tônnesen est revenu?

P. xi. — Non?] Faut-il recevoir le fils prodigue avec des figures d'enterrement? Comment lisez-vous votre Bible, monsieur le pasteur?

P. 167, 1. 18-P. 168, 1. 17. — Viens m’aider, cousin Karsten ; il nous faut ouvrir portes et fenêtres.

Madame Bernick. — Mais Lona, qu’est-ce que tu fais?

RoRLUnd. — Mais, monsieur Bernick...

Bernick. — Oui, excusez;

Mademoiselle Hessel (remontant les persiennes). — Faisons entrer la pleine lumière du jour ! Voilà ! Nous sommes sortis du caveau ! Regardez, toute la ville est en l'air. Et écoutez comme ils jouent et chantent au soleil, ces étrangers! Voilà de vrais hommes,... pleins de soleil comme des fruits du Midi. Oh! comme c’est dommage, chère tante, qu’avec vos mauvais yeux vous ne puissiez pas voir toute cette animation charmante.

Madame veuve Bernick. — Parle-m’en, ma chère enfant, et je la verrai.

P. 168, L 29. — Ouvrir toutes les portes et fenêtres en grand, monsieur le pasteur.

Ce manuscrit consiste en quatre pages et demie sur un cahier de six feuillets > contenant le commencement du premier actet jusqu’à la p. 130, l. 26, du texte définitif , en écriture soignée. La suppression du rôle de Mme veuve

ÉBAUCHES ET VARIANTES 357

Bernick montre que ce manuscrit est postérieur au précédent. Voici les principales divergences d’avec le texte définitif :

P. 125, 1. 2-13. — Comme dans le manuscrit IX.

Page 1