‹ Œuvres complètes. tome treizième, Les Drames modernes (suite)Chapitre 79 sur 300 · ACTE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV

Il l’épouse !

HJALMAR

GINA

Vraiment, Berta ; ça s’est fait, enfin !

RELLING, avec un léger tremblement dans la voix.

Non, ça ne peut pas être vrai?

MADAME SÔRBY

Si, mon cher Relling, c’est parfaitement vrai.

RELLING

Vous voulez vous remarier?

Oui, cela va se faire. Werle a la dispense des bans, et nous fêterons discrètement la noce là-haut, à l’usine.

GREGERS

Je vous adresse donc mes vœux, en bon beau-fils.

MADAME SÔRBY

Je vous remercie, si c’est de bon cœur. Et j’espère que ce sera pour le bonheur de Werle et le mien.

RELLING

Vous pouvez l’espérer en toute confiance. Le négociant Werle ne se saoule jamais,... que je sache, et il n’a sûrement pas non plus l’habitude de battre ses femmes, ainsi que le faisait feu le vétérinaire.

MADAME SÔRBY

Oh ! laissez donc Sôrby reposer en paix. Il avait bien ses bons côtés, lui aussi.

RELLING

Monsieur Werle en a qui sont meilleurs, je pense.

MADAME SÔRBY

En tout cas, il n'a pas gaspillé ce qui était le meilleur en lui. L’homme qui fait cela doit en subir les conséquences.

RELLING

Ce soir, je sortirai avec Molvik.

Vous ne devriez pas, Relling. N’en faites rien;... je vous en prie.

RELLING

On ne peut pas empêcher ça.

(A Hjalmav .)

Si tu veux en être, viens.

GINA

Non, merci. Ekdal ne va pas dans des fourbis pareils.

HJALMAR, hargneux , à mi-voix.

Oh ! tais-toi !

RELLING

Adieu, madame... Werle.

(Il sort par la porte d'entrée.) GREGERS, à Mme Sôrhy.

Il semble que vous et le docteur Relling vous vous connaissez assez intimement.

MADAME SÔRBY

Oui, nous avons été liés pendant bien des années. Il fut même un temps où cela aurait pu aller loin entre nous.

GREGERS

Il est heureux pour vous qu’il n’en ait rien été.

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