‹ Œuvres complètes (volume 4)Chapitre 27 sur 100 · A MADEMOISELLE J · texte numérisé non relu

A MADEMOISELLE J

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Rayonnait sur mon beau printemps ; Où l'orgueil, la joie et Textase, Gomme un vin pur d'un riche vase, Débordaient de mes dix-sept ans.

Alors, à tous mes pas présente,

Une chimère éblouissante

Fixait sur moi ses yeux dorés ;

Alors, prés verts, ciels bleus, eaux vives,

Dans les riantes perspectives

Mes regards flottaient égarés.

Alors je disais aux étoiles :

0 mon astre, en vain tu te voiles, Je sais que tu brilles là-haut !

Alors je disais à la rive :

Vous êtes la gloire, et j'arrive.

Chacun de mes jours est un flot !

Je disais au bois : Forêt sombre-.

J'ai comme toi des bruits sans nombre.

A l'aigle : Contemple mon front !

Je disais aux coupes vidées :

Je suis plein d'ardentes idées

Dont les âmes s'enivreront !

Alors du fond de vingt calices.

Rosée, amour, parfums, délices.

Se répandaient sur mon sommeil ; J'avais des fleurs plein mes corbeilles;

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La terre me disait : Poète !

Le ciel me répétait : Prophète !

Marche ! parle ! enseigne ! bénis !

Penche Turne des chants sublimes !

Verse aux vallons noirs comme aux cimes. Dans les aires et dans les nids !

Ces temps sont passés. — A cette heure, Heureux pour quiconque m*effleure, Je suis triste au dedans de moi.

J'ai sous mon toit un mauvais hôte ; Je suis la tour splendide et haute Qui contient le sombre beffroi.

L*ombre en mou cœur s'est épanchée; Sous mes prospérités cachée La douleur pleure en ma maison ; Un ver ronge ma grappe mûre ; Toujours un tonnerre murmure Derrière mon vague horizon.

L'espoir mène à des portes closes.

Cette terre est pleine de choses Dont nous ne voyons qu'un côté.

Le sort de tous nos vœux se joue ; Et la vie est comme la roue D'un char dans la poudre emporté.

A mesure que les années.

Plus pales et moins couronnées,

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