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Oh ! dans cet instant même où le naufrage gronde , Où Ton sent qu'un boulet ne peut rien contre une onde Où, liquide, et fangeuse, et pleine de courroux, La populace à Tœil stupide, aux cheveux roux, Aboyant sur le seuil comme un chien pour qu'on ouvre Arrive, éclaboussant les chapiteaux du Louvre, Océan qui n'a point d'heure pour son reflux ; Au moment où l'on voit que rien n'arrête plus Ce flot toujours grossi que chaque instant apporte. Qui veut monter, qui hurle et qui mouille la porte : C'est un spectacle auguste et que j'ai vu déjà Souvent, quand mon regard dans l'histoire plongea. Qu'une bonne action, cachée en un coin sombre, Qui sort subitement toute blanche de l'ombre. Et comme autrefois Dieu qu'elle prend à témoin. Dit au peuple écumant : Tu n'iras pas plus loin !
Décembre 183 i.
Le grand homme vaincu peut perdre en un insUint Sa gloire, son empire, et son trône éclatant,
Et sa couronne qu*on renie.
Tout, jusqu*à ce prestige à sa grandeur m^:U^ Qui faisait voir son front dans un ciel idoiU: ;
Il garde toujours son génie !
Ainsi, quand la bataille envelopper on 'Ïr^y/Kh Tout ce qui n*est qu'azur« écarlit^, //r:;y<5<5/i.
Frange d'or, tunique dr v^^^r.
Tombe sous la mitraille en un cr-o^:** t^'-^'^-
Et, lambeau par lambeau, s*en va comme arraché Par le bec d'un oiseau de proie ;
Et qu'importe? A travers les cris, les pas, les voix, Et la mêlée en feu qui sur tous à la fois
Fait tourner son horrible meule, Au plus haut de la hampe, orgueil des bataillons, Oii pendait cette pourpre envolée en haillons.
L'aigle de bronze reste seule !
21 février 1835.