‹ Œuvres complètes. tome premier, Œuvres de GrimstadChapitre 89 sur 103 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Bien que les changements portent sur les trois cinquièmes des vers environ, il consistent presque partout uniquement en des mots rem-

LA PREMIÈRE ÉDITION

placés, des tournures de phrases à peine modifiées. La réplique de Céthégus, toutefois, (p. 203, vers 10) a été bien affaiblie ; il y avait :

Oui, Catilina ; oui, c’est le seul !

La troisième scène (dans le temple de Vesta), est celle où les changements sont le plus nombreux. Je note que, p. 205, vers 3, au lieu de : “Cicéron au Sénat”, il y avait d’abord : “Cicéron, ton ennemi”. Le changement le plus considérable se voit dans ce passage du texte primitif, d’après lequel la sœur de Furia n’était pas, d’abord, destinée à devenir vestale (v. p. 212) :

FURIA

Sur les rives du Tibre, loin des murs de Rome, fut mon berceau ; là était ma demeure paisible, avant que je fusse consacrée vestale.

Une sœur aimée y vivait avec moi.

Un lâche vint à notre maison paisible là, il vit le beau lys pur...

CATILINA

Oh, grands dieux ?...

FURIA

Il la séduisit.

Dans les eaux du Tibre elle chercha sa tombe.

CATILINA, agité 1

Tu le connais ?

Je ne le vis jamais là.

Je n’ai rien su avant qu’il fût trop tard.

Dans la quatrième scène (dans la maison de Catilina), le rôle d’Aurelia est celui qui contient le plus de vers exactement conservés, et il est curieux de noter deux passages où l’on voit qu’Ibsen, en 1875, n’éprouvait aucune difficulté à retrouver ses sentiments de 1848. Au lieu de (p. 217, v. 5)

La trouble de l’époque exige satisfaction, il y avait seulement d’abord :

Ah, c’est beaucoup que mes projets exigent ; et au lieu des vers 14 et 15 (p. 224), il n’y avait que :

Vois, Aurélia, c’est ainsi que l’on traite la vieille brave troupe des vétérans.

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