‹ Œuvres de A. de Longpérier (volume 3)Chapitre 33 sur 157 · VALE VIATOR ET VALERE · texte numérisé non relu

VALE VIATOR ET VALERE

MANES 1VBE5I,

(1) Guilhermy, Inscriptions de la France, p. 641, a*' 368. Au xv^ sièclei il existait une rue de V Angle (Ange), près ^e la vieille boucherie.

(2) Lebeuf, Mémoire sur la vie de Phil. de Maiziëres, dans les Mémoires de

La remarque est parfaitement juste; mais le fait en luimême ne saurait étonner quand on tient comjite de la qualité du rédacteur.

Nous avons, évidemment, sous les yeux le monument de Jean-Baptiste Haultin, antiquaire et numismatiste bien connu des bibliophiles qui recherchent les rares exemplaires des deux recueils laissés par lui inachevés, et' auquel le P. Anselme Banduri a consacré un article élogieux dans sa Biblio^ theca nummaria (1). L'épithète peccator qui suit le nom du défunt est un trait d'humilité qui donne lieu de croire que le rédacteur de Tépitaphc n'est autre que Haultin lui-même appliquant à la composition de ce texte suprême toutes les ressources de son érudition archéologique.

Le docte conseiller au Chàtelet avait latinisé son nom; on lit sur le titre d'un des recueils dont la mort ne lui laissa pas le temps d'imprimer le texte : Jo. Bapt, Altini numismata non antehac antiquariis édita, m dc xl. Les rédacteurs de dictionnaires biographiques, qui ne paraissent pas avoir connu l'article du P. Anselme Banduri, se taisent sur le lieu de sépulture de Jean-Baptiste Haultin. L'épitaphe de Saint-Sé vérin permettra désormais d'ajouter un renseignement positif à la courte notice du savant antiquaire.

Après) avoir parcouru l'ouvrage de M. de Guilhermy^ en classant nos observations, non plus suivant les hasards de la

V Académie des inscriptions^ ancienne série, t. XVII, p4 491 ; Paulin Paris» ATouvelles recherches ^Ur le véritable auteur du songe du Vergier, dans les Mémoires de V Académie des inscriptions^ nouvelle série, 1842, t* XV, p. 336 et 369*

(1) Imprimée en tête des Numismata imperat, rom, a Trajano Decio ad Palaeologos» Paris, 1718. Voir p. XXXI t « De Johanne Haultin, consUiario^ ut tocant, Regio in prsefectura Parisicnsi, nonnulla eo œquius monebimus, quo majori et rei literarise et gloriae suae damno mortalitate iuterceptus est anno 16404 » Le premier recueil de Haultin, intitula i Figures des monnaies de France^ 1619, ,ln-4**, se composé de planches gravées. L'exemplaire de l'Arsenal est accom- 4Migné d'un texte manuscrit. Un autre recueil de 201 planches, soUs le titre de : Histoire des empereurs romains depuis Jules César Jusques à Post%tmus, avec toutes les médailles d'argent qu'ils ont fait battre de leur temps , Paris, Sommaville, 1641, in-folio, est attribué à Haultin. Déjà, du temps de Banduri, on n'avait aucun renseignement sur ce livre rare, dont Jacques Brunet mentionne quelques exemplaires dans son ManueL Le Blanc, pour son Traité historique des monnoges de France, u fait usage du premier recueil de Haultin.

topographie urbaine, mais conformément à un certain ordre chronologique que nous n'avons pas perdu de vue, nous eussions voulu tirer de Tensenihle quelques considérations morales sur le stylé des inscriptions. Elles ressortiraient facilement d'une réunion plus équilibrée d'inscriptions appartenant à toutes les phases de notre histoire. L'esprit public se reflète exactement dans ces textes, parfois bien courts, mai^presque toujours destinés à constater des faits d'une nature grave. N'y voit-on pas d'abord régner la simplicité antique alliée à l'humilité chrétienne, la profession de foi religieuse s'expri-? mant par un mot, par un monogramme ; puis vers les xi* et xn® siècles, une certaine ingéniosité, une poétique de cloître, pleine d'allitérations^ où le sens abandonne ses droits aux complications d'un rythme nouveau; puis encore au xnf et au xiv" siècle, les idées théologiques se mêlant à renonciation précise et régulière des titres féodaux; pendant le xv« siècle, la minutie bourgeoise s'attachant avec une insistance puérile aux pratiques liturgiques qui semblent être devenues la priucîpale condition du salut; enfin aux xvi* et xvu? siècles, l'extension de la personnalité, là pompe nobiliaire, un appel ostensible à l'attention de la postérité? ♦

Jusqu'ici,, nos remarques portent, conune nous en avions averti le lecteur, sur des points de détail. Il nous reste à traiter une question beaucoup plus importante. Dans le livre de M. Edmond Le Blant : les Inscriptions chrétiennes des Gaules, comme dans le Corpus inscriptionum grxcarum de Bœckh, le texte de chaque épigraphe est précédé d'une bibliographie ti:ès complète qui ne constitue pas un des moindres mérites de ces œuvres utiles. Rien de plus secourable pour les travailleurs, de plus fécond dans la pratique et, dispns-le, de plus loyal. Nous nous attendions. à trouver dans l'ouvrage que nous examinons la bibliographie des monuments. La grande expé<rience de l'auteur avait là son application naturelle. On hô-, . saurait objecter le manque de place. Ce recueil est imprimé avec luxe, et offre à la fin' d'un grand nombre de chapitres des espaces libres qui, accumulés, représentent environ cent

pages. Cétait tout autant qu'il en fallait pour insérer, sans grossir le volume, le complément que nous réclamons pour les tomes suivants. L'auteur peut invoquer l'exemple d'archéologues de talent qui s'abstiennent de fournir cette source d'information. Mais leur négligence tourne à Ifeur détriment. C'est, par exemple, pour n'avoir fait aucune tentative de recherches bibliographiques que les historiens de Paris sont tombés dans une erreur singulière qui n'est pas hors de propos de signaler ici.

« Vers le milieu du mois d'août 17S1, dit l'abbé Lebeuf, des maçons ont découvert en terre, à dix-huit pieds de profondeur, derrière la maison occupée par M. Le Riche, trésorier des Invalides, rue Vivienne, plusieurs morceaux considérables de marbre blanc avec des bas-reliefs dessus, dont deux représentent des repas (et l'un paroît être de Gaulois-Romains qui mangent une hure).. Le plus considérable est une urne quarrée qui avoit contenu les cendres d'une fille dont l'épitaphe sur la face de devant est en ces termes (i) : »

AMPVDIiE

AMANDiE

Page 1