‹ Œuvres complètes. tome treizième, Les Drames modernes (suite)Chapitre 28 sur 300 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

GINA

Oui, bien entendu.

(Elle inscrit.)

Ça monte ; mais il le faut bien.

HEDVIG

Et nous n'avons eu besoin, toi et moi, de rien de chaud pour le dîner, puisque père était sorti,

GINA

Non, heureusement. Voilà, et j'ai reçu huit couronnes cinquante pour les photographies.

HEDVIG

Vraiment,... tant que ça !

GINA

Exactement huit couronnes cinquante.

(Un silence. Gina reprend son ouvrage. Hedvig prend un crayon et du papier , et se met à dessiner , en abritant ses yeux de sa main gauche.)

HEDVIG

N'est-ce pas amusant de penser que père est à un grand dîner chez le négociant Werle?

Tu ne peux pas dire que c'est chez le négociant qu'il est. C'est le fils qui l'a invité.

(Au bout d’un moment.)

Nous n'avons rien à faire avec ce négociant.

HEDVIG

Oh, comme je serai contente de voir rentrer père. Car

T. XIII

il m'a promis de demander à madame Sorby quelque chose de bon pour moi.

GINA

Oui, les bonnes choses ne manquent pas dans la maison, tu penses.

HEDVIG, toujours dessinant.

Et puis, je crois que j'ai un peu faim.

(Le vieil Ekdaly son paquet de papiers sous le brasy et un autre paquet dans la poche de son manteau , arrive par la porte d'entrée .)

GINA

Comme grand-père rentre tard aujourd'hui.

EKDAL

On avait fermé à clef les bureaux. J’ai dû attendre chez Graaberg. Et puis j’ai traversé... hm!...

HEDVIG

T’a-t-on donné de la nouvelle copie, grand-père?

EKDAL

Tout ce paquet-là. Regarde.

GINA

C’est bien, ça.

HEDVIG

Et dans ta poche tu as aussi un paquet.

EKDAL

Ah? Des bêtises ; ce n’est rien.

(Il dépose le paquet de papiers dans le coin.)

C’est du travail pour longtemps, ça, Gina.

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