AU XV' SIÈCLE
lExlrait du Journal d«tSava»li,imi, pp. ti2a-62».)
Parmi quelque» objets anciens dout M. Jules Charvet a fail acquisilion se trouve un anneau d'or de forme cylindrique, couvert d'une longue inscription qui n'avait pas été déchiffrée, La finesse dn caractère était, je le pense, le principal obstacle qui s'opposât à la lecture de ce texte, dont l'étendue est tout à fait inusitée. A l'aide d'une loupe, nous avons fait une copie doublée de l'iuscription et des figuies qDiJl'accompagneiil,
f Jim «tiftîf
lesquelleit sont répaiiies tant a l'extérieur qu'à I l'anneau.
Or cette inscription forme les six vers que voici :
^ Une famé nominative a fait de moi son datiff par la parole génitive, en dépit de l'accusatiff, Hh Si s'amour est infinitive, ge reil estre son relaliff.
Les mots sont séparés par des fleurs de myosotis (fleurs de ne m'oubliez mye) (1), des pensées et des roses. A rintérieur on voit une femme coiffée d'un large chaperon, tenant de la main droite un grand bouquet de fleurs, et, de la gauche, la chaîne qui retient captif un écureuil.
Le symbolique de cette représentation n'est pas difficile à trouver. L'écureuil est de tous les (Quadrupèdes le plus légeri le plus mouvant, le plus instable. La femme qui l'enchaiiie a fait de lui son datiff. Le style des figures , la forme des caractères, l'orthographe des mots, appartiennent de la manière la plus évidente, au xv* siècle, et d'ailleurs, en lisant les six vers gravés sur la bague, on se rappelle immédiatement un rondel de Charles d'Orléans, qu'il est d'autant plus difficile d'oublier que cette pièce, par son tour un peu trop libre, tranche sur le fond, en général fort délicat, de l'œuvre de notre charmant poète (2). Voici ce rondel :
Orléans a Maistrs Estibnnb Le Goût.
Maistre Estienne le Goût nominatif,
Nouvellement, par manière optative,
Si a voulu faire copulative ;
Mais failli a en son cas génitif.
Il avait mis six ducatz en datiff
Pour mieux avoir s'amie vocative,
Quant rencontré a un accusatif
Qui sa robbe lui a fait ablative;
De fenestre assez superlative
 fait ung sault portant coups en passif.
(1) Tout brodé à fleurs de ne m'oubliez mye, » Jean de Saintré, éd. de J. M. Guichard, 1842, p. 83. « A fleurs de pensées, » p. 84. « Â Jehan Lessayeur pour une trousseure et jarretières d'or pour Madame la Duchesse [d'OrléansJ esmaillées à larmes et à pensées. » (Arch. nat.)
(2) Poésies de Charles dOrléans, édition de J* M. Guichard, 1842, p. 269. — Œuvres complètes de Charles d^Crléans, éd. de Ch. d'Héricault, 1874, p. IM.
[UN JOYAU LITTÉRAIRE AU XV Si;ÈCLE. 275
Le jour où Charles d'Orléans écrivit ce petit morceau burlesque, il était assurément en gaieté. Il paraît avoir eu l'intention de faire, autant que son éducation le lui permettait, allusion à la science de maistre Estienne. Celui-ci ne nia point la mésaventure racontée par le duc. On trouve dans un manuscrit de la Bibliothèque nationale (fonds Lavallière, w* 193, feuillet 74 r^) une réponse sur le même ton, mais assez gauchement composée :
Hespo.vce de Maisthe Estienne Le Goût.
Monseigneur très supellatîT,
Pour répondre au narratif,
De votre briefve expositivci
Elle fut premier vocalive.
Par le moyen du génitif; {
Les six ducatz sont nombratif.
Mais, quant au fait du possessif, '
La chose est ung peu neutrative,
Et, quant au dangier du passif,
J'ay saufconduit prérogatif,
Par quoy mectray paine soubtive •
D*accorder sus la négative
L*adjectif et le substantif (1).
Maistre Estienne, sur qui les divers éditeurs des poésies de Charles d'Orléans ne nous ont fourni aucun renseignement, devait être un homme de loi; son style sent la pratique. Aux plaisanteries grammaticales du prince il répond : « Et quant au dangier du passif, j'ai saufconduit prérogatif, » prenant le mot passif dans le sens commercial, et montrant qu'il est bien au courant de la procédure en matière de faillite.
Quoi qu'il en soit, ce n'est pas à lui que nous serions tenté d'attribuer la paternité des vers fort bien toui*nés qui ont été gravés sur l'anneau d'or. S'ils ne sont pas de Charles d'Or^ léans lui-même, ils ont été composés par un do ses émules les plus habiles* Dans tous les cas, ils méritent qu'on les sauve de la destruction à laquelle est exposé, sinon expressément voué, tout objet d'or.
(1) Poésies de Charles d'Orléans. Éd. Guichard, p. 269; — éd. Cli. dHéricault, Pi 102.
•276 UiN JOYAU LITTÉRAIRE AU XV« SIÈCLE.
La plaisanterie gi'ammalicale dont nous venons de voir quelques exemples se rattache par un certain côté à la poésie macaronique, fort prisée par la haute société Au xv« siècle, et que Charles d'Orléans cultivait avec succès. Le père de Louis XII caractérise assez bien ce genre singulier, né do désir fort honorable sans doute de montrer quelque érudition, lorsqu'il dit à la fin d*une de ses ballades :
Prince miscui en potaige latinum et François langaige (<).
L'introduction de Tapparoil grammatical, sous forme plaisante, dans la poésie, est bien antérieure au xv* siècle. Nous trouvons les mêmes facétieâ dans un assez grand nombre de vers latins composés par les clercs badins des siècles précédents. Dans V Apocalypse du faux Golias, il est dit au sujet de l'archidiacre :
Decano praocipit quod si presbyteri Genitivos sciât dativos feri.
Accusons faciat vocalum corUeri* Ablatis fructibus de porta inferi (2) ;
et, dès le même temps, la poésie française empruntait ces jeux d'esprit à la poésie latine. Ainsi, dans la partie du Roman de la Rose qu'on attribue à Jean de Meun, nous remarquons ce passage :
Il n'a futur ne prêter) t^ Car qui bien la vérité sent, Tuit li trois tens i sunt présent, Liquex présent le jor compassé :
Mes ce n'est pas présent qui passe En partie por défenir, Ne dont soit partie à venir.
N'onc prétérit présent n'i fu, Et si vous redi que li futurs n'i aura jamès présence, Tant est d'estable permanence (3).
(1) Poésies de Charles d'Orléans, éd. Guichard, p. 166.
(2) Notices et extraits des man., t. XXIX, 2«part., p. 263, article de M. Hauréau.
(3) Roman de la Rose^ éd. Fr. Michel, 1864, t. !I, vers 20948-20958. Jean de .MeuDg peut être ici rapproché sinon d'Euripide, Orestes, \, 163-165 :
IIAEKTPA. yASixo; «ôixat t6t* «p'eXaxsv, j>.2xev, àno^ovov x. -. >..,
La chevalerie du xiv» siècle avait un peu trop négligé les études classiques. Mais l'exemple de Charles V porta coup, et ses neveux tenaient à se montrer experts en belles-lettres. C'est un fait généralement reconnu par ceux qui se sont occupés dé l'histoire morale de ces temps.
Non seulement alors on lisait le /)om7/, àTexemple des clercs ; mais, dans les traités composés pour l'usage des princes, comme VArchiloge SophiâB, dédié à Louis d'Orléans par le moine augustin Jacques Legrant, on trouvait des chapitres consacrés à la grammaire (1).
Deux siècles plus tard, les facéties grammaticales de Charles d'Orléans avaient un pendant au V* livre de Pantagruel (ch. 1). DansTIsle sonnante, il fallait a quatre jours conséquens jeusner parce que lors estoyt le jeusne des quatre temps. — En mon Donat, dist frère Jean, je ne trouve que troys temps, prétérit, présent et futur; icy le quatriesme doibt cstre pour le vin du Varlet. — Il est, dit Épistémon, aorist, yssu du prétérit très imparfaict des Grecz et des Latins. »
Rabelais savait parler tous les langages professionnels; celui des chicquanous comme celui des docteurs. Mais les écrivains plus anciens n'avaient pas la même souplesse de mémoire ou ne voulaient pas recourir aux artifices lexicographiques si curieusement employés par le philosophe de Chinon. Ainsi, par exemple, Geoffrey Chaucer, qui, suivant une opinion assez généralement répandue, avait étudié le droit, et qui, dans tous les cas, était un fonctionnaire et un homme d'affaires, lorsqu'il met en scène, dans ses Canterbw*y taies, le M sergeant of lawo » racontant les aventures de la princesse Constance, accusée de meurtre, n'emploie aucun terme juridique. On ne peut remarquer dans son récit qu^une allusion aux Circonstances de la rhétorique ; lorsque Alla, roi de Nor-
du moins d'Horace en son célèbre passage {Carm„ lib. I. od. ii, ad Auguit., V. 19-20:
.. Jote non probante^ Ctorius amnis.
(1) Paulin Paris, Man, français de la Bibl., t. I, p. 21;i; voir t. I, p. 283; au no 6808 se trouve la dédicace au dur d'Orléans.
thumberland, fait une enquête au sujet du meurtre de la reine
Hermyngyldes :
To king Alla was told al this meschaunce
And eek the tyme, and wher, and in what wyse (1),
traduction abrégée du vers :
QuiSf quid, tibi^ quitus auxiliis, cur, quomodoj quando.
Arrivons à des temps modernes.
Vers le milieu du xvn* siècle, un gentilhomme polygraphe, qui voyagea avec l'espoir de retrouver les secrets d'Hermès Trismégiste, et qui nous a laissé des choses assez étranges, Balthasar de Monconys, avait écrit « à une dame qui ne se vouloii pas marier : )>
Je fais serment affirmatif Antécédent, impératif.
De mon très humble relatif Que je veux de TindicaUf Être jusqu'à l'infinitif Perpétuel mémoratif De ce bienfait superlatif.
Doncque, puisqu'amour effectif Qui, partout rare en positif, N'aura point de comparatif, M'a fait être déclaratif Par un discours exhortatif.
Fait au genre démonstratif.
N'ayez point l'esprit sf rétif.
Que de répondre un négatif A moi qui suis contemplatif De ce vôtre objet perfectif, Et sempiternel optatif.
Ha! par ce soupir vocatif, Ne donnez point contre un chétif.
D'un cœur rude et rébarbatif, Un jugement définitif; Permettez que le verbe actif Régisse votre accusatif.
Je veux qu'avant Tan eflTectif, Vous ayez un diminutif.
Et je serai nominatif De votre joli génitif (2).
(1) Cant, taies, éd. Thomas Wright. Londros, 1847, in-t2, 1. 1, p. 225, v. 5D30.
(2) Les voyages de M. de Mnticon^s en Espagne, etr. Paris, Pierre de Ijaulne,
UN JOYAU LITTÉRAIRE AU XV« SIÈCLE. 27ft
Vingt-huit vers, et quels vers! dans lo genre illustré par maistre Estienne Le Goût, c'est beaucoup. Cependant, avant 1672 (Monconys était mort à Lyon en 1665), ils ont peut-être été répétés devant Molière. Or celui-ci n'avait guère l'habitude de laisser échapper un trait ridicule. Il eût abandonné sans doute pour ce qu'il valait le badinage, d*ailleurs concis [briefve expositive) de Charles d'Orléans; la requête traînante de Monconys avait droit à ses suffrages.
n suffisait d'une compendieuse allusion pour être compris. La plaisanterie ne serait que plus écoutée et mieux retenue :
Bélise.
La grammaire, du verbe et du nominatif. Comme de Tadjectif avec le substantif, Nous enseigne les loix... (1).
Molière n'a point dérobé une forme comique à un poète ingénieux et spirituel; il aura voulu railler un de ses contemporains appartenant à cette école où l'on compose les sonnets à la princesse Uranie. Monconys, fils du lieutenant criminel de Lyon, n'était pas le premier venu, et, dans sa ville, le grand comédien avait dû l'entendre crier : Voilà qui est beau! « devant que les chandelles soient allumées. »
On entrevoit dans nos petits documents la généalogie d'une idée exprimée dans les Femmes savantes. Nous pourrions dire, presque à point nommé, en quelle circonstance Tabus de la grammaire macaronique avait fait ressentir à Molière cette indignation qui fait le vers.
Je ne dois pas oublier de faire remarquer que la bague acquise par M. Charvet était émaillée aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur, ce qui indique une fabrication très soignée]; car la double opération nécessaire pour décorer de cette façon une pièce cylindrique d'un très petit diamètre et en quelque sorte tubulaire (18 millimètres à l'extérieur, 21 avec le chaton) réclamait une science qu'on a peine à égaler aujourd'hui. De
1695, in-12, IV« partie : Poénes, lettres, secrets et reneptes, p. 388. Cette édition est posthume, Fauteur étant mort & Lyon en 1665. (1) Femmes savantes, act. Il, se. vi (1672),
celte ornementation il ne subsiste plus, après les nettoyages subis par la bague, que de faibles traces. Les caractères entaillés à l'extérieur présentent encore certaines parcelles d'émail blanc.
Parmi les fleurs figurées à l'intérieur, on distingue, près de l'écureuil enchaîné, deux rameaux qui ont conservé leurs couleurs. Le chaton est circulaire et de petite dimension (7 millimètres) ; il n'y a donc pas lieu de croire qu'il ait contenu une pierre gravée. Une gemme précieuse (un rubis, une émeraude, un diamant) y était sertie; au xv" siècle, celles que nous citons figurent fréquemment dans l'inventaire des bijoux princiers ou dans les comptes de dépenses.
Au compte !•' d'Andrieu Damyen, argentier de M. D. S. (mon dit seigneur) le duc d'Orléans et de Milan... (!•' juillet 4455) :
« A Jehan Lessaieur, orfèvre de M. D. S. : pour un aneau (Tor, esmaillé à lermes, auquel est escript une chançon^ par lui fait, baillé et livré pour madame la Duchesse, pesant un gros d'or valant xxx s. t. {sols tournois), et pour la façon xm s, IX d. t. [deniers tournois). Et pour une pointe de dyaroant par lui vendue et assise on dit anneau lv s. t. {55 sols tournois) (1). »
Dans un inventaire du 5 décembre 1408 : « Ung annal d'or ou est le gros dyamant dont Ma Dame fu espousée.
« — Ung autre annel d'or ou est le ruby quarré dont Ma Dame fu espousée.
« — Ung autre petit annel plat esmaillé a V. V. S. ou est ung petit dyamant plat.
« — Ung saffir treffîn (2). »
Ordonuance de payement du 6 février 1450 : « Payer et délivrer à notre bien aimé varlet Jehan de Brucelles la somme de 31 escus d'or, pour une fleur de dyamant et un anneau d'or esmaillé de rouge clerc, que ja pieça prismes et achetasmes de lui ladite somme, et icelui donnasmes à la Dame de Couchy,
(1) Arch. nat., K. 211.
(2) Arch. nal., KK. 268, fol. H i- et 12 r<>.
en Bourgoingne, pour plusieurs plaisirs qu'elle nous avoît fait (1). »
On voit que la mode des bijoux éraaillés, des anneaux auxqtiek est escript une chançon était adoptée par le prince poète. La bague que nous avons retrouvée est-elle celle qui, ornée d'une pointe de dyamant, fut offerte à la duchesse Marie de Clèves? Non, car le compte du trésorier André Damyen nous a fait connaître le poids exact de ce bijou qui est d'un gros valant 30 sols tournois; bien entendu défalcation faite du poids de la pierre. Or Tanneau qui nous occupe, et dont le chaton offre une alvéole vide, pfese 7^,58 = 2 gros, 1 2/3 grain, c'est-à-dire plus du double de la pièce fournie par l'orfèvre Jehan Lessayeur. Mais si la constatation du poids par nous faite prouve que la dame à YÈcureuil n'est pas Marie de Clèves, elle ne démontre pas du tout que l'anneau qui la représente ne soit pas sorti de l'atelier de Jean Lessayeur pour être offert à quelque autre dame.
Les bijoux émaillés constituaient d'ailleurs un genre d'ornement fort recherché, qu'il n'était pas donné à tout le monde de s'attribuer. Dans les édits somptuaires, l'émail figure parmi les matières dout l'usage est interdit à certaines classes de la haute bourgeoisie. Au milieu même du xvi"* siècle, nous voyons dans une déclaration du roi (22 avril 1561) : « Défense aux femmes des présidens, maîtres des requêtes, conseillers de cours souveraines et du grand conseil, etc.» de porter dorures à la tête de telle sorte qu'elles soient, sinon la première année de leur mariage ; et seront les chaînes, carcans et brassolets qu'elles porteront sans aucun émail, à peine de deux cents livres parisis d'amende. » Cette clause est reproduite dans une déclaration du 4 février 1567. En 1883 (déclar. du 24 mars), le roi Henri III permet aux chevaliers, seigneurs, gentilshommes et personnes de qualité de porter chaisnes au col et boutons d'or, le tout sans émail. Permis aux dames, filles et demoiselles des reines et princesses, et aux femmes de ceux qui étaient du conseil de Sa Majesté et à
(1) Gollect. Laabespin.
leurs Glles, de porter perles, pierreries en or étnaillé et tton émaiilé. Les demoiselles, femmes de présidents, miUlrcs des requêtes, conseillers de cours souveraines et du Grand Conseil, etc. pourront porter... une ba^e ou des anneaux de pierreries en or émaiilé et rion émaiilé, et des chaisnes et bracolets, des marques d'or k leur patenostres et chapelets, le tout saits émail, etc. Les femmes à chapeau de drap ne pourront porter qu'une chaîne d'or au col, des patenostres, chapelets ou dixains, marqués de marques d'or non émaiilé... et des anneaux aux doigts de pierreries en or émaiilé ou non émaiilé {{).
Nous citons ces exemples uniquement pour faire voir l'importance qu'on attat^ait à Témail, soit qu'on en interdit, soit qu'on en autorisât l'usage (2). C'est un détail assez curieux qu'on peut ajouter à tous ceux qui ont été donnés sur l'émailleric, art dont l'histoire a été traitée avec tant de zèle depuis quelques années.
(!) pierre RebnFfl, Les Ordonnances des Royide France, Lyon, 1571, in-rolio, p. 112t; Ordonn. de Charles IX, ■ détendons & tous manao» et htbitang de nos Tilles l'asuge d'eimail en orfèvrerie, à peine de confiacatioD de la pièce esmail lée. ■
(2) Foaluioa, Ordonnance», ËdiUoa de ISll, p. 625, e36, 7S3. T3S, ISS, 7S9, 790, 792, eU., p. 993. >