‹ Œuvres complètesChapitre 178 sur 190 · ACTE Ut · texte numérisé non relu

ACTE Ut

Au premier acte, dans la scoue entre Lucrèce et Genoaro, après ces paroles de Gennaro :

— J*ai toutcd les lettres de ma mère, là, sur mon cœur... Le^ lettres d*une mère, c*est une banne cuirasse ! »

le manuscrit donne, en margo, cette réplique de Lucrèce :

— 11 parait que c*est une idée qu*il est naturel d*avoir quand on aime. J'ai aussi des lettres qui me sont bien chères, Gennaro, et je les porte, comme toi, sur mon cœur. —

SCfeNE DERMfeRE.

GENNARO, DONA LUCREZl.%.

CIW •'«iiluii. U U poortait lt« parlant t>»uft deat à U fois mai ■'.al««dr«.

DONA LUCRLZIA.

Grâce ! grftce ! pardon !

GE.N.NARO.

Point de pardon !

Muai. ~ lu. ts

DONA LUGREZIA.

Mon Gennarol

GENARO.

Je ne suis pas ton Gennarol

H la satgft anx cherevi.

DONA LLCREZIA.

Au nom du ciel!

GENNARO

Non!

Il la frappe.

DONA LL'CBEZIA.

Ahl...

Elle tombe & le renverse sur nn finaleuil, ta» jeux rermt'S, comme murir. GEANARO, leisNani érlie,iper le cunteau.

0 mon Dion ! (inel cri elle a poussé! Ce cri, il me semble qu'il m'a réveillé (riin rêve! — Qu'est-ce que j'iii fail là? Je viens de tuer une fiMunie! C'est horrible à un homme de tuer une femme! nVst lAche! — Un assassinat! il y a un assassinat sur moi à présent! J'ai les mains couvertes de sang! Mais c'est nu crime adreiix (|iii' j*ai commis là ! — Du secours! du secours! il f.nit secourir ceUe milhenreiise! — Personne! Jo sui-^ (|:)uc s(î il «lans ce p l'ais! Mes amis sont là, dans la chambre voisine, unis piMit-étro à celle heure n'y a-t-il plus que des m irts. — Oh! mais elle v.-i oxj)iror. Est-il déjà trop tard? De r»iir! d!)nnnns-lui de Pair! — 0 mon Dieu! qn'(slH-e que j'ai fait là?

11 ramasse lo coutonu, ni rojpe les lareiH de doua L .cre^l i. Au mo nent nù il lui d« cctdrr* U poitrine, il on lOiubj un ,>a |U0( dj .edrt'^ oui onsnag an.é ■»

Qu'est-ci' (\\\e c'est (jiie ces papiers? Des lettres!

11 les ( xamine.

Mon écriinrc! Mon Dieu! C'est vraiment mon écriUire!

Il feuillette ejL lii :

« Ma miiTe!... Ma mère!... Ma bonne mère! • — P;irtonl ma mère! — Ce scu.t mes lettres à ma mère! — Sainliido

ciel ! comment se troarent-elles ici? sur le ctot de cette femme que je Tiens de poignarder? — OhlToîlâ qm'û me vient une lumière affreuse! Est-ce que je me serais mépris d'une si épouTantable façon? Uamoar que cette femme avait pour moi, la tendresse inexplicable de ses paroles, son regard toujours attaché à tous mes pas, scm pardaa continuel de toutes mes duretés... 0 mon Dieu! qa\ que j'entrevois?

Se jetant tar le ctirpt de

Madame! madame!... 0 ciel! est-ce quelle est d^à expirée? Madame!... — Ah! Dieu soit béni, elle a lait on mouvement! son œil se rouvre! Dieu! comme sa blessure saigne! — Madame! répondez-moi, madame !

DONA LOCREZIA, eMK'Mvzutks

Mon Gennaro I que me venx-ta ?

GESNARO.

Est-ce que vous seriez ma mère ?

DONA LUCREZIAy le dretMat eoaac par une M«(Mi»fte fsit«iii<t|u^.

Que dis-tu là ?

GEK5AB0.

Êtes- VOUS ma mère?

DONA LIXREZIA.

Non! sois tranquille, mon Gennaro! je ne suis pas ta mère!

GENNARO

Si ! vous Têtes I

Ciel ! qu'est-ce donc qui t'a dit cela ?

GENNARO

Ces lettres I

Tes lettres !

BOSk LCCKEZIL

Onxw DrrvIqoH criHlea pnBssé! Cecri. ilmescmMe ^"a»'irfwJllérf"B« i*w3 — Qn'esl-oe que fai foit lâTJe TMBS 4e tMT wte fn«we^ C«sl borrïMe 1 dd tHininie <te lan-BBe fnaae: r'<4 Ucke! — Cn assassinat! il y a un cssassùHl iw nraî à ix^scnl! fiai les «aios couvertes de sam^^. Nais rf< an crime aUrrai qn^ faj commis là ! — lin sïccuirs! lia ser^uiiv! il fnit seic>jnrc<"l(* milheurciise! — Personne! J' siii- 'I inr s^ il .h:ts re [n'ais! Ut^ainîs suit là. dans la rtii iiliri' r:i;smc. iii lis |iF>iit-étre à r^lle heure n'î a-l-il plii- ']iie 'ie^ m irts, — Oti: mais elle vn cxjiiier, Esl-i! ilt'jri tnif» tar'l? I>e l'Hir: il >niiiins-lui de i'air! — 0 mon Difu! iiti'i>T-re qt:e j'ai fait là?

Qu'oiit-r< i]iio r Cïl (juo ces papieis? Des Ictircs!

Mon i-criti;n : Von Dieu! C'esl Traimenl mon ^riliire!

* Ma iiif n !.. M.T mère!,.. Va Iciinem^ro! ■ — P;irlniil manière!- Cesoi.imes lellrcs à ma mère! — Sainls du

ciel! comment se trouvent-elles ici? sur le CTur de cette femme que je viens de poignarder? — Oh! voilà qu*il me vient une lumière affreuse! Est-ce que je me serais mépris dune si épouvantable faron? L'amour que cette femme avait pour moi, la tendresse inexplicable de ses paroles, son regard toujours attaché c^ tous mes pas, son pardon continuel de toutes mes duretés... 0 mon Dieu! qu'est-ce que j'entrevois?

:>c j^unl sur t« rorpt «1«* Aoa» Lucr«*tla.

Madame! madame!... 0 ciel! est-ce qu*elle est déjà expirée? Madame!... — Ah! Dieu soit l>éni, elle a fait un mouvement! son œil se rouvre! Dieu! comme sa blessure saigne! — Madame! répondez-moi, madame!

DOyk LUCREZIA, Mli'ooTraat Ici |««p««ro«.

Mon Gennaro! que me venx-tu ?

GENNARO

Est-ce que vous seriez ma mère ?

DOUA LUCREZIA, to dntMMl coaaw |>.ir une tecau^M f«l%«iiii|ur.

Que dis-tu là ?

GENNARO

Êtes-\ous ma mère?

DONA Ll'CREZIA.

Non! sois tranquille, mou Gennaro! je ne suis pas ta mère!

GE.N.NARO.

Si ! vous Têtes I

OONA LtCREZIA.

Ciel ! qu'est-ce donc qui ta dit cela ?

GE.N.NARO.

Ces lettres!

OONA LUCREZH.

Tes lettres !

guérirez, ma mère bien-aimée ! Vous vivrez, vous sera heureuse !

Vivre, non. Heureuse, je le suis. Tu sais que je suis ta mère, et je ne te fais pas reculer d'iiorreur, et tu m'aimes, et tu pleures avec moi. Je serais bien difficile, te dis-je, si je n'étais pas heureuse !

GEMNARO.

Ht faut vivre, ma mère I

Il faut mourir. — Ma poitrine se remplit, je le sens. Mon fils, mon fils adoré!... — oh! comprends-tu la joie que j'ai à te dire tout haut et à toi-même: mon fils! — mon fils, embrasse-moi r

Il renibrasic. Elle jette un cri.

Oh!... ma blessure!... — Quelle misère! Ce que je souhaitais le plus au monde, un tendre embrassement de mon fils, sa poitrine serrée contre ma poitrine, cela m'a fait du mal ! — C'est égal ! embrasse-moi, mon fils! la joie passe encore la douleur!

GENNARO

Oh ! mon Dieu I tout n'est pas désespéré peut-être. Le ciel ne serait pas juste de ne nous réunir que pour nous séparer plus cruellement, et de vous reprendre tout de suite. Ma mère, un peu de secours vous sauverait. Laissezmoi courir...

Ne me quitte pas. Ne gâte pas mes derniers instants. Restons seuls. Devant les autres, je ne pourrais pas t appeler mon fils. — Comment peux-tu croire qu'aucun secours humain me sauverait? Est-ce que tu ne t'aperçois pas que ma voix baisse? Tiens, ma main est déjà froide. ToucheJa. — Gennaro ! mon fils ! je veux mourir dans tes bras. Je

CRTCIIARO.

LiicrcVe Borjçia? Vous appelez- vous Lucrèce Borgia? ost-ce que je sais si vous vous appelez Lucrèce Borgia? Ma mère est ma mère! voilà tout! — Pourquoi ne m*avez-vous pas dit plus tôt que vous étiez ma mère?

DOy\ I.UCRRZIA.

Le Valentinois ne t*aurait pas laissé une heure de vie. ¥à puis je craignais dVxposer ta tendresse filiale au choc redoutable de mon nom.

GEIINAIIO.

Pourquoi ne me Tavoir pas dit au moins tout à Theure?

Avant le coup, j*ai essayé, tu n*as pas compris. Après le coup, je ne devais plus rien dire.

CENNARO.

Ma mère] ma mère! Maudissez-moi !

DONA trCREZIA.

Je te pardonne, mon fils! je te pardonne! Mon pauvre enfant, ne te crois pas plus coupable que tu ne Tes. Qui est-ce qui est juge de cela si ce n'est moi ? Je voudrais bien que quelqu'un osât te blâmer, quand je ne me plains pas» moi ! — 0 mon Gennaro, je fais plus que te pardonner, je te remercie! quelle plus heureuse mort pouvais-jeavoir? — La! mets ta tête sur mes genoux, et calme-toi, mon enfant! — Il faut bien toujours finir par mourir, eh bien, je meurs pri^s de toi. Tu m*as blessée au cœur, mais tu m*aimes. Mon sang coule, mais tes larmes s*y mêlent. Ohl je dirai à Dieu, s*il mVnt donné de le voir, que tu es un bon fils !

CENNARO.

Vous me pardonnez! Ah! vous êtes bonne! Oh! il faut que vous viviez! Laissez-moi appeler du secours. Vous

i3» KOTES DE LCCBËCE BORGIA..

gmtxÎMti, ma mèn bieD-aîmêel \oqs jîrm, toos seretj

D05* LCClEZil.

fîfrr. tum. Heonose, je le sois. Ta sais qiie je suis la ■ire, et je De te bis pas reculer dliorreor. el Ib m'aimes. et In pteurts ane moi. Je serais bien difQcile, te dis-je, si je a^éùài pas bnucBSe : I

Ih fnit Tîrre, ma mère :

DOK* LDCIKIIA,

s ûnt moorir. — Ma poitrine se remplit, je le sens. Mon fib, moD fils adoréL.. — ohl comprends-ta la joie qne j'ai 1 le dire tout hant et A loi-mime : mon fila! — mon fils, embnsse-moi r

Obi... ma Messnrel... — Qoelle misèrel Ce que je soobailais le plus an monde, on tendre embrâssement de mon fils, sa poitrine serrée contre ma poitrine, cela m'a bit àa mal ! ~ Cesl égal ! embrasse-moi, mon fils ! la joie passe encore la douleur:

GOKAKO.

Oh : mon Dien ! loat n'est pas désespéré peut-être. Le ciel ne sérail pas juste de ue nous réunir que pour nous séparer plus cmellcraenl, et de vous reprendre tout de suite. Ma mère, un peu de secours tous sauverait. Laissezmoi courir.. -

DO^A LDCRCZrA.

Ne me quille pas. ^e gâte pas mes derniers instants. Itoslons seuls. Devant ics autres, je ne pourrais pas l'appeler mon ûls. — Comment peui-tu croire qu'aucun secours humain me sauverait? Est-ce que tu ne t'aperçois pas que ma voix baisse ? Tiens, ma main est déjà froide. Touche-la. — Gennaro ! mon fils l je veux mourir dans tes bras. Je

suis onlonlft ainsi. \» plcnirc pas, je ne souffre presque plus. Pnsiiuo plus, jo fissure. Tiens, vois-lu, je souris. — Oh! j'ni été si ii pl.iiiKJro! ce moment où nous sommes, colle heure qui te scMuhlc» à toi si affreuse et si lugubre, juge, mon enfant, c'est l'heure la plus heureuse de ma viel

GK ^ \ \ HO, «Tec d«»i»*.>ojr.

Ma mère ! — Oh ! mon Dieu ! mon Dieu ! conservez-moi ma mère!

DON A LlîCnKZI\, Kanic.otant tout à ooop ec U •rrraDt dant •(>• brM.

Ah!c*estvrai pourtant! hélas! hélas! tu vas perdre ta mère, mon pauvre enfant! Que je te plains, mon flis, de perdre ta mère! Qu'est-ce que lu deviendras quand tu ne l'auras plus? O mon Dieu, je voudrais que toutes les femmes fussent lA pour te recommanderez elles. Cet horrible duc de Yalentinois! qui est-ce qui veillera sur mon enfant quand je serai morte? Est-il donc bien vrai que je vais mourir et te quitter pour jamais, mon Gennaro? Tout à l'heure, vois-tu, j'avais l'air résignt^, mais je ne Tétais pas. Je ne voulais pas te briser tout h fait. Maintenant c'est plus fort que moi. Mon cœur éclate quand je songe que tu vas rester seul. C'est bien affreux de mourir quand on li«is:»e son enfant après soi! (iennaro! mon (iennaro! je te connais, tu as besoin d'amour, toi ! Quand ma poitrine ne liattra plus, qui est-ce qui t*aimera d'un cœur désintéress4'*, pour toi-même, pour toi seul, et sans autre pensée que celle de t'aim<*r? Hélas, on a lieau dire, vous autres hommes, la femme cpii \ous aime le mieux dans cette vie, c'est touj(Mirs votre mère: Ksi-c<*qu«» lu crois vraiment aui autres espèces d'amour, mon (lennaro? — Tu pleures, tu ne peux plus parler, mon |>auvre enfant î — Adieu î Je sens que cela monte et que je vais m'éteindre. — Oh! un peu d'air! un peu d'air! — Ta main ! ta main î — Oh ! j'étouffe! — Viens, approche^toi. Tout près.

4iO NOTES DB LUCRÈCE BOROIA.

Me Toici, ma mère.

DONA LUCBEZIA.

SouIèTe-moi. — Il me semble que tout est expié maintenant et que je puis me liasnrder à lever les yeux au ciel.

Ilkitti»4liiuianTlal.'

O mon Dieu 1 si une femme comme moi a encore le droit de bénir quelqu'un, je bi?nis l'enfant innocent de mes entrailles, mon Gcnnaro 1 — Adien ! adieu, mon fils I Tis longtemps et sois heureux I — Ah 1 que ricns-ta de jeler et de briser k terre 7

GENHABO.

Le contre-poison.

AUTRE VAllIANTB DE LA SCÈNB FINALE.

GENNARO

Je n'écoute plus rien. Finissons-en.

Il 1E «aliii par lu cbgr«ai «1 la lnpp>. DONA I.tICItEZIA.

Gennaro ! — Je suis ta mère !

Ma mère ! oh ! vous raillez !

DONA LUCBEZrA.

Ta mère ! et tu m'as tuée !

CENNABO.

Oh ! non, cela n'est pas! est-ce que cela se peut? Vous, ma mère ! Par pitié, dites-moi que tous n'êtes pas ma mère!

DO?CA l.rCREZiA, iiraot de m |«iirine un p«|tutt d» l^uret ^ntangtoBtéM.

Il y a\(iit \h sur mon cœur des lettres. l.es voici. Prendsles, (iennaro. Mon snnp; n*a peut-<ftrc pas tout effacé. — Reconnais-tu cette «Vriturc?

(iF.NNARO» 7 JrUBi on r«c«rd.

Mes lettres!

Le |K)i^mard a passé au travers. I^i cuirasse est moins bonne que tu ne croyais, (iennaro.

GKNNABO.

Oh oui ! ù mon Dieu ! vous ùios bien ma m^re ! Oh ! je n*avais pas son^é ù Tincestel Dieu du ciel! pourquoi ne me ravoir pas dit plus idi ?

OONA l.rCREZIA.

J*avaiH honte. Pour nie faire dire tout, mon fils, il a fallu la pointe de ton couteau. Mon secret m*a jailli du Cfpur avec mon sanj;. — Te Tavouerai-je? il m'était doux d'être du moins aimée par toi d*un côté, pendant que tu me haïssais de l'autre. Tu aimais ta mère, (îennaro, aurais-tu aimé Lucrèce Horgia?

GENNABO.

Vous, ma mère !

Et puis le Valentinois était là, le Valentinois qui a tué ton père! l'ne fois mon secret connu, ne fût-ce que de toi, tu n*aurais pas vécu un jour. Hélas! dans Tobscurité même où je t*avnis caché, il me semblait par moment que le tigre rùdait autour de toi, et je tremblais, malheureuse mère. qu*il ne te llairAt de sa famille 1

GE5NAR0

J*ai tué ma mère ! vous êtes ma mère ! Oh ! que de crimes mis à nu i>ar ce seul mot 1

B SOTCS Dt LITClfeCE B0H6IA.

" ^. c'est bîcB zboi qui ai fait cdb^ BM ^ SBB ti, B . -^n: : Von INea ! ^m pda

fteridde! 04^ csl-ce qar ces ■■niUes me aoulhiroDl ■ci SHB nVcrascr? Oa afinait d&qae la parricides étaient <»giwslritef<— >ilit«a.qf kspialoadsdeinarttre s» frrapteînil fiai Brin sar kus Wes. Et moî. je ■rwtfcB. je resyire. jem. jesMstMaodiaei-iBW, ma mère! Htmèiw ivtrv bras $ar mo*: le bras d'âne mère leré pour miatiin? sca ils doù Ulnt crvaler le eîe) :

MuQ dlsv of meartre a ert pa> ton crime, c'est ma faute :

Est-ce qae j^ n ai pas qaet'jae cfai>>e de chaDgé dans le ttsaye:' Cela se »oit-il. tiIte»-moii, qoaod on est parricide? Resaniee-moi btea, tua mèrer est-ee que je resemble encore 3UI ïucrvs WuiEoes .' II est impossible qae je D*aie pas UD siyne sarle front; comment est-il (ait. ce signe? — Oh! D'esl-ce pus? oa se raa^era dersat m!>i désormais, on se détournera, oa ne me fera pis de mal, on me laissera passer comme une chose sacrée- comme b proie Tiiante de la fatalité, lés toits oà jaiuai dormi ^écroolenmt, la trace de

mes pas ne pourra s'imprimer ni dans la neige, ni sur le sable, tout ce que j*aurai touché 8*évanouira, les mères fnipiHM'ont leurs enfants sur mon passage pour qu'ils se sou\iennent toute leur vie de m'avoir vu. i\*est-ce pas que rVst terrible? Cela se fera pour moi. Cela s*est bien fiiit pour Caïn. Je vais devenir un homme comme il y en a dans les contes. Tenez, vous voyez bien que ce sang que j*ai sur les mains ne veut pas s*ciïacer? Itegardez-moi bien. ■ontf.ni«.nrr.,nt Jc VOUS dls qu'il cst im|)ossible que je n'aie pas quelque chose là!

D05A Ll'CRCZIA.

Tu n*as rien ! (a tête se perd, mon Gennaro!

GENNAnO.

Il y a un mot, vous dis-je, qui est écrit là» et que je sens bien, moil

D0!VA LLCREZU.

Non. Quel mot?

G EN N A no.

Quel mot ? Parricide !

LES nEPR£sEMTATIO?(S.

Lucrèce Borgia, rt'i)rés*»iit«'îe pour la première fols sur le théâtre de la Porte-Saiiit-Martin« ^ous la direction di' M. Ilarel, le 2 février 1H33, a rt/» reprise au môme théâtre, sous la direction de M. Raphaël Félix, le 2 ré\rier 1870, puis, au tliéûtrvdo la Galtc's M)us la direction de MM. I^rochellc el Debruyère, le 20 février 1881.

DE

l'i DOTcmbre llU3.

L*auteur croit devoir prévcDlr MM. les directeurs de théâtres de province* que Fabiaiii ne cliante que deux couplets au premier acte, et un seulement au second. Pour tous les détails de mise en scène, ils feront bien de se rapprociier le plus» possible du théâtre de la Porte-Saint-Martin, où la pièce a été montée avec un soin et un goût extrêmes.

Quant à la manière dont la pièce esst jouée par les acteurs du théâtre de la Porte-Saint-Martin, Tauteur est heureux de joindre Ici ses applaudissements à ceux du public tout entier. Voici la seconde fois dans la mémo année qu*il met à épreuve le xèle et rinteliigence de cette troupe^ excellente. 11 la félicite ot il la remercie

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