‹ Œuvres complètes (volume 4)Chapitre 6 sur 100 · L- iLiniT-ni, f lï- .r · texte numérisé non relu

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40 LES CHArNTS DU CRÉPUSCULE.

Les étoiles d'argent sur le sinople obscur, L*abeille dans la pourpre et le lys dans l'azur, Les chaînes, les chevrons, les lambels, les losanges. Tout ce que le blason a de formes étranges. De léopards ailés, d'aigles et de griffons. Tourbillonne autour d'eux, se cramponne aux plafonds. Se tord dans l'arabesque entre leurs pieds jetée, Plonge un bec familier dans leur coupe sculptée. Et suspend aux lambris maint drapeau rayonnant. Qui, des poutres du toit jusqu'à leurs fronts traînant. Les effleure du bout de sa frange superbe. Comme un oiseau dont l'aile en passant touche l'herbe.

Et, comme à ce banquet tout résonne ou reluit. On y croit voir jouter la lumière et le bruit.

La salle envoie au ciel une rumeur de fête. Les convives ont tous une couronne en tète, Tous un trône sous eux où leur orgueil s'assied. Tous un sceptre à la main, tous une chaîne au pied; Car il en est plus d'un qui voudrait fuir peut-être, Et l'esclave le mieux attaché, c'est le maître !

Le pouvoir enivrant qui change l'homme en dieu; L'amour, miel ef poison, l'amour, philtre de feu. Fait du souffle mêlé de l'homme et de la femme, Des frissons de la chair et des rêves de l'âme ;

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