‹ Œuvres complètes. tome premier, Œuvres de GrimstadChapitre 25 sur 103 · ANDREAS MUNCH · texte numérisé non relu

ANDREAS MUNCH

Le chant n'a pas de place sur la scène de la vie dominée par le bruit de machines grinçantes ; que donc la poésie, oubliée, isolée, aille, avec son noble trésor, bâtir aux bois.

Il a exalté la vie chevaleresque, la poésie du moyen-âge, non par imitation, mais parce que cela convenait à sa nature. Il savait rendre les aspirations vagues, l’indéterminé. C’est un élégiaque, prolixe, d’esprit très religieux, dont les vers fort soignés plaisaient, parait-il, surtout aux dames. Peu à peu, cependant, la poésie de Munch prit un peu plus de consistance. Mais jamais il ne put acquérir la concision et la vigueur qui convenaient à des sujets pris dans l’ancienne histoire nationale. Tout ce qui semblait spécifiquement norvégien, il le traitait “ comme on s’imagine que le traiterait un étranger cultivé, doué de sens poétique 1 *\ Il se sentait attiré vers les pays du midi, et, dans ses Tableaux du Nord et du Midi (1849), où se marque un sérieux progrès de sa manière, ses tableaux du Nord sont soigneusement choisis dans les époques où le Nord imitait le Midi. Mais, après cet ouvrage, c’est principalement au théâtre qu’il s’est consacré.

1 Critique de Bilieder fra Nord og Syd , dans le Norsk Ttdsskrijt for Videmkab og Literatur , II, p. 390.

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