ACTE II. —LE COUPLE
Mir mon àme, courroucez-vous donc un peu, que je \ous voîi\ une fois dans votre vie, vous fâcher à mon «ujet« monMeur! Vous êtes amoureux de moi, diles- \oufi quelquefois? soyez-le donc de ma gloire! Vous ète< jaloux? soyez-le de ma renommée! Si j*ai doublé par ma dol vos domaines héréditaires ; si je vous ai apporté en mariage, non seulement la rose d*or et la bénédiction du saint-père, mais, ce qui tient plus de place sur la surface du monde, Sienne, Rimini,Gesena, S|M dette et Piombino, et plus de villes que vous n*a- \iez de châteaux, et plus de duchés que vous n*aviez de baronnies; si j*ai fait de vous le plus puissant gentilhomme de ritalie, ce n*est pas une raison, monsieur, pour que vous laissiez votre peuple me railler, me publier et m*insulter; pour que vous laissiez votre Ferrare montrer du doigt à toute TEurope votre femme plus méprisée et plus bas placée que la ser- %antc des valets de vos palefreniers ; ce n*est pas une raison, dis-je, pour que vos sujets ne puissent me Toir passer au milieu d*eux sans dire : — Ha! cette femme!... — Or, je vous le déclare, monsieur, je veux que le crime d*aujourd*hui soit recherché et notablement puni, ou je m*en plaindrai au pape, je m'en plaindrai au Valentinois qui est à Forli avec quinze mille hommes de guerre ; et voyez maintenant si cela raut b |ieine «le vous lever de votre fauteuil!
DO.N ALPHONSK.
Madame, le crime dont vous vous plaignez m*est i onou.
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