ALEX.FAR CAR.ET.AVENIO.LEGA
MARQUIS D'ESTK. 77
Au verso du même feuillet, se voit un florin d'or sicilien de Charles-Quint, sup lequel la légende
HAHAC VTHIVS
doit être ainsi rétablie :
ARAGO VTRIVS.
Ainsi donc, il. est constant que ces placards, si curieux du reste, doivent être consultés avec certaines précautions.
M. Chabouillet a parfaitement compris que le type du mât à voile enflée qui forme avec Tantcnne une croix, avait un sens religieux exprimé par les mots SPES MEA , et il en tire très ingénieusement parti pour expliquer le revers mystérieux d'un grand médaillon de Leonello d'Esté, œuvre de Pisanello, datée
de 1444.
Sur ce médaillon, efl^ectivemcnt, on rclrouvc, près d'un génie ailé montrant un volume déroulé à un lion (Leonello), le màt avec une voile gonflée , et un aigle perché sur un arbre desséché (1).
Il y a là un symbole d'espérance chrétienne qui n'est pas, du reste, en désaccord avec le sens attribué à cette composition par un autre numismatiste (2). Le grand médaillon de Leonello est un des plus remarquables spécimens de Tart italien de la Renaissance. Il s'en est vendu il y a peu d années à Paris deux exemplaires provenant des collections de M. de Janzé (3) et du docteur Marco Guastalla (4).
(1) C'est ce que M. Heinrich Bolzenthal appelle simplemeut : u divers accessoires»»; mit verscbiedenem Beiwerk, Skizzen zur Kunstgesch, der modernen Medaillen-Arbeit, 1840, p. 39.
(2) M. G. Mayr dit : « Questa medoglia ricorda il matriinooio di Leonello ctm Maria figlia naturale di Alfonso re di Napoli e Sicilia celebrato ia Maggio d<îl 1444; » Mon, Ferr.y p. 46.
(3) Catalogue de la collection de Janzé^ objets d'art et médailles^ avril 1866, p. 142, 11° 436.
(4) Catalogue d'objets d'art et médailles de M. le D^ M, G, de Flo^jficCf jauvier486T, p. 58, n« 2MJ,