‹ Œuvres complètes (volume 4)Chapitre 14 sur 100 · A H. LE D. D'O · texte numérisé non relu

A H. LE D. D'O

''rince, tous avez fait une sainte action.

--in de la haute sphère où rit l'ambition,

*n père et ses enfanU, cheveux blancs, jlêtes blondes,

iiirL-haient enveloppés de ténèbres profondes,

'-' l3 à se perdre au fond d'un gouffre de douleurs,

•^ père dans le crime et les QUes ailleurs.

.■mme des voyageurs, lorsque la nuit les gagne,

"Qt s'appelant l'un l'autre aux flancs de la montagne,

>u penchant de l'abime et rampant à genoux,

- ')Dt crié vers moi; moi, j'ai crié vers vous.

•■ vous ai dit : — Voici, tout près du précipice,

*"^ malheureux perdus dont 1

'h '. venez à leur aide et tend

■us vous êtes penché sor le

Sans demander leurs noms, vos mains se sont tendues. Et vous avez sauvé ces âmes éperdues.

Puis à moi, qui, de joie et de pitié saisi, Vous contemplais rêveur, vous avez dit : Merci !

C'est bien ! c'est noble et grand . — Sous la tente empressée

Que vos mains sur leurs fronts à la hâte ont dressée.

Us sont là maintenant, recueillant leur espoir,

Leur force et leur courage, et tâchant d'entrevoir,

Grâce à votre rayon qui perce leur nuage.

Quelque horizon moins sombre à leur triste voyage.

Groupe encor frissonnant à sa perte échappé !

Pareil au pauvre oiseau par l'orage trempé.

Qui, s'abritant d'un chêne aux branches éternelles.

Attend pour repartir qu'il ait séché ses ailes !

Jeune homme au cœur royal, soyez toujours ainsi.

La porte qui fait dire au pauvre : C'est ici !

La main toujours tendue au bord de cet abime

Où tombe le malheur, d'où remonte le crime !

La clef sainte, qu'on trouve au besoin sans flambeau.

Qui rouvre l'espérance et ferme le tombeau !

Soyez l'abri, le toit, le port, l'appui, l'asile ! Faites au prisonnier qu'on frappe et qu'on exile, A cette jeune fille, hélas, vaincue enfin. Que marchandent dans l'ombre et le froid et la faim.

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