M. DE SE
Id cimeliotheca Franc. Gualdi. Romni. Apud Gualdum prope Thermas.
Ainsi, pendant le premier quart du xvn"" siècle (Doni parle
(1) H. du Cleuziou, De la poterie gauloise^ 1872, grand in-8®, p. 183.
(2) /o. Bapl. Donii patr. Flor. Inscript, ant., Florence, 1731, p. 378, cl. X, n® 108 ; et p. 452, cl. XVII, n<» 4 : « In sepulcro parvo, cujus in angulis sculpta capita humana, cornibus arietinis preafixa. Vidit et dellneavit Donius. » (Cf.
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de son recueil dans une lettre de 1628), les inscriptions que nous venons de revoir se trouvaient à Rome. En 1740, Muratori insérait les mêmes épigraphes dans son Novns ThesauruSy onze ans avant la trouvaille de la rue "Vivienne, et déclare en avoir emprunté les copies à Touvrage de Doni (1). Il croyait que les deux marbres existaient encore chez Francesco Gualdi, s'en rapportant à Tauteur qui, le premier, en avait parlé (2). Comment concilier les faits que nous venons d'exposer? Muratori nous Ta dil : « Et profecto, non secus atque numismata, innumeris transmigrationibus obnoxia sunt veterum monumenta, ita ut nihil mirari opus interdum sit, si eumdem lapidem diversis museis aut civitatibus scriptores
tribuant Complura quoque in Gallia, in Germania ofTen-
das, ex agro romano deducta (3). »
Revenons à Paris.
On sait que Colbert avait, quittant la vieille rue des Rats, prës la rue du Fouarre, établi sa demeure dans un grand hôtel qui occupait Tangle formé par les rues des Petits-Champs et Vivienne. Cette dernière était encore en partie bordée de jardins. Un sieur Jean-Baptiste Delafeuille, écuyer, conseiller secrétaire du Roy, maison couronne de France et de ses finances, possédait dans la rue Vivienne une maison qu'il avait sans doute construite, car les titres de propriété ne remontent pas plus haut que lui (4); c'est peut-être de ce personnage que Foucault parle dans ses Mémoires (5). Quoi qu'il
cette note et la planche publiée par l'Académie celtique; Tidcntité n'est pua douteuse.)
(1) Novus thesaur. vet. ir^script., MGXXIX, 10, et MDXLIV, 2.
(2) Voir dans les Atti deir Accad. Rom. d'Archeologia, 1821, t. I, p. 131, le mémoire d'Angelo Battaglini sur un sculpteur inconnu éit xv« siècle, où l'on trouve ce passage : « Ciô intese bene, nel xvi^ secolo, il famoso Cav, Francesco Gualdi mio concittadino (il était de Rimini), il quale prese a fare incidere i marmi sepolcrali, che ne* pavimenti, e ne' mûri de* chiostri e délie chiese si veggono, e specialmente rappresentanti figure. »
(3) Novus thesaur. vet, insctipt., t. I, praefatio, p. 6.
(4) Nous avons pu consulter ces titres de propriété, grâce à la parfaite obligeance de M. L. Bemelmans, l'un des greffiers près le Tribunal civil de la Seine, à qui le soin de ces documents est confié. Ces titres, vendus en province à nn marchand de papier, ont été retrouvés il y a peu d'années.
(5) Mémoires de Nicolas-Joseph Foucault, publiés par F. Baudry, 1862, p. 52
en soit, il vendit, le 26 décembre 4666, sa maison a Colberl pour son fils, Jacques-Nicolas, alors âgé de douze ans, et qui fut nommé plus tard archevêque de Rouen.
Le futur prélat n'en continua pas moins à vivre dans Thôtel de son père, et la maison de la rue V^ivienne devint une annexe de la Bibliothèque du roi que Colbert avait fait transporter, en cette même année 1666, de la rue de la Harpe dans une autre maison contiguë qui lui appartenait également. Voilà pourquoi, dans un bail du 24 juillet 1724, ces deux maisons sont dites, l^une occupée par la Bibliothèque du roi, l'autre occupée/?oi/r la Bibliothèque du roi.
J. Mariette nous apprend qu'en 1664 on dressa un étal des pierres gravées du Cabinet du roi, ajoutant qu'il y est fait mention de celles. du chevalier Gualdi, qui étaient venues récemment de Rome (1).
Mais nous sommes autorisés à penser que ces pierres gravées n'étaient pas les seuls monuments que Colbert eût achetés de l'antiquaire italien, et que les marbres vus à Rome par Doni avaient été compris dans le marché. Les informations que nous avons prises à Rome sur ce sujet sont restées sans résultat. Le sort de la collection de Gualdi v ost inconnu.
Colberjt mort (1683), la Bibliothèque du roi transportée dans l'hôtel de Nevers (1721), on ne pensa plus aux marbres encombrants de Francesco Gualdi, abandonnés dans quelque cave. La maison de la rue Vivienne, léguée par l'archevêque de Rouen à J. B. Colbert de Seignelay, devint à la mort de celui-ci (1712), la propriété de sa fille Marie-*Ioséphine-Honoral, femme de Charles-François de Montmorency-Luxembourg, qui, en 1724, loue cette maison pour six ans à François Bony,
et 89. En 1679, ou travaillait à rendre la rivière du Lot navigable; le sieur de la Feuille avait donné les dessins et fait les plans des ouvrages. Le 10 août 1683, le sieur de la Feuille accompagnait Foucault visitant la Garonne, et ce dernier rend compte de son voyage à Ck>lbert, quinze jours avant la mort du ministre. — On connaît un recueil de Supports et cimiers pour les ornement* des annesj gravé par Daniel de la Feuille, Amsterdam, 1693, in>4o. Mais nous ignorons quel rapport de parenté on pourrait établir entre ce Daniel et Jean- Baptiste de la Feuille, propriétaire de la maison de la rue Vivienne. * {1} Traité des pierres gravées ^ 1750, t. II, p. vu.
négociaul; puis, en 1736, la vend à Étienne-Paul Boucher, conseiller-secrétaire du roi et de ses finances.' Une partie de la maison était alors occupée par un cabaretier. Boucher habitait lui-même le corps de logis du fond, lorsque, le 17 juin 1750, il donna à bail pour neuf années le corps situé sur la rue, à G. Michel, sieur de Doulon, directeur de la Compagnie des Indes. L'année suivante les travaux, demandés probablement par le nouveau locataire, firent reparaître à la lumière les huit marbres romains, dont les négociants, comme les financiers, s'étaient peu préoccupés (1).
Les marbres ne furent certainement pas vendus cher. L'abbé Lebeuf n'était pas riche, et Ton se demande comment il aurait pu concevoir le projet de leur donner un abri dans son modeste logement. Mais son intention était de les sauver de la destruction; aussi s'empressa^t-il de les céder à son confrère de l'Académie des inscriptions, le comte de Caylus, son ami, et le neveu de cet éveque d'Auxerre qui en 1712 lui avait conféré un canonicat.
Lorsqu'en 1756 Caylus fit paraître la gravure et la description de ces monuments, Lebeuf n'était plus en état de faire de nouvelles études à leur sujet. Depuis deux ans il était frappé de paralysie, et incapable, nous dit Le Beau dans son éloge, de s'occuper même d'aucune lecture.
La villa, la nécropole, la voie romaine de la rue Vivienne avaient pris rang parmi les faits historiques. On voit qu'il s'agit d'une légende.
Nous aborderons maintenant le chapitre relatif aux inscriptions hébraïques découvertes dans la rue Pierre-Sarrazin.
Au mois d'avril 1849, la reconstruction d'une maison de la rue Pierre-Sarrazin appartenant à l'un de nos libraires les plus distingués, M. Hachette, amena la découverte d'un grand nombre de stèles et de fragments de stèles, portant des ins-
(!) En 1778, M. Boucher légua par testament, â M. de Saint-Morys, sa maison de la rue Vivienne, qui aujourd'liui encore, comme en 1806, porte le n* 8. En 1762, Caytus avait donné sa coHection de marbres antiques au roi. On comprend que, dès hors, l*État n'avait plus aucune enquête ^ faire sur l'origine des monuments de la rue Vivienne.
crîptions hébraïques. Ces pierres furent transportées au musée de rhôtel de Cluny.
Un peu plus tard, le savant rabbin de Bruxelles, M. Éliakim Carmoly, publiait dans YUnivers israélite des copies partielles de cinq de ces inscriptions qu'il avait rapidement examinées, et. dont il ne donnait pas la traduction, considérée vraisemblablement comme inutile pour les lecteurs instruits à qui s'adresse la revue où sa communication était accueillie (1). L'attention de M. Garmoly avait été tout particulièrement captivée, par Tépitaphe du rabbin Schélomô, en qui il croyait reconnaître le fils du célèbre Sir Léon de Paris, chef d'une école fameuse; l'admiration que lui inspirait un monument remarquable par sa belle exécution lui fit porter ui> jugement trop défavorable sur le reste de la collection, qu'il supposait n'être qu'un amas de débris mutilés. Le sentiment exprimé à ce sujet subsiste encore ; les assertions de M. Carmoly ont été maintes fois reproduites. On verra cependant que les stèles de la rue Pierre-Sarrazin valent la peine d'être publiées.
Un jeune philologue de Padoue, M. PhiloxèneLuzzatto, que le soin de ses études avait conduit à Paris, en 1852, reprit l'examen des inscriptions hébraïques, et en fit le sujet d'un mémoire très estimable, qui fut publié par la Société des antiquaires de France {2). Mais, soit que le temps lui ait manqué, soit que le déchiiTrement matériel des textes lui opposât quelque difficulté, M. Ph. Luzzatta ne comprit dans son commentaire que huit épitaphes en comptant celles qu'avait déjà signalées M. Carmoly. Toutefois, digne héritier d'un nom cher à la science, M. Luzzatto fournit de ces textes des copies très correctes (sans être toujours intégrales), accompagnées d'explications qui font de son mémoire une sorte de petit traité d'épigraphie tumulaire.
On s'explique, du reste, le choix fait par les deux hébraï-
(1) VnU\ hr.j V année, Paris, 1851. iu-8<', p. 157. — On trouvera plus loin de nouvelles copies de ces cinq inscriptions sous les n®* III, XVIIT, XXUI, XXXI, XXXV.
(2) Notice sur quelques inscr. hébraïques du xiu« siècle, dans les Mém. de la Soc. des anliq, de France, 1855, t. XXII, p. 60-86,
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sanls quand on considère que les pierres écartées par eux présentent, à celui qui en entreprend le déchilTrement, des obstacles divers que la science seule ne suffit pas à vaincre. Dispersées dans une grande salle des Thermes de Julien, dans un jardin qui Tavoisine, dans une cave sombre, elles ne se prêtent guère à ces comparaisons fructueuses qui abrègent les recherches. D'ailleurs les siècles n'ont pas épargné la surface de celles qui n'ont point été brisées, et l'altération de certains caractères multiplie les petits problèmes qui tiennent rintèlligence en suspens.
M. E. Du Sommerard a réimprimé les traductions de M. Luzzatto dans le catc^logue du Musée qu'il dirige (1), et M. de Guilhermy s'est également' borné à insérer, dans son grand recueil, la version française, en supprimant le texte original. Cette suppression ofTre plusieurs inconvéuients, dont le moindre est d'empêcher le lecteur non hébraïsant de se représenter par la pensée l'aspect de monuments évidemment curieux pour tout le monde. La valeur de la traduction échappe à ceux qui 'possèdent quelques notions de la langue hébrfiuque ; la restitution des endroits mutilés de\àent très difficile pour les érudits. Profitant des facilités que nous accordait avec courtoisie M. Du Sommerard, nous avons entrepris la copie des inscriptions du cimetière juif de Paris, * et nous livrons ces inscriptions à la publicité, avec plus de zèle que de prudence, dans l'espoir qu'elles seront étudiées par des orientalistes spéciaux, qui sauront les expliquer plus complètement. Nous avons d'abord placé vingt-trois épitaphes datées, appartenant aux règnes de Louis le Jeune, de Philippe-Auguste, de saint Louis, de Philippe le Hardy, de Philippe le Bel, de Philippe de Valois. Quand même les fragments que nous comprenons dans cette série ne contiendraient que la date seule, ils n'en constitueraient pas moins des documents utiles pour ThislolKe du séjour des Juifs à Paris, sujet encore bien peu connu . On pourra d'ailleurs rapprocher ces dates de
(1) Musée des Thermes; Catalogue, 1853, îa-8o, p. 248, n»» 1924 à 1931.
celles que portent les ordonnances et les décisions royales relatives à ces Israélites.
Viennent ensuite les fragments qui ne présentent plus que des nomSy et quïl ne faut pas mépriser; car les noms mis en œuvre par une érudition industrieuse équivalent à des faits. La science contemporaine, qui relève, avec tant de persévérance, les noms imprimés sur des amphores, sur d'humbles poteries, sur des tessëres, semble s'inspirer de cette parole do Platon dans le Cratyle : ^Oç âv 12 ovoixa-ra eiSij, sr^sTai ï(,v. •:«
Parmi ces noms, dont la majorité sans doute appartient à d'obscurs marchands, il s'en trouve assurément un certain nombre que la littérature et Thistoire pourront revendiquer. Après avoir fait le tour du monde, R. Benjamin de Tudèle, décerne, en terminant le récit de ses voyages, cet éloge à nos Israélites: « Paris, ^cette grande ville qui appartient au roi Louis, renferme des disciples des Sages qui n'ont pas leurs pareils aujourd'hui sur toute la terre. Ils s'adonnent jour et nuit à Tétude de la loi ; ils sont fort hospitaliers envers tous les étrangers, et montrent leurs amitié et leur fraternité pour tous leurs frères juifs. » Ce que dit Benjamin des docteurs du xn* siècle s'applique encore à ceux du xni''. La tradition nous a conservé le souvenir de cette lampe nocturne du R. Jéchiel de Paris, qui, précédant de quatre cents ans la lampe de Du Cange, étonnait les passants attardés. Si l'on en croit Sauvai, assez bien informé, pour son temps, de l'histoire des Juifs, ce R. Jéchiel de Paris, dont nous avons peut-être retrouvé Tépitaphe mutilée (voir n° XXXII), fut conseiller de saint Louis (1). n est certain, du moins, qu'en présence du roi et de toute la cour il soutint, dans la journée du 25 juin 1240, une discussion théologique contre un Juif converti (2). Ce sont là des questions historiques d'un haut intérêt, qui seront prochainement éclaircies dans les savantes notices sur les rabbins
(1) Hist et rech, des antiquités de la ville de Paris, 1723, t. II, livre X, p. 526. Sauvai dit « Baint Louis ou Philippe le Hardi. » («) ffist, littéraire de la France, 1847, t XXI, p. 306.
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fronçais que M. Adolphe Neubauer extrait des documents hébraïques pour lo XXVIl" vohime de VHisioire littéraire de la France, et qui seront traitées avec plus de développements dans Touvrage que le même orientaliste va consacrer aux Israélites de notre moyen âge. Un tel travail est nécessaire, on doit le proclamer (i). Sans chercher k diminuer la répulsion qu'inspirent les crimes de Tintolérance, on peut croire et dire que Thistoire des Juifs, quand elle s'arrête aux récits des persécutions qu'ils ont endurées, n'est ni complète ni juste pour ceux-là mêmes dont on défend la cause. Il faut pénétrer plus avant dans le passé de cette nation disséminée, et faire connaître au public ses infatigables docteurs, ses poètes, ses orateurs, ses grands médecins, ses fabricants ingénieux, ses artisans habiles. Cette tâche est réservée à ceux-là seuls qui, comme M. Neubauer, peuvent explorer les innombrables documents manuscrits que possèdent les bibliothèques de FEurope. Quoi qu'il en soit, Tépigraphie apportera son modeste contingent à ces curieuses études^ et nous pouvons espérer que le cimetière de la rue Pierre- Sarrazin fournira quelques traits au tableau général. Depuis une trentaine d'années, l'attention se porte sur les stèles funéraires des Juifs, monuments demeurés inconnus pendant une longue suite de siècles. Ce n'est pas que de grands érudits comme Selden, Buxtorf, Humphry Prideaux, n'aient apprécié les épitaphes hébraïques; mais ils n'en ont pas fait une recherche active; et l'on a lieu de s'étonner de la faiblesse des ressources dont pouvaient disposer des écrivains comme J. H. Hottinger, l'auteur des Cippi hebraici (2), ou J. Nicolaï, qui, un demi-siècle plus tard, pi'ibliait son traité De sepulcMs Hebrœorum (3).
(1) n s'agit de Thistoire des Israélites de la France. Ceux de plusieurs antres contrées voisines ont déjà, comme on sait, fourni le sujet de travaux consi< déi-ables.
(2) Cippi hebr,, Heidelberg, 1662, in-S". Quoique l'auteur siU quMl existait dans les cimetières juifs de Francfort et de Worms un grand nombre de stèles, il n'en traduit pas moins ^ar statue les mots ni*l!lp n33?D, à propos du tombeau tant de fois cité de Rachel. V, p. 32, 33.
(3) J. Nicolaï, De sepulchr, Hehrxor. Leyde, 1706, p. 239 à 245. Quelques épi-
En 184i, M. Samuel David Luzzàtto, professeur au collège rabbinique de Padoue , imprimait à Prague un recueil de soixanlc-seize inscrîplions juives de Tolède, dont huit appartenant au xm' siècle (1).
En 1848, M. S. E. Blogg inséra dans son Livre de vie, un certain nombre d'épitaphes (2).
M. Aaron Luzzatto, en 1851, a publié un petit recueil de quatre-vingt-huit épi taphes copiées dans le cimetière deTrieste; mais le plus ancien de ces textes, intéressants pour Thistoirc de familles encore existantes, ne remonte qu'à 1753 (3).
Nous avons déjà parlé du mémoire imprimé à Paris, en 1852, par M. Philoxène Luzzatto.
En 1855, M. L. Levysohn mettait en lumière soixante inscriptions du cimetière de Worms, dont une du x'' siècle, sept du XI®, sept du xn* et treize du xin*. Cette collection fort précieuse est commentée de la manière la plus instructive (4).
Presque en même temps un savant bien connu dans les lettrés hébraïques, M . Ludw. Aug. Franckl, formait un recueil des épitaphes juives de Vienne, dont la plus ancienne appartient au XVI* siècle (1540) (5).
Un an plus tai*d, M. le rabbin Caïman Lieben recueillait cent soixante et dix épitaphes dans le cimetière de Prague, et joignait à leur texte des notices biographiques très substantielles; mais, sauf deux inscriptions du x"" siècle, les épitaphes de Prague ne remontent pas à une époque bien ancienne (6),
Encouragé par l'exemple de ces écrivains, dont il rappelle les travaux, M. Samuel Joseph Phin, en 1860, intercala dans
tapbes rapportées d'après d^autres écrivains. Nicolal, composant un traité spécial, ne s'est livré à aucune enquête personnelle.
(1) 11137 ^;3aN (soixante-seize stèles, érigées sur les tombes des docteurs et des grands de la ville de Tolède), Prague, 1841, iQ*8<>. La rareté de ce livre est excessive; c'est seulement grâce à Tobligeance de M. Hartwig Derenbourg que nous en avons pu faire une copie.
(2) D^^nn 1£D. Fraukfiirt am Main, 18i8, in-8<».
(3) D^nN Sa "12D. Trieste, 1851, in.8''.
(4) D^pny murs:. Fi^kfun am Main, 1855, iQ-8*.
(5) Inschriflen des alten Jùd. FHedhofes in Wien, 1855, in-8o.
x6) ly Sa "^SD, Grabsteininschriften desprager hr. alten Friedhofs, 1856, in-18.
uoe biographie étendue des Israélites de Wilna, une centaine d'inscriptions tumulaires d'époque relativement récente (l). Pour Lemberg^ M. Gabriel Hirtz a publié, sous le titre de Matzebeth qodesch , un ouvrage analogue , où Ton trouve toutefois deux épitaphes^ du xiV siècle (2).
Le monde savant apprit avec surprise en 1864, par une communication de M. Neubauer à TAcadémie de Saint-Pétersbourg, l'existence des inscriptions hébraïques de CHmée, qui, en fait d'antiquité, dépassent tout ce qu'on connaissait en Europe (3). Quelques-unes de ces inscriptions remontent, comme on sait, au premier siècle de notre ère. Apportées en empreintes à Saint-Pétersbourg et publiées de nouveau par M. Chwolson (4), ces épitaphes ont été fort discutées. . Peu de temps avant sa mort, M. Abraham Firkovitz, qui les avait découvertes, fit une nouvelle publication de sept cent cinquantecinq épitaphes également recueillies en Crimée. C'est assurément dans l'ouvrage de M. Firkovitz, imprimé à Wilna sous le litre à'Abné Zikaron, que les orientalistes sauront puiser en abondance les éléments de comparaison nécessaires pour la rédaction d'un traité de paléographie hébraïque, qui nous manque encore (5).
On devra déjà remarquer que, par leur formule et leur simplicité, les inscriptions hébraïques de Paris se rapprochent tout à fait de celles que les Caraïtes de Crimée ont gravées
(1) n-DN3 n^lp [Documents de V histoire des Israélites de ta ville de Wilna et monuments des hommes éminents). Wilna, 1860, ia-8<»
(2) D^pnar ]n3T Nin Wrrp naara, Lemberg, Iq-S", en quatre parties, 1863 à 1869 ; livre rare qu'a bien voulu nous commuuiquer M. le grand rabbin J. Trénel.
(3) Die Firkowitzsche Sammlung dans les Mélanges asiatiques du Bulletin de VÂcad. de Saint-'Pétersbourg, t. V, mars 1864, ln-8o. — Cf. Journ. asiat.^ lS6o, t. V, p. 53* et suiv. Rapports faits au min. de Vlnstr. publ. sur la collection FirkowitZf par M. Neubauer, et OOserv. par M. Munk. — Ad. Neubauer Àus der Petersb. Biblioth.; Beitr. und. Docum. zur Gesch. des Karxerthums. Leipzig, 1866, in-8«, p. 29. — Cf. Jos. Dereubourg, Essai sur Vhist. et la géoyr. de la Palestine d'après le.i Thalmuds, 1867, p. 448.
(4) Achtzehn hebraische Grabschriflen axuider A>/m(niit. 9Iafeln), 18ù5, dans les Mém, de VAcad, de Saint-Pétersbourg, in-i*, t. IX, 1866.
(5) in^T ^21K, Wilna, 1872. Voir, sur ce livre, le compte rendu de M. Neubauer, dans le journal The Academy^ Londres, lS7i, p. 289.
pendant les sept premiers siècles de notre ère. Les Juifs de Paris avaient sans doute divers motifs pour ne pas s'écarter de la forme primitive. On est conduit à penser qu'ils ont évité les développements religieux et même les mois qui pouvaient donner lieu à discussion. C'est ainsi, par exemple, qu'ils indiquent les années du comput, sans se servir de ce moi lelzira, la création^ si cher aux kabbalistes (1). Au milieu de la ville royale et tout près de la Sorbonne, il était prudent de ne pas s'exposer à des questions indiscrètes, à des accusations de magie. Les orientalistes apprécieront. Quant à nous, simple copiste de textes dont le déchiffrement a rebuté les philologues, nous avons voulu préparer le terrain, et, sans nous dissimuler un instant Timperfection des résultats obtenus, nous plaçons ici le relevé provisoire des inscriptions 'de Ta rue
Pierre-Sarrazin (2).
nnSD DKT C'est la stèle V D^ID n")D de dame Miryam
OmatC '1 na fille de R. Abraham.
Musée des Thermes.
Cette épitaphe est bien complète. La simplicité de la rédaction, et plus encore la forme antique des cai'actères, obligent de la classer parmi les plus anciennes (3).
mi3p nSSD DKT C'est la stèle sépulcrale innn ]3 nO^Cf ^® Schélomô, fils du haber "îûDiCr rmn^ "î 1^« Jéhuda, qui partit DjV îTy ub P^^"^ le J8Lrdin d'Éden, l'an
nîlûtl nsb V ^^ ^" comput. Son àme soit dans le faisceau des
vivants. A. M. 4900 = 1140. — Musée des Thermes.
(i) Ad. Franck, La Kabbale^ 1843, p. 75 etsuiv.
(2) Dans la liste des inscriptions sépulcrales que le savant M. Zunz publiait en 1845, Zur Geschichte und LileratUTy p. 404*420, le nom de Paris ne figure pas une seule fois.
(3) Au sujet de la distinction populaire que les Juifs établissent eutru le nom israélite Miryam et la forme araméennc Maria adoptée par les chrétiens, voir Léopokl Kompert, les Juifs de la Bohême ^ Paris, 1860, p. 8i.
Suivant l'usage fréquemment appliqué, le chiffre des mille a été omis dans la date ; mais ici il ne peut y avoir d'incertitude. La date fùt-elle d'ailleurs entièrement supprimée , la forme des caractères suffirait pour classer l'inscription au xu* siècle. (Voir, sous les n*** VIII et IX, des inscript, du xni* siècle contenant le titre Baber.)
Il suffit d'indiquer ici, une fois pour toutes, que le caractère R. placé devant les noms 4'hommcs doit être prononcé Ribbiei répond à l'expression moderne monsieur.
P113p HMD riNT C'est la stèle sépulcrale
'nn3 13DV mo ^^ Hame Jocabed, fille de R.
^31 rC?K pLnS^] Ishac, femme de R.
mOD:C? m[Ty] Kz»*», qui partit
K'D nie? py ][}b] pour le jardin d'Éden l'an 41
n'3'i'r 0156] du comput. Son âme soit dans le faisceau des vivants.
A. M. 4941 = 1181. — Musée des Thermes. — Carmoly, u» 3. — Lazxatto, n» 5. — Catal. n* 1928. — Guilh. n» 4.
M. Phil. Luzzatto, qui, le premier, a expliqué cette inscription, a cru qu'elle pouvait être classée à Tan 5041 = 1281, et que, par conséquent, elle appartenait à la même époque que Fépitaphe du rabbin Schélomô b. Jehuda, qu'on trouvera plus loin sous le n** XVIII. Mais, à ce système, il manque ce qu'on pourrait appeler le consentement paléographique, car le rapprochement indiqué par M. Luzzatto fournit précisément l'argument le plus décisif contre Tattribution de l'épilaphe de Jocabed à l'an 1281. Le chiffre supprimé par le rédacteur de l'inscription n'est point 5000, mais 4900. Reportée parmi les monuments du xu® siècle, la stèle de Jocabed se trouve dans sa véritable famille graphique.
3SD riNT C'est la stèle
iKI mi3p sépulcrale de R.,
QT»3D ra fill® ^6 Ma[r'kiram
3P Qu'elle repose dans la gloire.
xu« siècle. — Musée dos Thermei>.
Les deux derniers caractères sont Tabréviation de nnrruo nisa. Le caractère de Finscription est très antique. L'angle supérieur de la pierre est brisé, et le nom de la défunte demeure incomplet; le trait vertical qui suit In est allongé comme serait un noun final, ce qui parait exclure nniNi {Gen., xxn, 24). .
Dans le nom du père, le second caractère est altéré par un accident, mais parait être un 3. Le graveur a pu oublier un S. du nom de DTsSa (I Parai., in, 18), ou se laisser diriger par le souvenir du nom beaucoup plus connu de T3Q, fils de Manassé (G^n., l, 23).
i-nûD:c; pis'»
Dv py pb
A. M. 4996 = 9 déc. 1233.
Dame Joaia, filie de R.
Ishac, qui partit pour le jardin d'Éden, le jour de la parascha [!*"'] Vayigasch, de l'an [4]996.
Musée municipal de Tliâtel Carnavalet.
Dans cette épitaphe, probablement gravée d'avance, le lapicide avait laissé, pour insérer le nom c(e la défunte, un espace insuffisant, et ce nom a été ajouté en petits caractères. Après le mot DV, jour, autre espace réservé qui est resté lisse ; le chiffre indiquant la date du décès, qui devrait être écrit en cet endroit, se trouve transporté après le mot parascha (section).
Les stèles n**" V et XXVI'proviennent de fouilles exécutées par l'administration de la Ville de Paris.
• •miap tn]3 inoN
• ••prp Ds^
C'est la stèle sépulcrale d'Eslher, fille
de R. Joseph y qui partit
le 6« jour (vendredi) de la parascha...
l'an 900
[Son âme soit dans le faisceau des vivants].
A. M. 49** = 12**. — Musée des Thermes. — Luzzatlo, n» 7. —
Catal. n" 1930, — Guilh. n" 6.
M. Luzzatto a discuté la date de cette stèle. Il a reconnu qu'elle est incomplète; mais, ne sachant quels chiffres ont pu exister après le nombre 900 (plus distinct sur la pierre qu'il ne Ta cru), il laisse flotter la date du décès entre 4900 et 4999 (i 140-1239). Cependant la forme dos caractères et Taspect général du monument ne conviennent pas au xn" siècle. Et il faut admettre que les chiffres détruits atteignaient la dernière limite, ou du moins s'en approchaient considérablement; ce qui conduit au second quart du xiu° siècle. Le fragment de caractère qui subsiste à la septième ligne appartient au n de la formule no»>n.
^3T map ri3SD PîCÎ c'est lu stèle sépulcrale de H.
»1DV 'l'pn ]3 ^NIDtî? Schémouel, lils du saint R. Joseph.
^ D^nnn anj It^X ^^i conduisit les écoles I pendant I
rli1DK3 D^3T D^D^ ^^s jours nombreux, avec fidélité,
DV py pV "IÎODjC ^"i partit pour le jardin d'Kden, le Séjour (jeudi)
^^'« p73 rt?"lBî1 ^6 la parascha Balak [l'an]
^[Tl"^[>] ^ 0" ^ i^'" cornput). Que sa mémoire soit bénie.
A. M. 3007 = '2Q juin 1247. - Mus. miva. de riiùt.-'l Carnavalet
(donné par M. J. Charvet).
La partie inférieure de celle stèle a été cassée en biais. A la lin de la sixième ligne, on distingue le haut des caractères du mot n:c (année).
L'épithète cnpn (le saint) qui précède le nom de R. Josepli indiquerait que cet Israélite était considéré comme martyr. Quelquefois ciîlte idée est exprimée plus explicitement par Tépithète y>x^:r\ (celui qui a été mis à mort), ainsi qu'on le voit dans les épitaphes de Sagira, fille du martyr Schémouel (905) et du martyr Ishac, fils de Schémouel le martyr, à Worms (1176) (1), publiées par M. Lévysohn, et dans celle de Jacob, fils du martyr David, que M. Ad. Neubauer a copiée dans la cathédrale de Bàle (1330) (2).
(1) Sechzig Epitaphien, p. Il, n" 1 et p. 90, u» 56.
(2) Rapport sur une mission dans Vest de la France ^ 1874, p. 19.
ili INSCKIPTIONS DK LA FKANCE,
map riDSD] [C'est la] stèle sépulcrale
113nn p rninW de Jéhuda, fils du Haber R.
"IOSjC^ ^ibn nC?D Mosché Hal-lévi, qui partit
C^Dn Ï)}V ïiy Î3^ P^**'' le jardin d'Éden, l'an cinq
A. M. 3009 = liîW. — Musée des Thermes.
Haber {soctus^ sodalis, consors), que nous avons déjà vu figurer dans l'épitaphe de Schlélomô b. Jehuda (n© II), est un titre attribué à toute personne mariée d^une conduite religieuse ; appliqué à un homme non marié, Haber signifie « érudit. »
Ce même titre parait dans le fragment que nous plaçons ci> après, et qui provient de Tépitaphe d'une femme. M. Levysohn, en publiant une inscription de 1275, s'étonnait d'y rencontrer déjà le titre Haber (1).
nnSDntKT] C'est la stèle
lannnùl ^lle du Haber
Mus. des Thermes. — xut^ siècle.
r^.£û TKT C'est la stèle
mD miap sépulcrale de dame
in 1)2 ntCm^B Floria, fille du docte
mOBaïT |D^in 1 R. Beniamin, qui partit
3 UV py p^ pour le jardin d'Éden, le 2'-* jour (lundi)
71212 nC^ID de la parascha Béraka,
U3?nnK nW l'an onze
n OIdV i^ (3" jour) du comput.
ns^n Son âme soit dans le faisceau des vivants.
A. M. 5011 =9 septombiv 1250. — Mus. des Theriues.
Floria, que nous retrouverons au n® 17, est un de ces noms européens que les Juifs transcrivaient avec la terminaison hk.
(1) Loc. laud.y p. 80.
KECUEILLIES ET PUBLIÉES PAH M. F. DE GLILHEHMY. H
Dans le cimetière de Warms, M. Levysohn a relevé l'épitaph de nHKr.H ma (Urania), dalée de 127S.
Nî DT» py p^
C'est la stèle sépulcrale
de R. Jacob, fils du docte [H. i
Hayyim, qui partit
pour le jardin d'Éden, le 1" jour (dimanche)
de la parascha Hëmor,
l'an treize
du comput.
A. M. 5013 = n avril 12o3. - Mus. d.js Thermes.
E^niD mi3p «lov T nn me;
n or py pV
C'est la stèle
sépulcrale de dame
Sarah, fille de R. Joseph
le Cohen, qui partit
pour le jardin d'Éden, le 5*juur (jeudi)
de la parascha Haye Sarah,
en l'année 16^ du comput.
A. M. 3016 = 9 uovembru i'2ob. — Mus. des Thermes.
On a déjà vu dans Tépitaphe du professeur Schémouel b. Joseph (n° VII), à la fin de la troisième ligne, un ^ qui sert de réclame au mot O'^ni de la ligne suivante. Ici, la seconde ligne est terminée par un vj qui forme encore la réclame du nom de Sarah.
rue; 3py n3:n
xni •
C*est la stèle sépulcrale de Françoïsa, fille de R. Éléazar.
qui partit
I^parascha] Ekeb, Tan
21 du comput
Son âme soit dans le faisceau des vivants.
A. M. 5021 =: juyiet 1261. -^ Mus. des Thermes.
Franço'isa élait peut-être née a Paris d'un père étranger qui
ne INSCRIPTIONS DE LA FRANCK,
avait voulu lui imposer un nom rappelant une nationalité nouvelle dans sa famille. U serait difficile de croire que R. Éléazar eut choisi ce nom par zèle pour le fondateur des frères mineurs (François d'Assise, mort le 4 octobre 1226). Ce n'était pas, non plus, par imitation des usages parisiens; car, au xnio siècle, on ne voit point, chez nous, de femmes portant le nom de Françoise, qui devint si commun au xv* ei au xvi* siècle (1).
c< François [d'Assise], dit la Légende dorée y fut premièrement dit Jehan : mais^ après, son nom fut mué et fut appelle François, duquel nom la cause de la mutation fut multipliable. Premièrement pour la raison de la merveilleuse parolle, car on scet qu'il récent de Dieu par miracles la parolle françoiso... Quartement par raison du grant courage de cueur, car les François son dict de cruauUé et ont en eulx grant courage (2). >*
Sans attacher plus d'importance qu'il ne convient à cette étymologie du xui** siècle, on peut supposer qu'elle eût été accueillie par R. Éléazar à l'époque de la naissance de su
fille. Quant à l'orthographe de Franço'isa, avec un vav et deux iodj elle pourra servir de renseignement sur la prononciation du mot français qu'elle imite, au même titre que les gloses recherchées avec tant de persévérance par M. Ars. Darmesteter, dans les manuscrits hébreux du célèbre Raschi de Troyes (3).
• rh^2 t ^^ 1^ parascha Beschalach *?î ÛIdS *îS D2V ^^^ -^ ^lu compul; sa mémoire soil bénie.
A. M. a024 = 1264. — Mus. des Thermes
(1) Uq des plus anciens exemples du uom masculin se trouve dans uu compte du temps de saint Louis {Itinera, dona et hernesia^ 1239) : Francoies pro roba l. s. {Histor, de France, t. XXU, p. 592, G).
(2) La légende dorée [de Jacques dé Varaggio f en 1298] translatée de latin en français, par frère Jean du Vignay (xi?« siècle), à Paris, par Jehan Real, lo57, fol. CLXXVii, L'interprétation du nom sainct François.
(3) Rapport sur une mission en AngL, dans les Archiv. des miss, scient., 2c sér., t. VU, 1871, p. 87.
RECURfLLIKS ET PUBMÉES PAR M. F. DE fiUIl.HERMY. 117
sn
]:hn • ■ • Klle partit pour le jardin [d'Édenl i^nK •• •• le 1" [jour] (dimanche) Haïe Sara B")D^ r 6 du coraput
A. M. 502G = !" novembre 1265. — Mup. des Thennc?.
Dans le chiffre de la quatrième ligne, le Irait horizonlal qui subsiste avant le 7 (6), ne peut guère appartenir qu'à un 3 (20), étant donné le style de l'écriture qui nous oblige à ne pas sorlir du xm* siècle. Si Ton supposait que le trait horizontal ost la trace d'un i (200), l'inscription devrait être reportée à Tan 5206 = 1446, date inconciliable avec les conditions du monument.
[n]3XD nXî ^^'est la stèle
■•'VH no de dame I[sabel] ?
m n3 fille de R
lmûS]:t^ jnsn le Cohen, qui partit
UV py Éden, le. . .jour