LA MÈRE DE BOCCACE
( Extrait du BtUietin de la Société de PBUtoire de Paris et de nie-de- France,
2« aDDée, 1875, pp. 81-82.)
Au mois de décembre prochain, la ville de Cerlaldo, en Toscane, célébrera le cinquième centenaire de la mort de Jean Boccace. La ville de Paris aurait pu, en 1813, célébrer le cinquième c"èntenaire de la naissance de cet illustre écrivain, français par la naissance et français par l'esprit.
c< Quoique Boccace, dit Gingucné dans son Histoire de la littérature italienne^ joignît, toute sa. vie, à son nom les mots da Certaldo, il n^était point ne dans ce thâteau; il voulut seulement désigner le lieu (jui avait été le berceau de sa famille. Boccaccio di Chellino (c'est-à-dire fils de Michel), appelé à Paris par les affaires de son commerce, y avait eu, dans sa jeunesse, une liaison d'amour dont Jean Boccace fut le fruit. Né à Paris, il fut conduit encore enfant à Florence par son père et y reçut sa première éducation sous un grammairien habile nommé Giovanni da Strada. »
Boccace était donc enfant naturel; aussi lorsqu'il prit fantaisie d'entrer dans les ordres, eut-il besoin d'une dispense que le pape lui accorda. — Voilà sans doute pourquoi il ne nous a pas parlé de sa mère. Mais c'est par lui-même que nous apprenons que son père était à Paris le 11 mars 1313 (ancien style), jour du supplice de Jacques do Molai.
Dans son curieux livre intitulé : De casibus illustrium virorum^ il s'exprime ainsi : « Et Jacobus cum fratre Delphini,