SCENE IV
RODOLFO. IIOMODEI.
ii->s>l«i pote U mun «ur l'epatle de Rodolfo. Ridolfu M retuurno et le
re,C*^le >vec ttupeur.
IIOMODEI.
Vous ne vous appelez pas Rodolfo. Vous vous ap- K;lez Ezzelino da Romana. Vous êtes d'une ancienne àmillc qui a rvgtié à Padoue, et qui en est bannie de- >uis doux cents ans. Vous errez de ville en ville sous iD faux nom, vous hasardant quelquefois dans l'état le Venise. Il y a sept ans, a Venise môme, vous aviez ingt ans alors, vous viles un jour dans une église une
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deU obtintfis d'die la béalf éperdUi «tait Bobte. Ces!
«kl Die Mibie vénitieniie raûieD on un roi. Tons ]L^i«& |iiE roi. Bannr •T. rt jour elle manapprit qn^an Tvtîi K-. pùi*^ na> dIu? «avoir r^ ^L h aoœ du père.
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jour de février, une femme voilée a passé près de vous sur le ponl Molino, vous a pris la main, et vous a mené dans la rue Sampiero. Dans cette rue sont les ruines de Taneien palais MagarufT), démoli par voire ancrlre Ezzelin III; dans ces ruines il a une cabane; dans cette cabane vous avez trouvé la femme de Venise que vous aimez et ({ui vous aime depuis sept ans. A partir de ce jour, vous vous t^tes rencontré trois fois par semaine avec elle dans cette cabane. Elle est restée tout à la fuis fidèle à son amour et à son honneur, à vous et à son mari. Du reste, cachant toujours son nom. Catarina, rien de plus. Le mois passé, votre bonheur s*est rompu brusquement. Un jour, elle n*a point paru à la cabane. Voilà cinq semaines que vous ne l'avez vue, cela tient à ce que son mari se défie irellc et la garde enfermée. — Nous sommes au matin, le jour va paraître. — Vous la cherchez partout, vous ne la trouvez pas, vous ne la trouverez jamais. — Voulez-vous la voir ce soir?
RODOLFO, 1« regardant fliement.
Qui t>tes-vous?
HOMODEI.
Ah! des questions. — Je n'y réponds pas. — Ainsi vous ne voulez pas voir aujourd'hui cette femme?
RODOLFO
Si! si! la voir! je veux la voir! Au nom du ciel! la revoir un instant, et mourir!
HOMODEI.
Vous la verrez.
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JOUBNËE I. — LA CLEK. 344