‹ Œuvres complètes. tome treizième, Les Drames modernes (suite)Chapitre 235 sur 300 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

REBEKKA

Il est encore plus impossible que je devienne ta femme. Jamais de la vie je ne peux devenir ta femme.

ROSMER, la regarde, interdit .

Tu dis « peux ». Et tu le dis de façon singulière. Pourquoi ne peux-tu pas?

REBEKKA, lui prend les deux mains .

Cher ami,... dans ton intérêt comme dans le mien,... ne demande pas pourquoi.

(Elle lâche ses mains.)

Voilà, Rosmer.

(Elle se dirige vers la porte à gauche.) ROSMER

Il n’y a pour moi désormais que cette seule question... pourquoi?

REBEKKA, se retourne et le regarde.

Alors c’est fini.

ROSMER

Entre toi et moi?

REBEKKA

Oui.

ROSMER

Jamais ce ne sera fini entre nous. Jamais tu ne quitteras Rosmersholm.

REBEKKA, la main sur le bouton de la porte.

Non, sans doute n’en ferai-je rien. Mais si tu me questionnes encore,... ce sera fini tout de même.

ROSMER

Fini tout de même? Comment?...

REBEKKA

Oui, car alors je prendrai le même chemin que Beate. Te voilà fixé maintenant, Rosmer.

Rebekka !...

ROSMER

REBEKKA, à la porte , hoche lentement la tête .

Te voilà fixé maintenant.

(Elle sort.)

ROSMER, contemple d'un air découragé la porte fermée et se dit à lui-même :

Qu’est-ce que... cela... signifie?

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