‹ Œuvres complètes. tome treizième, Les Drames modernes (suite)Chapitre 35 sur 300 · IIS · texte numérisé non relu

IIS

GINA, se levant.

Chut ! Ekdal,... quelqu’un vient, je crois.

HJALMAR, pose la flûte dans la bibliothèque.

Allons, encore !

( Gina va ouvrir la porte.) GREGERS, sur le seuil.

Pardon ...

GINA, reculant.

*Oh!

GREGERS

... n’est-ce pas ici qu’habite le photographe Ekdal?

GINA

Oui, c’est ici.

HJALMAR s'avance vers la porte.

Gregers ! Te voilà tout de même ! Entre donc ! GREGERS, entre.

Je t’avais dit que je monterais te voir.

HJALMAR

Mais ce soir? Tu as quitté la réunion?

La réunion et le foyer familial... Bonsoir, madame Ekdal. Je ne sais pas si vous me reconnaissez.

GINA

Oh ! oui ; monsieur Werle fils n’est pas difficile à reconnaître.

GREGERS

Non, je ressemble à ma mère ; et vous vous la rappelez sûrement.

HJALMAR

Tu as quitté la maison, dis-tu?

GREGERS

Oui, je suis descendu dans un hôtel.

HJALMAR

Vraiment. Bon, puisque tu es venu, ôte ton pardessus et prends place.

GREGERS

Merci.

(Il ôte son pardessus. Il porte maintenant un simple costume gris de coupe campagnarde.)

Ici, sur le canapé. Mets-toi à ton aise.

( Gregers sy assied sur le canapé} Hjalmar sur une chaise près de la table.)

GREGERS, regardant autour de lui .

Alors, c'est ici ton intérieur, Hjalmar. C'est ici que tu demeures.

HJALMAR

Ici, c'est l'atelier, comme tu vois...

GINA

Et la pièce est plus grande ici ; c'est pourquoi nous nous y tenons de préférence.

HJALMAR

Nous étions mieux logés auparavant ; mais cet appartement a un grand avantage. Il y a de superbes chambres de débarras...

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