‹ Œuvres complètesChapitre 51 sur 190 · MAFFIO, GENNARO · texte numérisé non relu

MAFFIO, GENNARO

MAFFIO

Geniiaru !

La porte tuatrc. Ciennaro paraît. (iENNARO.

r/esl loi, Maflio? Veux-tu entrer?

MAFFIO

Non. Je n'ai que deux mots à le dire. Est-ce que d'A'idomenl lu ne viens pas ce soir souper avec nous ihcz la princesse Xegroni?

GENNARO

Je ne suis pas convié.

MAFFIO

Jtr te présenterai.

r.ENNAHO.

Il y a une autre raison. Je dois le dire cela, ù toi. Jt- par*.

MAFFIO

Comment! tu pars?

r.ENNARO.

Dans un quart d*heure.

MAFFIO

Pourquoi ?

•ftAMC — III. 7

GENNARO

Je te dirai cela à Venise.

Affaire d'amour ?

GENNARO

Oui, affaire d*amour.

MAFFIO

Tu agis mal avec moi, Gennaro. Nous avons fait serment de ne jamais nous quitter, d'être inséparables, d'être frères, et voilà que tu pars sans moi!

GENNARO

Viens avec moi !

MAFFIO

Viens plutôt avec moi, loi! — Il vaut bien mieux passer la nuit à table avec de jolies femmes et de gais convives que sur la grande route, entre les bandits cl les ravins.

GENNARO

Tu n'étais pas très sur ce matin de ta princesse Negroni.

MAFFIO

Je me suis informé. Jeppo avait raison. C'est une femme charmante et de belle humeur, et qui aime les vers et la musique, voilà tout. Allons, viens avec moi.

GENNARO

Je ne puis.

MAFFIO

Partir à la nuit close! Tu vas te faire assassiner.

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