RELIQUAIRE PORTATIF DU XI» SIÈCLE
( Extrait da tome 1 (3^ série) des Comptes rendus de l'Académie des inscriptions et belles- lettres, 1872, pp. 141-142, séance du 7 juin.)
M. de Longpérier fait passer sous les yeux de ses confrères une capsule d'argent travaillée au repoussé, trouvée près d'Amiens et appartenant à M. Charvet. C'est là évidemment un reliquaire portatif.
On y voit d'un côté un buste barbu, lauré, tourné à gauche, entouré de cette inscription circulaire comme celle d'une monnaie :
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au-dessous, une colombe tenant dans son bec et ses pattes un rameau.
Au revers, un corps nu placé dans un édicule à plein cintre et ayant l'apparence d'un cadavre; les cheveux sont pendants; les côtes fortement marquées; sur la poitrine s'élève un cabochon de verre.
A en juger par la forme des caractères, par le style très particulier de l'oiseau et du rameau, le reliquaire doit appartenir au xi° siècle; tout au plus pourrait-on dire qu'il est du commencement du xn** siècle.
L'artiste, pour composer le portrait de saint Firmin, premier évoque d'Amiens (ui° siècle), a copié presque servilement une médaille de grand bronze de Lucius Vérus, le collègue