‹ Œuvres complètes (volume 4)Chapitre 98 sur 100 · a ^^' L coB · texte numérisé non relu

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C^RULEIM MARE. .VVi

Les choses qu'il disUnguo à peine Ont un air sinistre et pensif.

Ainsi, parmi de noirs décombres.

Dans ce siècle le genre humain Passe et voit des figures sombres Qui se penchent sur son chemin.

Nous, rêveurs, sous un toit (|ui croule, Fatigués, nous nous abritons, Et nous regardons cette foule Se plonger dans Tombre k tâtons.

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Du livre obscur de notre vie Tourner les pages avec bruit.

Que faire? — A ce vent de la tombe.

Joignez les mains, baissez les yeux.

Et tâchez qu'une lueur tombe Sur le livre mvstérieux.

— D'où viendra la lueur, ô père?

Dieu dit : — De vous, en vérité.

Allumez, pour qu'il vous éclaire.

Votre cœUr par quelque côté.

Quand le cœur brûle, on peut sans crainte Lire ce qu'écrit le Seigneur.

Vertu, sous cette clarté sainte.

Est le même mot que bonheur.

Il faut aimer! l'ombre en vain couvre L'œil de notre esprit, quel qu'il soit. Croyez, et la paupière s'ouvre !

Aimez, et la prunelle voit !

Du haut des cîeux qu'emplit leur flamme. Les trop lointaines vérités Ne peuvent au livre de l'âme Jeter que de vagues clartés.

La nuit, nul regard ne sait lire Aux seuls feux des astres vermeils ;

CERULEUM MARE. 557

Mais Tamour près de nous vient luire.

Une lampe aide les soleils.

Pour que, dans l'ombre où Dieu nous mène. Nous puissions lire à tous moments, L*amour joint sa lumière humaine Aux célestes rayonnements.

Aimez donc! car tout le proclame.

Car Tesprit seul éclaire peu.

Et souvent le cœur d'une femme Est l'explication de Dieu !

Ainsi je rêve, ainsi je songe.

Tandis qu'aux yeux des matelots

La nuit sombre à chaque instant plonge

Des groupes d'astres dans les flots.

Moi, que Dieu tient sous son empire.

J'admire, humble et religieux.

Et par tous les pores j'aspire Ce spectacle prodigieux.

Entre l'onde, des vents bercée, Et le ciel, gouffre éblouissant,

Toujours, pour l'œil de la pensée.

Quelque chose monte ou descend.

Goutte d'eau pure ou jet de flamme.

Ce verbe intime et non écrit Vient se condenser dans mon âme Ou resplendir dans mon esprit.

Et ridée à mon cœur sans voile, A travers la vague ou Téther, Du fond des cieux arrive étoile. Ou perle du fond de la mer!

Août 1839.

Dieu qui sourit et qui donne Et qui vient vers qui Fattend, Pourvu que vous soyez bonne.

Sera content.

Le monde où tout éUnc^elle, liais où rien uVst ennamiue, Pounu que vous Jî^jyez Ml^t.

Sera <:Laj'iijé.

lion c-o^un daijK ronjhre aniouf^'use Où Feuivr^ut d^^ux J»ft<jux y*;ux, Pounu qu^ tu m>jk Ji^'ur» un*'.

JH

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