‹ Œuvres complètes. tome premier, Œuvres de GrimstadChapitre 96 sur 103 · Promenade du soir en forêt. — Strophe de sept vers · texte numérisé non relu

Promenade du soir en forêt. — Strophe de sept vers

ïambiques de quatre et de trois pieds, tous masculins. Les vers de trois pieds sont le second, le quatrième et le septième. Rimes alternées aux quatre premiers vers, puis deux vers rimant ensemble, et le dernier sans rime.

Cette strophe, comme Ta fait observer M. Hans Eitrem ( Maal og Minne , 1910, pp. 41-42), appartient à Wergeland, bien qu'il n'en ait écrit qu’une pareille, où il fait rimer le dernier vers avec le second et le quatrième ( Digtervœrkery I, p. 139). Elle était le développement d’une strophe de cinq vers assez fréquente chez lui, et qu’il a variée de diverses façons. Ibsen devait plus tard s’en servir souvent, et notamment la développer encore en une strophe de neuf vers.

95. — En automne. — Strophe de huit vers dactyliques réguliers de quatre pieds ; deux rimes masculines sont comprises entre deux rimes féminines dans le premier quatrain, et c’est l'inverse dans le second quatrain.

Cette strophe, en vers dont on trouverait peu d’exemples, paraît imitée de Nordhavet, bien que les rimes y soient alternées. C’est un des rares poèmes qui soient restés dans le souvenir (parceque mis en musique) du médiocre poète Simon O. Wolff (1796-1859). On peut observer que “ En Automne ” et les trois poèmes précédents, ainsi que déjà “ Souvenir des adieux” sont une suite d’essais de poèmes à pieds trisyllabiques, peu communs en norvégien, ce qui leur donne à tous un certain air de parenté.

Ce poème a paru dans le journal Ghristiania-Posten , 1849, n° 431, du 28 septembre. C’est la première œuvre d’Ibsen qui ait été imprimée, — sous le pseudonyme Bryniolf Bjarme (v. p. 38).

97. — Souvenir du printemps. — Strophe de vers ïambiques réguliers de deux pieds. Les rimes féminines sont aux vers 1 et 2, 4 et 5, 7 et 9, les rimes masculines aux vers 3 et 6, 8 et 10.

Cette strophe est exactement imitée d’Oehlenschlâger [Poetiske Skrifter , Tome V, p. 92, dans Le Pêcheur , — Tome X, p. 13, — Tome XI, p. 45, — “le chant du cygne de Stærkodder ” — ibid7

p. 178, “ Chant des Normands” dans Charlemagne — Tome XIII, p. 87, “la Mort de Frode ” dans Helge ).

Le cahier manuscrit porte, sous le titre, la mention : “ Mis en musique par C. Due

99. — A la Hongrie. — Strophes de quatre vers trochaïques réguliers de huit pieds à rimes consécutives, toutes féminines.

Il semble bien qu’Ibsen n’a pu rencontrer aucun exemple d’une telle strophe. On peut trouver quelques très rares exemples des vers qui la composent chez Oehlenschlàger et chez Andréas Munch, mais toujours avec un mélange de vers trochaïques de huit pieds à rimes masculines.

La capitulation de Vilagos, qui mit fin à l’insurrection hongroise, est du 13 août 1849. Lanouvelle n’en dut parvenir à Grimstad qu’à peu près au moment du départ de Schulerud, qui se rendait à Kristiania pour y suivre les cours de l’Université (celle-ci ouvrait le 2 septembre). Ce poème et “ Souvenir des adieux ” ont donc été composés presque en même temps.

“ Ceux qui périrent aux bords de la Vistule ” : les Polonais, lors de l’insurrection de 1830-32. — u Les échafauds allemands” : dressés en juin 1849 dans l’Ouest et le Sud de l’Allemagne.

La plupart des poèmes du Cahier de Grimstad ont été publiés pour la première fois, et simultanément, dans la revue danoise Tilskueren (1903), et dans la traduction allemande des œuvres d’Ibsen. Mais dans la revue danoise, au lieu de : “... sera une seconde Pologne ”, il y a : “... sera un autre Islam ”, et cette erreur a passé dans la première traduction française (trad. Bigault de Casanove, p. 54).

101. — Réveillez-vous, Scandinaves î — Sonnets en versïambiques réguliers de cinq pieds, comme ceux du Crépuscule de la Norvègey de Welhaven. Les rimes, dans les deux quatrains, sont alternées, masculines et féminines, — et différentes. Les trois rimes des tercets se succèdent, en chacun d’eux, dans le même ordre.

Au mois de mai 1848, au cours de la première guerre danoallemande, le roi de Suède et de Norvège, Oscar, avait notifié au roi de Prusse qu’il ne souffrirait aucune invasion des îles et du Jylland par les troupes prussiennes, et il avait réuni une armée, dont, plus tard, une partie avait été transportée dans Pile danoise de Fyen (Fionie). Cette intervention, et surtout la menace russe, amenèrent la conclusion d’un armistice.

L’armistice, ayant été dénoncé par le Danemark, expira le 26 mars 1849, et une seconde guerre commença. Le Slesvig et une partie du Jylland furent envahis au mois de mai. Les Danois gagnèrent la bataille de Fredericia le 6 juillet, et un nouvel armistice de six mois fut conclu à Berlin le 10 juillet. Malgré l’appel du Danemark en mai, les troupes suédo-norvégiennes n’étaient pas intervenues. — C’est donc à partir du 21 février, date de la dénonciation, ou seulement du 26 mars, date de l’expiration de l’armistice, que l’on peut supposer ce poème écrit ; mais le plus probable est qu’il a été compose au mois de mai, époque où fut officiellement posée la question de l’intervention.

— Dannevang , Y “ enceinte danoise”, plus ordinairement appelée Dannevirkey vieux mur construit au temps de Charlemagne pour protéger le pays contre les incursions par voie de terre.

60. — Skulda , la nome (parque) qui présage l’avenir. — Thitig , vieux mot pour désigner une assemblée : ici, le parlement (Storting) .

61. — Sjcelund , nom poétique de l’île de Sjælland (Sélande).

— Œresundy le détroit où le Danemark exerçait un droit de péage.

— Svea , personnification poétique de la Suède.

62 . — “Pourquoi ne consultes-tu pas... ? ”. Le Storting n’avait alors de session que tous les trois ans, et il n’y avait pas session en I 849.

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