‹ Œuvres complètes. tome treizième, Les Drames modernes (suite)Chapitre 87 sur 300 · ACTE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV

HEDVIG

Je demanderai à grand-père de tirer le canad sauvage pour moi.

GREGERS

Oui, faites cela. Mais pas un mot à votre mère là-dessus.

Pourquoi pas?

HEDVIG

GREGERS

Elle ne nous comprend pas.

HEDVIG

Le canard sauvage? J'essaierai ça demain matin?

( Gina entre par la porte du palier . Hedvig va au-devant d'elle.)

L'as-tu trouvé, maman?

GINA

Non ; mais on m'a dit qu'il était entré chez Relling et l'avait emmené.

GREGERS

En êtes- vous sûre?

GINA

Oui, la concierge l’a dit. Molvik était aussi avec eux, elle a dit.

GREGERS

Et cela maintenant, alors que son esprit a un si pressant besoin de lutter dans la solitude... !

GINA, ôtant son manteau.

Oh, les hommes sont différents, vous savez. Dieu sait où Relling l’aura emmené ! J’ai couru chez madame Eriksen ; mais ils n’étaient pas là.

T. XIII

HEDVIG, retenant ses larmes .

Oh, mais s'il ne revenait jamais plus !

GREGERS

Il reviendra. J'irai le trouver demain ; et alors vous verrez comment il sera au retour. Dormez en paix là-dessus. Bonne nuit.

HEDVIG, se jette en sanglotant au cou de sa mère.

Maman, maman !

GINA, lui tapote le dos et soupire.

Ah ! oui ; Relling avait raison, lui. Voilà ce que c’est quand des fous viennent présenter des exigences compliquées.

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