‹ Œuvres complètesChapitre 183 sur 190 · SCÈNE Vil · texte numérisé non relu

SCÈNE Vil

GILBERT, JANE. JOSIIl'A.

GILBCBT.

Jane ! — Lady Jane Talbot !

Monsieur Gilbert, je ne suis plus rien |HUir vous, vous (liiournez vos yeux de moi, et vous avez raison, je ne suis plus pour vous qu'une Teninie qu'on a connue peut-<*tre autreAiis, et qu'on ne regarde plus, une personne qu'on a vue passer dans In rue... — Oli ! ne secouez pas ainsi la t(''te. Oui. je sens que ma \ ne vous est odieuse, mais, c*coutez, laissez-moi seulement mettre votre vie en sûreté. Je vous jure qui» je ne cliercherai plus à vous revoir après. Demain, ce soir, vous ne me verrez idus. Jamais, jamais, monsieur liilliert. Oh: qu'à cela ne tienne, je vous le jure bien, mon Dieu!

... \ peine ai-je été tombée aux bras du démon qui m'a perdue, que j'ai pleuré mon ange! Je ne comprends plus même aujourd'hui comment j'ai pu être séduite par cet homme, moi que Gilbert daignait aimer! .\h! il faut que j'aie été une bien misérable créature!

GILBEIIT.

Pourquoi parles-tu de cela puisque je viens de te dire trois fois de suite (|ue je te pardonnais ! tu n'as donc pas entendu? — Tu m'aimes. C'est oublié.

JANE

Toujours généreux! toujours ! Ah ! vous êtes le seul qui soit ainsi! Si je vous aime! Mon Dieu» donnez-moi des

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