M. DE. SE
Le fils de la propriétaire de cette maison, M. Vialart de Saint-Morys, s'empresse de faire examiner le monument par MM. Alexandre Lenoir, Cambry, Millin, puis adrdsse ime notice à l'Académie celtique, qui la publie avec, une bonne gravure du marbre, copié sur toutes ses faces. M. de Saint- Morys ne manque pas de rappeler la découverte de 1751 et les commentaires de Caylus (3).
(1) Recueil d'antiquités, t. 11, p. 382 et 389.
(2) Atlas chorographique, historique et portatif des élections du royaume de France; généralité de Paris, 1766, in-4«, p. XXX.
(3) Mémoires de V Académie celtique, t. 11, p. 118.
Aussi Dulaure, dans son Histoire de Paris, admit-il sans difficulté les inscriptions d'Ampudia Amanda et de Junius
Epîgonûs et en parle-t-il en ces termes :
« Cette coïncidence de monuments sépulcraux dans le même lieu a fait penser à M. de Saint-Morys que là était Thypogée de quelque famille puissante et constituée en dignité. Ou peut aussi conjecturer que non loin de ce lieu était Thabitation d'un homme riche et puissant, peut-être d'un des préfets romains qui présidaient dans le chef-lieu des Parisiens
L'emplacement où toutes ces antiquités ont été trouvées était traversé par une voie romaine qui partait de Pontoise. Les Romains plaçaient leurs habitations, ainsi que leurs tombeaux, près des grandes routes (1). »
Jollois, dans sou remarquable Mémoire sur les antiquités gallo-romaines de Paris, reproduisit les inscriptions d*Ampudia Amanda et de Junius Epigonus, et une partie des explications fournies par ses prédécesseurs. Il s'appuie sur la découverte des marbres antiques de la rue Vivienne pour établir la direction d'une voie romaine. Le mémoire fut écrit en 1840 et imprimé en 1843 (2).
A partir de cette époque, la plupart des historiens de Paris ont cité les fîmes et la villa de la rue Vivierme. L'un des plus récents, M. Théophile Lavallée, dans son Histoire des quartiers de Paris, s'écrie, après avoir parlé d^Amanda et de su mère : « Et voilà les premières Parisiennes dont l'histoire ait conservé les noms : une jeune fille morte à dix-sept ans! une mère désolée ! Combien de fois depuis quinze siècles le drame que nous révèle ce petit monument s'est-il renouvelé sur les bords de la Seine ! Que d'Amandas moissonnées à la ileur de Tàge! que de Pithusas en pleurs (3)! »
Dans un livre paru il y a deux ans à peine, nous lisions
(1) Histoire dp Paris, 1" édition, 1821, t. I, p. 68, pi. III, n»» 3 et 5; 2« édi- UOD, 1823, t. I, p. 104-108.
(2) Académie des inscnptionst Mémoires présentée par diverti savants étrangers, 2* série, 1. 1, p; 11, 67 et suiv., pi. VI.
(3) Uistoire de Paris, 2« partie, édition île 18:n, iu-I2, p. 214; Hjid., grand iu-S», 1852, pi. Il, urne d'Ampiidia: >-