‹ Œuvres complètesChapitre 173 sur 190 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

L\ TISBE, G.\nO\RI)0. ORPEO, UN PAGE NOIR.

CATARINA, enrHopp^a d'un linceul, ett pot^ «nr le lit. «m ilifttingae sur •& poitrine 1« crucifii do cuiTre.

I.a Titbe prond un miroir et il-^ i-ivr'* le Tisane |iM>* d>' (TaUrina. L.i TISBKt au p\gf* noir.

Approche s\\oc ton flainlMVHi.

ftlU pUco I<* nirutr d \aol !•*« I^vr^ d** Catarina.

— Je suis tniiiquille!

Rlli* r>f<*riie l4*t rid«*aiii dr l'alcûTe. Aui deai ifurttoun de nuit.

— Vous i^les sûrs que personne ne vous a vus «Kins le trajet du palais ici?

40t ANGELO.

CABOARDO.

La nuit est très roire. La ville est déserte à celte ' heure. Vous savez Itieii que nous n'avons renconlré personne, madame. Vous nous avez vus melire le cercueil dans la fosse cl lo recouvrir avec la dalle. Ne craignez rien. Nous ne savons pas si celte femme est morte; mais, ce qui est certain, c'est que pour le ,j monde entier elle esL scellée dans la tombe. Vous pouvez en faire ce que vous voudrez.

LA TISBE.

C'est bien.

— OU sont les habits d'homme que je t'ai dit de tenir prêts?

LE PAGE NOIR, monltant un piqnit dani l'ombn.

Les voici, madame.

LA TISDE.

Et les deux chevaux que je t'ai demandés, sont-ils diins la cour?

LE PAGE NOlft.

Sellés cL bridés.

LA TISBE.

De bons chevaux?

LE PAGE Nom.

J'en réponds, madame.

Aui guettoart do nui(.

— Dites-moi, vous, combien faul-il de temps, avec de bons chevaux, pour sortir de Tétai de Venise?

GADOARDO.

C'est selon. Le plus court, c'est d'aller tout de suite à Montebacco, qui est au pape. II faut trois heures. Beau chemin.

LA TISIIE.

Cela suflit. Allez maintenant. Le silence sur tout ceci ! Et revenez demain matin chercher la récompense promise.

Lm d«ui gu-.*tt«an Jv nuit •urtent.

Au psfe ooir.

— Toi, va fermer la porte de la maison. Sous quelque prétexte que ce soit, ne laisse entrer personne.

LE PAGK NOlIl.

Le seigneur Rodolfo a son entrée particulière, madame. Faut-il la fermer aussi?

LA TISBE.

Non, laisse-la libre. S'il vient, qu'il entre. Mais lui seul, et personne autre. Aie soin que «pii qur co soit au monde ne puisse pénétrer ici, surtout si Kodolfu venait. Toi-même, fais attention à n'entrer que si ji* Tapi^elle. A présent, laisse-moi.

Sirt le pag-' u-i.f. ,

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