LES NORVÉGIENS A LA DÉCOUVERTE DE LA NORVÈGE
Le Romantisme traditionnaliste. — L’histoire ancienne de la Norvège. — P. Chr. Asbjœrnsen et J. Moe : Contes populaires. — M. B. Landstad, Ivar Aasen, et les progrès de la langue populaire. — Les poèmes de Welhaven. — L’interrègne d’Andréas Munch.
Wergeland est un romantique. A lire ses œuvres, un Français pense à Victor Hugo, et un Anglais à Byron, non parce qu’ils rencontrent des réminiscences — Wergeland est trop spontané, trop profondément original pour être un élève, aussi bien que pour être un chef d’école — mais parceque de la qualité de son imagination, de l’orientation de son esprit, et de la nature de son enthousiasme est résultée une analogie fondamentale entre ces deux poètes et lui.
Et pourtant les Norvégiens de son temps lui ont constamment reproché d’avoir combattu le romantisme — le romantisme danois, hors duquel il n’y avait, suivant eux, pas de salut, — et les historiens de la littérature norvégienne l’ont aussi, mais sans autant le lui reprocher, considéré comme un grand antiromantique. Cela tient à l’idée un peu étroite qu’ils se sont faites de la tendance romantique. Pour l’historien Olaf Skavlan,